‹ Géographie d'EdrisiChapitre 5 sur 72 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

Durant le cours de mes voyages en Orient, et surtout depuis celui que j’entrepris en 1818, pour procurer à l’industrie française les moyens de fabriquer, en temps de guerre comme en temps de paix, les tissus dits de Cachemire, le contraste existant entre les mœurs asiatiques et les mœurs européennes s’est souvent présenté à mon esprit. Je me suis demandé, d’une part, à quoi tient une mollesse toujours croissante; et de l’autre, jusqu’à quel point il 'est raisonnable de croire à la possibilité d’une régénération. Dans un premier ouvrage accueilli par le public avec trop d’indulgence, j’avais essayé de peindre, sous ce point de vue, l’état des contrées comj^rises entre Constantinople et la nouvelle capitale de la Perse, et je m’occupais d’un travail à peu près semblable relativement aux steppes qui bornent au nord et à l’ouest la mer Caspienne, et aux fertiles vallées qu’arrosent le Tanaïs, le Terek et le Volga, lorsqu’un incident imprévu vint pour quelque temps me détourner de ce projet.

Tout le monde sait avec quelle obligeance sont accueillies les personnes que l’amour de l’étude attire à la Bibliothèque royale, et avec quel empressement les secours et les encouragements de tout genre leur sont offerts. Ce

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