DJ ESI A
Feuillet 20 verso.
Cette •section comprend la description de la partie de la mer des Indes connue sous le nom de mer de la Chine, et d’une partie de la mer nommée Darlazouï h Dans cette mer
sont diverses îles dont nous ferons mention ci-après.
Nous disons donc qu’au midi de cette mer est une partie du Sofala (dont nous avons déjà parlé), et qu’au nombre des lietix habités de ce pays est la ville de Djesta peu considérable.
« On y trouve de l’or en quantité; son exploitation est la seule « industrie et la principale ressource des habitants. Ils mangent « des tortues marines et des coquillages. Le dourah est peu abon- « dant parmi eux. >» Cette ville est située sur un grand golfe où peuvent entrer les navires. « Les habitants de Djebesta ^
« n’ayant ni navires ni bêtes de somme pour porter leurs far- « deaux, sont obligés de les porter eux-mêmes, «et de se rendre « service réciproquement. Ceux de Comor j~i‘ et les mar- ”<' cbands du pays de Mebradj ^ viennent chez eux, en sont
« bien accueillis, et trafiquent avec eux. » De la ville de Djebesta
‘ Darlaroul d’après le ms. B., ouDarlaouï, d’après l’Abrégé.
’ Le ms. B. porte copslamment Djesta.
‘ Il est question des pays de Mehradj et de Comor, dans les Anciennes Relations, pag. 78 et suiv.
à celle de Daghouta 3 jours et 3 nuits par mer; et à l’île
de Comor, i jour.
- La ville de Daghouta est la dernière du Sofala, pays de l’or; elle est située sur un grand golfe. « Ses habitants vont nus; ce- « pendant ils cachent avec leurs mains (leurs parties sexuelles), « à l’approche des marchands qui viennent chez eux des autres « îles voisines. Leurs femmes ont de la pudeur, et ne se monn trent ni dans les marchés, ni dans les lieux de réunion, à cause « de leur nudité; c’est pourquoi elles restent fixées dans leurs « demeures. On trouve de l’or dans cette ville et dans son terri- « toire, plus que partout ailleurs dans le Sofala. » Ce pays touche à celui de Wacwac où sont deux villes v misérables et
« mal peuplées, à cause de la rareté des subsistances et du peu « de ressources en tout genre. » L’une se nomme Derou et l’autre Nebhena U Dans son voisinage est un grand bourg
« nommé Da’rgha «Les naturels sont noirs, de ligure
«hideuse, de complexion dilTorme; leur langage est une espèce « de sifflement. Ils sont absolument nus et sont peu visités (par « les étrangers). Ils vivent de poissons, de coquillages et de tor- « tues. » Ils sont (comme il vient d’être dit), voisins de l’île de Wacwac « dont nous reparlerons, s’il plaît à Dieu. Chacun de ces « pays et de ces îles est situé sur un grand golfe. On n’y trouve « ni or, ni commerce, ni navire, ni bêtes de somme. Quant à « l’île de Djalous ses habitants sont Zendjes, ils vont nus,
« et vivent, comme nous l’avons dit, de ce qui leur tombe pntre « les mains. Il existe chez eux une montagne dont la terre est « (mêlée) d’argent. Si on approche cette terre du feu, elle se dis- « sout et devient argent. » De là à l’île de Lankialious on compte 2 journées, et 5 de cette dernière à l’île de Keleh a V, « qui
‘ On Hl dans le nas. n® 334, Dadou et lana’ana aâjov et dans le nas. B. Dadoua l^üet Nebhena
’ Ou Daghdaglia
Feuillet 20 verso.
DAGHOÜT.^.