TRIPOLI DE SYRIE
De là à Nahr ei-Kelb , petit fort auprès de la mer,
6 milles.
De là à Djounié , « forteresse considérable située au-
« près de la mer et peuplée de chrétiens Jacobites, » 4 milles.
De là à A’tfat Selam piUw üÂk*, grand golfe dont la longueur
est de 10 milles; puis à Madjour Djenbel J \ fort;
puis à l’embouchure de la rivière d’Ibrahim 3 milles.
De cette rivière à Djebaïl « jolie ville sur le bord de
« la mer, entourée de bonnes murailles et de dépendances vastes « plantées d’arbres fruitiers et de vignobles; bon mouillage où « l’on ne trouve pas d’eau courante, mais seulement de l’eau de « puits, » 5 milles.
De Djebaïl la maritime au fort de Bathroun , et
de là au cap el-Hadjar oüi, 5 milles.
Du fort du cap el-Hadjar oül à Tarabolous el-Cham pUiJl ( Tripoli de Syrie ), 8 milles.
K Tripoli de Syrie est une ville très-considé-
« rable, bien fortifiée et environnée de villages et de bourgs « agréables dont le territoire est planté en oliviers, en vignes, « en cannes à sucre et en arbres fruitiers. Les étrangers affluent « dans cette ville que la mer entoure de trois côtés. C’est l’un « des entrepôts ^ de la Syrie , c’est-à-dire un lieu où l’on vient « déposer toute sorte de marchandises, de richesses et d’objets « de commerce. Divers forts et lieux habités dépendent de Tri- « poli. Tels sont le fort du cap oUiJ! (jA-ar», dont il vient d’être « question , le fort Calmoun y^UJi , le fort Abi’l-A’das 3I « et Armousié . Quant aux villages, on compte
« parmi les plus renommés, el-Chakikié el-Zenbourié
« xjjyûjJ] el-Ra’abié , el-Harth et Amioun ,
^ Ou Makhour-Djoubaîl Jl , d’après le ms. A. et d’après la version
latine. ’
ai 1 an tes du ms • 13. ^ ^ —
« où l’on voit plus de plantations d’oliviers et d’arbres fruitiers « que dans les autres. A 4 milles au midi de Tripoli, est un re- « trancliement qui fut construit par Ebn- Mikhaïl le Franc « et au moyen duquel il s’empara de la ville. Ce
« retranchement est très-fort et situé entre deux rivières.
Vis-à-vis de Tripoli, il existe quatre îles rangées sur une seule ligne. La première et la plus voisine du rivage est l’île de Nardjes ( ou des narcisses ) : « elle est petite et déserte ; »
puis l’île d’el-A’moud — .«jJl ( des colonnes); puis celle d’el- Raheb ( du moine ) ; puis celle d’Ardekoun .
De Tripoli, en suivant le rivage de la mer, on parvient à Has el-Hissn (j-fj, petite ville située à l’extrémité d’un golfe
dont la longueur en ligne directe est de i 5 milles, et du double en suivant les contours. On le nomme golfe d’A’rca et il y existe, vers le milieu, trois forts peu éloignés les uns des autres, savoir : Loteros situé du coté de Tripoli,
Babïé auprès d’une rivière qui porte le nom de rivière de
Babïé et enfin Hlssn el-Hamâm (le fort des
colombes). De là on se rend à A’ rca ville populeuse «bâtie « au pied d’une colline, avec une haute citadelle et un grand « faubourg également très-peuplé. Il s’y fait beaucoup de com- « merce. Les eaux qu’on y boit proviennent, au moyen de ca- « naux, d’une rivière qui passe tout auprès da»la ville, qui arrose « quantité de vergers et de plantations de cannes à sucre, et qui « fait tourner des moulins. »
A’rca * — est à 3 milles de la mer. La citadelle est forte,
« les ressources abondantes : les habitations sont construites en « terre et en plâtre. »
Quant au pays de Ilems \ il a pour capitale la ville de ce nom, « ville agréable, située dans une plaine populeuse, fré-
‘ Volney et la plupart des voyageurs modernes écrivent //oms. Telle est, en effet, la prononciation actuelle du nom de cette ville.
Feuilicl ^9 roclo
Feuillet Si) verso.
OU