‹ Géographie d'EdrisiChapitre 46 sur 72 · ASCALON · texte numérisé non relu

ASCALON

De Palestine à A’scalan (Ascalon), on compte

une forte journée, et d’Ascalan à Ghazza environ 20 milles. « Cette dernière ville est maintenant au pouvoir des chrétiens. « Le mouillage de Ghazza s’étend depuis Misas ^ jusqu’à

« A’scalan vers l’orient, sur un espace de 20 milles.

« El-A’ rich est une ville où l’on voyait deux mosquées

« d’une construction remarquable. Son territoire sablonneux pro- « duit des dattes et divers autres fruits; elle est située dans le « voisinage de la mer.

« Le chemin qui conduit de Ramlé à ’ est comme

« il suit :

« A Merdoud une journée; * .

« De Merdoud à Ghazza une journée;

« De Ghazza à Refah (ou Zecah ^j), ville agréable,

« une journée;

« De là à el-A’rich une journée; »

D’el-A’rich à Warada station près de la mer, une

journée;

De Warada 4 Farama U^j, ville située sur les bords de la Méditerranée, et dans le voisinage du lac de Tennis une journée.

« A’scalan (Ascalon) est une ville entourée d’une double

« enceinte de murailles; Al y a des marchés, mais point de jar- « dins, point d’arbres dans ses environs. Le roi de Jérusalem « à la tête d’une armée de chrétiens, de Francs et

« autres, s'en empara en 548 de l’hégire ( 1 1 53 de Jésus-Christ), « et les chrétiens la possèdent encore à présent. Cette ville est « comptée au nombre des dépendances de la Palestine; elle a « au sud deux beaux districts , savoir : Hamal Jl.î~ dont la capitale

' Sic.

^ Le ms. A. porte Nisan •

^ Mot illisible, probablement el-A’rich.

« est Darab vb*’ Cherat dont la capitale est Adrah \ « Ces deux districts sont extrêmement fertiles; ils produisent en « abondance des olives, des amandes, des figues et des grenades. « Toute la population du pays appartient à la tribu de Caïs

» Au sud-est de cette contrée ^ est* le bourg de Mona . « Pour se rendre de là à Ghasan on passe par un défilé de

« montagnes qu’on nomme el-Moudjab ; il y coule une

« rivière large et profonde, encaissée entre deux. mamelons de « montagnes tellement peu éloignées fune de fautre, que deux « hommes placés sur une rive peuvent se parler et s’entendre. « La descente ( dans cette vallée ) est de 6 milles, et la montée « d’une égale hauteur. »

D’A’scalan , ville maritime dont il vient d’être fait mention , au fort dit Makhour el-Ewel situé sur les bords de

la mer, vis-à-vis de Koum Zendjil et de Beït Djebraïl

ovvj , 2 5 milles ;

De là à Makhour el-Tbani jUd! 26 milles;

De là à lafa bli (Jalfa), port de Jérusalem distant de 2 petites journées de cette ville, (la distance manque ).

Beït el-Mocaddas (Jérusalem) est une ville illustre,

ancienne et pleine d’antiques monuments. Elle porta le nom d’Ilia IJji Située sur une montagne d’un accès facile de tous les côtés, elle s’étend de Touest à fest. A l’occident est la porte dite d’el-Mihrab au-dessous est la coupole de David

(sur qui soit le salut!); à f orient, la porte dite de la Miséricorde » laquelle est ordinairement fermée et ne s’ouvre

que lors de la fête des rameaux; au midi, la porte de Seïhoun (Sion); au nord, la porte dite d’Amoud el-Ghorab

' Ou peut-être Adra' • Le ms. A. porte Adradj ■

Les quatre premières lignes de ce paragraphe manquent dans le ms. A.

’ Ælia capitolina.

Feuillet 85 recto.

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