I.BEK
Feuillet 88 verso. „ destinés à donner des jeux , savoir, le grand et le petit.
« On rapporte que le premier fut construit du temps de Salomon « fils de David; il est d’un aspect admirable. On employa à sa « construction des pierres qui ont chacune plus ou moins de « dix coudées de long; une partie de l’édifice repose sur « des colonnes d’une hauteur imposante. Le second est à peu « près en ruines; il n’en reste debout qu’un mur long de dix « coudées sur dix coudées de haut, et sept pierres dont une à « la hase de l’édifice, deux à son sommet, et quatre autres au- « dessus de celles-ci. H y a dans cette ville toute sorte d’édifices « admirables h »
De Damas à Beïrout on compte 2 fortes journées;
De Damas à Saïda (Seïde), même distance;
De Damas à Adra’at ou Bathnia’ *aâaj, 4 journées;
De Damas à Naplouse en se dirigeant vers l’ouest, (i
journées;
Et de Damas à Tripoli de Syrie 5 journées.
Saïda (Seïde) est une Aille située sur le bord de la mer
« et entourée de murs en pierre. On en rapporte la fondation à « une femme qui vivait avant l’époque de l’islamisme. Elle est « grande et bien bâtie, ses marchés sont fournis de toute sorte « de marchandises, ses jardins plantés d’arbres et abondamment « arrosés. Les dépendances de cette ville sont considérables; n elles se divisent en quatre districts qui touchent au mont Liban, « savoir: le district de Harizyj^, arrosé par la rivière d’el-Har « jA, et renommé pour sa fertilité; le district d’el-Cherbé « également très-agréable; le district de Kafr-Keïlan a et enfin le district d’el-Rami nom d’une rivière qui des-
« cend des montagnes et qui se jette dans la mer. Toutes ces a dépendances comprennent près de six cents villages; on y boit
saïda
OU
SEIDE.
n de l’eau amenée des montagne^s par des canaux. » Il existe à Saïda une source qui jouit de beaucoup de célébrité à cause des propriétés (aphrodisiaques) des poissons qu’elle nourrit b
De Saïda à el-Hama iLtJl fort construit au bord de la mer,
De là à Calmoun construit au bord de la mer, 5
milles.
« Ce dernier fort domine un pont jeté sur une large rivière; « il est d’une bonne défense et construit au fond d’une baie. »
De là à Na’ama iLsb, place forte et ville de moyenne grandeur, 7 milles.
« Le caroubier croît en abondance à Na’ama et les fruits de « cet arbre surpassent en grosseur et en bonté tous ceux de « même espèce qu’on peut se procurer ailleurs; on les porte en « Syrie et en Egypte où ils sont connus sous les noms de caroube « de Damas; mais si cette dernière contrée en produit une quanti tité considérable, on peut dire qu’on en recueille encore plus « à Na’ama et qu’ils sont supérieurs en qualité. »
De Na’ama au cap de Beïrout 2 4 milles.
« Beïrout est également située sur le bord de la mer,
« entourée d’une bonne et forte muraille, et dominée par une '( montagne où l’on trouve des mines de fer. Ce métal est sus- « ceptible de prendre une trempe excellente et on en débite « beaucoup dans toute la Syrie. Au midi de Beïrout, il existe une « forêt de pins qui s’étend jusqu’au mont Liban sur un espace « de I 2 milles dans tous les sens. On boit à Beïrout de l’eau de « puits. M
De là à el-Moradesié , fort, 8 milles.
Nous croyons devoir abréger ce passage en le traduisant. Le lecteur qui désirerait plus de détails a ce sujet peut consulter la version latine, page 117.
^ Le ms. B. porte el-Haiba
Feuillet 88 veiso.
BEÏnOUT.
Feuillet 89 recto.
Feuillet 89 recto.
TARAEOLOUS EL-CIIAM OU