‹ Géographie d'EdrisiChapitre 21 sur 72 · partie de l’Egypte supérieure, Asouan et Anfour el-Radini · texte numérisé non relu

partie de l’Egypte supérieure, Asouan et Anfour el-Radini

C’est à cette section qu’appartient le lieu où s’opère la séparation des deux branches du Nil ; c’est-à-dire T du Nil d’Égypte, qui traverse ce pays, en coulant du sud au nord; la plupart des villes de l’Egypte sont bâties sur •ses bords et dans les îles que forme ce fleuve; et 2“ de la branche qui coule à partir de l’est, et se dirige vers l’extrémité la plus reculée de l’occident ; c’esi sur cette branche du Nil que sont situées toutes ou du moins la maj^eure partie des villes du Soudan.

La source de ces deux branches du Nil est dans la montagne souhcks du ml de la Lune dont le commencement est à 16 degrés au delà ^

' KouchaUijS^, Ghalva et lalac , d’après le ms. B.

Ou de Komr, Voyez la Relation de l’Égypte d’Abd-Allatifj traduite par M. de Sacy, pag. 7.

Nous n ignorons pas que ce mot pourrait à la rigueur se traduire par en deçà, et nous désirerions, pour l’honneur de notre Géographe, que tel fût le sens résultant de son assertion. Mais les cartes jointes au ms. B. ne laissent aucun doute

Feuillet 8 verso de la ligne équinoxiale. Le Nil tire son origine de cette montagne par dix fontaines, dont cinq s’écoulent « et se rassemblent » dans un grand lac; les autres descendent également de la montagne vers un autre grand lac. De chacun de ces deux lacs sortent trois rivières qui finissent par se réunir et par s’écouler dans un trèsgrand lac près duquel est située une ville nommée TaiTi populeuse, et dont les environs sont fertiles en riz. Sur le bord de ce lac est une idol'e tenant les mains élevées vers la poitrine : on dit que c’est Masakh ( ou Masnab ), et qu’il fut ainsi transformé parce que c’était un méchant homme.

On trouve dans ce lac un poisson dont la tête, ayant un bec, ressemble à celle d’un oiseau; il y a aussi d’autres animaux dangereux. Ce lac est situé au-dessus, mais très-près’ de la ligne équinoxiale. Dans sa partie inférieure, là où se rassemblent les rivières, est une montagne « transversale » qui sépare en deux la majeure partie du lac, et qui s’étend ensuite vers le nordouest. 11 sort de cette montagne un bras du Nil qui coule du côté de l’ouest, et c’est là le Nil du pays des Noirs, sur les bords duquel s’élèvent la plupart des villes de ce pays. Du revers oriental de la montagne sort l’autre bras. Celui-ci coule vers le nord, traverse la nubie et l’Çgypte et se divise, dans l’Egypte inférieure, en quatre branches dont trois se jettent dans la mer Méditerranée, et la quatrième dans le làc salé qui se termine auprès, c’est-à-dire à six milles d’Alexandrie. Ce dernier lac p’est point contigu à la mer, mais il est formé par l’inondation du Nil ; il est à peu de distance du rivage; nous en parlerons en son lieu, s’il plaît à Dieu. Au-dessous de la montagne de la Lime, c’est-à-dire dans l’espace compris entre les dix sources et les lacs, le Nil coule vers le nord, jusqu’au point où il se décharge dans le grand

sur la position qu’il assigne aux montagnes delà Lune et aux sources du Nil; position conforme aux idées de Ptolémée , qui paraissent avoir été adoptées avec des modifications plus ou moins grandes par les géographes arabes.

lac, sur une étendue de dix journées de marche h Dans le pays Feuillet 9 recto, qui vient d’être décrit, il existe trois montagnes, dont la direction est de l’est à l’ouest. La première, qui touche au mont de la Lune, fut appelée par les prêtres de l’Egypte le Temple des images. La seconde, qui touche à la même montagne, du côté du nord, à reçu le nom de Mont d’or, parce qu’il s’y trouve des mines de ce métal. La troisième, voisine de la seconde, s’appelle, ainsi que le pays où elle est située, la Terre des serpents. Les habitants du pays rapportent qu’on y voit des serpents qui tuent par leur seul aspect. H y a aussi des scorpions, gros comme ‘des moineaux, de couleur noire, et dont la morsure est mortelle. « Ceci est rapporté par l’auteur du livre des Mer- « veilles. Kedamet, auteur du livre intitulé le Trésor, dit que le « cours du Nil, depuis sa source jusqu’à son embouchure dans « la Méditerranée, est de 5634 milles. La largeur de ce fleuve « dans la Nubie est d’un mille, d’après ce que rapporte encore « l’auteur du livre des Merveilles; cette largeur, vis-à-vis du « Caire, est de 3 milles. Dans les petits lacs, et au-dessous dans « le Nil, on trouve des crocodiles. On y trouve aussi un poisson « nommé le porc, el-khanzir dont le museau est plus

« grand que celui du buffle ; il sort vers les lieux voisins du « Nil, se nourrit des végétaux qui y croissent, et retourne au « fleuve. On trouve aussi dans le Nil : i° un poisson rond à Püis.s(m du ml « queue rouge, nommé el-lach ; il est très-^charnu , bon « à manger, mais rare. 2° El-aharmis poisson blanc à

« queue rouge : on l’appelle le roi des poissons; il èst très-bon « à manger, frais ou salé; il est de la longueur d’un palme « et large de moitié. 3" El-raï , grand poisson de couleur

‘ La version latine ajoute : et latitude, quæ inter duos parvos lacus intercipitur ah oriente in occidentem, est vi stationum.

’ Intenalle*^ compris entre l’extrémité du pouce et celle de l’index, lorsque la main est étendue.

Feuillet 9 recto. « rouge. Il y en a de grands et de petits : les grands pèsent « enriron 3 livres. Il est bon à manger, à peu près à l’égal de « l’abarmis. 4" El-bouny cp-dl , grand poisson d’un goût très- « délicat; on en trouve du poids de 3 à lo livres, plus ou « moins L 5" El-ialty JaÀj , poisson rond de l’espèce du ia’far « qu’on trouve dans le lac de Tibériade; il a peu d’arêtes

« el est bon à manger ; on en trouve du poids de 5 livres. « b" El-loutis , poisson qu’on nomme el-farali en

« Egypte ^ bon à manger, du poids de loo livres, plus ou « moins ; rare. 7° El-lebis * , poisson très-bon à manger,

« d’un goût agréable, et ne conservant pas, lorsqu’il est cuit, « l’odeur du poisson. On l’emploie dans la cuisine de la même « manière que toute espèce de viande. Sa chair est ferme. Il y « en a de grands et de petits. Il est du poids de 1 o livres ; il « a des écailles. On trouve ( dans le Nil ) des poissons qui n’en « ont pas. 8° El-samous ; c’est un poisson dont la tête

‘ « est grosse ; il est très-grand , et atteint quelquefois le poids

« d’un cantar, plus ou moins; on vend sa chair coupée par mor- « ceaux. 9° El-nikariat poisson long, à museau alongé

« comme le bec d’un oiseau. 1 0° Ommou abid ® ( mère

« des esclaves) , poisson semblable au précédent et sans écailles. « 11° El-djelbira , poisson sans* écailles, du poids d’une

« livre plus ou moins; venimeux. 12" Eschal poisson

« qui porte sur son dos une arête dont la piqûre est prompte- « ment mortelle. 1 3° El-ebklis , poisson qui ressemble

' C^frinus binny ou benny ( Geoffr.-St.-Hü.) ? — ^ Le ms. B. porte Balty et Afar

’ C’est le Latus de Strabon , et le Perça nilotica Linn. ; Perça latus (Geoffr.-St.-Hil.) . Note communiquée , ainsi que la plupart des suivantes , par M. Geoffr.- St. -Hilaire. ‘ Cvprinus niloticus. — ^ Mormyrus oxyrynchus.

' Espèce du genre mormyre.

~ Ces poissons sont des Pimelodes ( Geolïroy-Saint-Hilaire ) .

« à un serpent, et cjui est venimeux. lA" El-djeri ou djevi « ou poisson dont le dos est noir, ayant des moustaches,

« la tête grosse et la queue mince. 1 5” El-ra’ada ^ oiUÿJ! , pois- « son rond à écailles rudes, venimeux à un tel point que, si « une personne le touche, la main de cette personne reçoit « une vive secousse, et quelle est obligée de lâcher prise. Il « conserve cette propriété { fâcheuse) tant qu’il est vivant, i 6° El- « cafouré ou ghafouré ou ojjj'jdl , poisson rond qui a

« une* peau rude et hérissée dont les femmes* se servent pour « carder le lin. i 7" Kelah el-ma ^ ( les chiens aquatiques);

« il a l’apparence d’un chien de couleurs variées. 1 8" Faras el- « ma* m OV-» (le cheval aquatique); il ressemble au cheval sous « le rapport-du caractère, qu’il a très-doux. Ses pattes sont comme « celles de l’oie; il les contracte quand il veut s’élever, et les « ouvre quand il veut descendre ; il porte une longue queue. « 19“ El-sakankour ^ : c’est une espèce de crocodile. Il

« diffère des poissons en ce qu’il a des pieds et des mains, et n du crocodile en ce qu’il 'porte une queue mince et arrondie, « tandis que celle du crocodile est aiguë et renflée. Sa graisse est « comptée parmi les remèdes aphrodisiaques, ainsi que le sel « qu’on emploie pour la conserver. Le sakankour ne se trouve « nulle part ailleurs que dans le Nil, depuis (ou jusqu’à Syène). « 20” Le crocodile El-temsah qui n’existe non plus dans

« aucun fleuve ni dans aucune mer autres que le Nil d’Egypte. « Il a la tête allongée de telle sorte, que la longueur de cette « tête est à peu près égale à celle de l’autre moitié de son corps ; « sa queue est également allongée. Il a des dents au moyen des- « quelles il saisit l’homme et les animaux, mais seulement lors- « qu’il est dans l’eau. Il est amphibie ; il descend à terre durant

Feuillet 9 verso.

‘ Malapterurus electricus ( Geoffroy-Saint-Hilaire).

“ Telrodon lineatus ouFaliaka (Geoffroy-Saint-Hilaire).

‘ Characinus dentex. — * Espèce de Syngnathus. — ‘ Lacerta monitor.

PRExMIER CLIMAT.

Feuillet 9 verso « le jouF, et maFclie durant la nuit avec ses pieds et ses mains.

« Il a besoin de vivre à terre, mais son plus grand besoin est « l’eau. Dieu lui a suscité un ennemi puissant dans un petit « animal, du nombre des animaux du Nil, appelé el-fechk « ( ou el-mechk ) , qui l’examine et l’observe au mo-

« ment où il ouvre la gueule ; alors il s’y introduit, pénètre dans « ses entrailles, lui dévore le foie ainsi que les intestins, et le « fait périr.

« Il'existe un poisson remontant de la mer salée dans Id Nil;

« on l’appelle el-boury ^ ; il est d’une jolie couleur, bon

« à manger à l’égal du raï, et il pèse de 2 à 3 livres. Il en est « un autre, venant également de la mer au Nil, et qu’on appelle « el-schabel ^ J^UJi ; il est long d’une coudée, et même davan- « tage ; il est bon à manger et très-huileux. Enfin un troisième , « remontant aussi le fleuve, et nommé es-chanbout « c’est une variété de Talose , si ce n’est qu’il est plus petit. Il « est de la longueur du cliibir Au reste, plusieurs autres

« espèces de poissons pénètrent de la mer dans le fleuve. On « prend encore dans le Nil inférieur, entre Rosette et Fouah « oy , une espèce de poisson appelée sarf Ojr>o Il fraie à l’em- « bouchure du fleuve , c’est-à-dire au point où s’opère le mélange « de l’eau douce avec l’eau salée. Ce poisson s’appelle aussi del- <i Jinos ; c’est une petite espèce. 11 porte sous le ventre une ex- « croissance marquée d’une tache noire : c’est là sa tête. Les « habitants de Rosette le salent et en expédient une quantité « considérable dans toutes les provinces de l’Egypte. Nous donne- « rons plus loin, s’il plaît à Dieu, des détails plus circonstanciés « sur le Nil et sur les choses curieuses qui caractérisent ce fleuve. »

Quant à la Nubie, dont nous avons déjà parlé, on compte au

* Mugicephalus — ’ Espèce d’alose. — ‘ Le manuscrit porte LyUiJi •

* Eispèce voisine de la Scirdine. — * Sparus sarba (espèce de sargue).

nombre de ses villes Kousa l’intérieure , distante de 6 Feuillet lo

journées de Nouabié Cette ville, peu éloignée du Nil,

est située en deçà de la ligne équinoxiale. « Elle n’est ni très- kousa

« peuplée ni très-comjmerçante ; son territoire est aride et brûlant.

« On y boit de l’eau de puits, quoique le Nil traverse la contrée.

« Elle obéit à un roi de Nubie, dont le nom est Kiamil « nom qui passe en héritage à tous les rois de Nubie, dont la « capitale est Dongola AkAj*. Cette ville est' située à l’occident '

« du Nil, sur le bord du fleuve, dont les habitants boivent les « eaux. Ils sont noirs, mais les plus beaux d’entre les noirs, dongol/ « tant sous le rapport de la ligure que sous celui des formes du « corps. Ils se nourrissent d’orge et de dborra ; les dattes leur « sont apportées du voisinage ; ils font usage d’une boisson ex- « traite du dborra, et de viande de chameau fraîche ou séchée « au soleil et pilée, et qu’ils font cuire avec du lait de chamelle.

« Le poisson est très-abondant chez eux. Il y a dans ce pays des « girafes, des éléphants ^ et des chevaux. »

Au nombre des villes de la Nubie est celle de Gbalwa guai.wa

située sur le bord du Nil, au-dessous de Dongola, à 5 journées en descendant le fleuve, « dont les riverains boivent les eaux, et « sur les bords duquel ils cultivent l’orge, le dborra et divers « légumes, tels que le navet, l’oignon, le raifort, le concombre « et le melon d’eau. L’apparence et la construction de Gbalwa,

« les mœurs et le commerce de ses habitants, sont semblables à « ceux de Dongola. » Les habitants de Gbalwa viennent en Egypte. La distance qui sépare Gbalwa de Boulac est, par terre, de lo journées, et moins longue quand on descend le fleuve.

' Toutes les cai’tes placent cette ville à l'orient du Heüve, mais il y a aussi un lieu du nom de Dongola sur le bord opposé.’ > "• !■ •

’ 11 paraît, d’après la descnption de M. Cailliaud, nue ces races d’animaux ont disparu. Voyez le Voyage à Méroë, tom. II, pag. 23.

* Voir, sur Galoga le voyage de M. Cailliaud, tom. 111, pag. 71.

reclo.

5li

Feuillet lo recto La longueur totale de la Nubie, le long du Nil, est de deux mois de marche. « Les Nubiens vivent dans un état heureux, et « se nourrissent bien. Le bled leur est apporté du dehors, mais « l’orge et le dborra sont très-abondants chez eux. Les marchands de « ce pays, ceux de l’Abyssinie et de l’Egypte se rassemblent à « Boulac b lorsque la paix règne entre ces peuples. Leur bâti billement se compose de tuniques et de manteaux. Le pays « est traversé par le Nil et par le fleuve qui vient de l’Abyssinie, « lequel est considérable, et se décharge dans le Nil, dans le « voisinage de la ville de Boulac. Parmi les champs cultivés que « renferme le pays et que baigne le fleuve, sont ceux des Abyssins Il et un grand nombre de villages dont nous parlerons ci-après. « Il ne tombe à Boulac ni pluie line ni pluie d’orage, et il en Il est de même dans le reste du pays des Noirs qui dépend de Il la Nubie, de l’ Abyssinie, ‘ du Kanem, du Zaghawa et autres où Il il ne pleut pas, et dont les habitants n’ont reçu de la Divinité Il d’?iutre bienfait et d’autres moyens d’irrigation que la crue du Il Nil, qui leur permet de cultiver leurs terres, et d’obtenir leur Il nourriture, soit en dborra, soit en légumes, soit en laitages. Il soit en poissons, toutes choses très-abondantes à Boulac. De Il cette ville à la montagne de Djenadil J-ii- on compte 6 U journées par terre, et 4 en descendant le NiP. « C’est à la montagne de Djenadil qu’est le terme de la navigation des noirs; c’est de là qu’ils rétrogradent, ne pouvant pénétrer jusqu’en Egvpte. La cause de cette impossibilité est que Dieu a créé et interposé cette montagne de peu d’élévation du côté de la Ni-

‘ Ce nom de Boulac existe dans l’Oasis de Selimé; Cailliaud, tom. III, pag. 246. — Les mss. n“ 334 et B. portent partout lalak.

’ Ou peut-être n qui touche à la Nubie. ». C'est à regret que je transcris ces observations si contraires au, témoignage des voyageurs les plus dignes de foi.

* Notre ms. présente ici une lacune sur laquelle on peut consulter la version latine, pag. i^.

gritie, mais très-haute du côté de l’Egypte. Le Nil se précipite du haut en has de cette montagne par une cataracte effroyable, à travers des pierres et des rochers énormes. 'Lorsque les navires des noirs sont parvenus à ce point du Nil, ils ne peuvent passer outre à cause de ce danger. Alors les marchands débarquent leurs marchandises, les chargent à dos de chameau, et les transportent à Asouan (Syene) par le désert. Depuis cette

montagne jusqu’à Asouan, on compte environ i 2»journées de marche de chameau. « Cette ville d’ Asouan est une place frontière « du côté des Nubiens, qui la plupart du temps vivent en paix « (avec leurs voisins ). » De leur côté, les navires de l’Egypte ne remontent le Nil que jusqu’à Asouan, qui est la limite^ du Sa’ïd . Cette ville ( d’ Asouan ) est petite , mais peuplée ; on y trouve beaucoup de blé et d’autres céréales , de fruits , de légumes, de bœufs, de gazelles, de chèvres, et autres viandes excellentes, toujours à bon marché. On y fait le commerce des marchandises destinées pour la Nubie. Les environs de ce pays sont quelquefois sujets aux incursions des cavaliers noirs connus sous le nom d’el-Belïn ’. On dit que ce sont des Grecs qui professent la religion chrétienne depuis le temps des Coptes, antérieurement à l’apparition de l’islamisme, à cela près qu’ils sont hétérodoxes et jacohites. Ils errent dans le pays d’el-Bodja et l’Abyssinie, et viennent jusqu’en Nubie; ce sont des hommes très-braves, nomades et sans résidence fixe, comme ceux du Lamtouna dans les déserts dé l’Afrique occi-

dentale.

A l’orient d’Asouan, les Musulmans n’ont d’autre pays limitrophe' que la montagne d’el-Alaki ïiUJI au fias de laquelle est une vallée profonde et sans eau; mais en creusant la terre on trouve des sources abondantes. Il existe dans cette montagne des

‘ Sic. Ce mot est écrit ailleurs el-Belioun.

Feuillel lo versf).

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