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TIBÉRIADE

Feuillet 87 recto.

« ment chaudes, et où accourent de tous côtés les boiteux, les

iVKRA ou ACRE.

« paralytiques, les personnes attaquées d’affections venteuses,

« d’ulcères et de gale. Ces malades restent durant trois jours « dans l’eau, et se rétablissent par la permission de Dieu.

« Les villes maritimes de la Palestine sont Ascalon « Arsoul et Jaffa UL Elles se ressemblent beaucoup en ce

« qui touche l’étendue, les agréments, l’état des habitants; outre « qu’elles sont les unes et les autres jolies, bien fortifiées et « bien peuplées, et entourées de quantité de vignes et d’oliviers.

« Jaffa, en particulier, est le port de Jérusalem, ville dont elle « est à 3 faibles journées de distance.

<: De Jaffa à Ramlé on compte 20 milles.

« Caïsarié (Césarée) est une grande ville entourée d’un

« faubourg, et défendue par une citadelle très-forte.

« De là à Jaffa, on compte 3o milles. »

De Césarée à Naplouse 1 journée.

De Césarée à Ramlé 2 journées.

De Césarée à Khaïfa iUxâ-, sur le rivage, 2 journées.

Kbaïfa est située au pied du cap (ou mont) Carmel

cap qui s’avance dans la mer en formant un port, où peuvent mouiller en sûreté de gros navires et autres : c’est le port de Tibériade ville qui en est éloignée de 3 petites journées.

De Kliaïfa à Acre lü, on compte, par terre, 3o milles;

Et par mer, directement, 18 milles. ,

Akka LXs ( Acre ou Saint-Jean-d’Acre ) est une grande ville dont le territoire est vaste et couvert de villages, le port bon et sûr, et dont la population se compose de races diverses et mélangées.

D’Acre à Tibériade, on compte 2 journées.

D’Acre à Hissn el-Zeït os^l , fort situé sur les bords de

la mer, 12 milles.

De là à Nawakir , montagnes au nombre de trois, de cou-

leur blanche \ très-hautes, et qui se prolongent le long de la mer, on compte environ 1 8 milles.

Du centre de ces montagnes à Alexandrie , 5 milles.

D’Alexandrie à Sourj,^ (l’ancienne Tyr), i5 milles^.

« Sour est une jolie ville sur le bord de la mer, avec un port « où l’on jette l’ancre et d’où l’on met à la voile. Elle est ancienne « et forte, et la mer l’environne de trois côtés. Elle a un faubourg. « On y fabrique de très-beau verre et de la vaisselle'd’argile. On « y fait aussi des étoffes blanches de qualité supérieure, riches, « précieuses, et qu’on transporte au loin. On en fabrique rare- « ment d’aussi belles dans les environs. »

De Sour à Tabarié (Tibériade), on compte 2 fortes

journées.

De là (de Sour) on se rend à A’deloun fort construit

auprès de la mer.

De là à Sarfand autre fort, 20 milles.

De là à Saïda lOyuo (Seïde), 10 milles.

Entre Sourj,^ et Sarfand on rencontre la rivière de

Lanta qui descend des montagnes et se jette ici dans

la mer.

De Sour à Demechk (Damas), on compte 4 journées.

Cette dernière ville est considérée comme l’une des plus nobles de la Syrie. La situation en est admirable, le climat sain et tempere, le sol fécond, les eaux abondantes, les productions variées, les richesses immenses, les troupes nombreuses, les édifices superbes. De cette ville dépendent un territoire montueux et une vallée cultivée et fertile qu’on appelle el-Ghauta

Il ne faut point entendre par là que ces montagnes sont constamment couvertes de neige ; rien ne serait moins exact Notre auteur veut seulement parler de la couleur du sol.

11 existe en effet, dans le voisinage de Sour, un lieu dont le nom (Skanderoune) rappelle celui d’Alexandrie.

Feuillet 87 recto.

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