verso
Feuillet lo.) verso.
« de la neige tous les ans , et dont les habitants sont vertueux et « innocents en paroles comme en actions. On y trouve des mines « de fer dont les produits sont d’excellente qualité.
« A ces montagnes touchent les montagnes des mines d’ar- « gent iuàÀlî , situées au midi de Djireft
« et à 1 journée du Darifared district montueux, fertile,
« couvert de villages et d’habitations. »
Quant au grand désert, on appelle ainsi celui qui s’étend entre le Kerman, le Fars, le Moultan, le Sedjestan, le Couhestan, une partie du Khorasan et jusqu’auprès des pays de Coumes et de Reï Il y existe peu d’habitants,
« mais beaucoup de malfaiteurs et de brigands, attendu l’ab- « sence de toute administration tutélaire. Ce désert est envi-
Feuillet loti recto.
« ronné de peuplades qui diffèrent entre elles sous le rapport « des langues et du costume, et qui proviennent soit des dé- « pendances du Khorasan, du Coumes et du Sedjestan, soit de « celles du Kerman, du Fars, d’Ispahan, de Cachan et de Reï.
« Vu la difficulté qu’il y a de voyager à cheval, on traverse la con- « trée avec des chameaux de charge, et cela non sans éprouver « de grandes peines, par des chemins connus et dont on ne « saurait s’écarter sans courir le risque de périr, à cause de la « quantité d’aventuriers et de voleurs qui vont se réfugier dans « ces déserts. Leurs retraites les plus assurées sont les montagnes « connues sous les noms de Kerkech-Kouh çX de Siah-
« Kouh , où ils enterrent leurs richesses et cachent leurs
« approAdsionnements. La première, Kerkech-Kouh ^st
« peu considérable, mais isolée et séparée ^ de toutes les autres qui « environnent le désert. On dit que la circonférence de sa hase « est d’emiron 6 milles; il en surgit quelque peu d’eau. Au
' Cet isolement de montagnes s’élevant abruptes du milieu des plaines est en effet un trait caractéristique de certaines parties de la Perse.
« sommet de la montagne est un plateau dont les pentes sont Feuillet loti recto. « escarpées et de difficile accès. Quiconque cherche un asile dans « le flanc de ces rochers est sûr de n’y être pas découvert. La « montagne dite Siah-Kouh peu éloignée de la précé-
« dente , est également un repaire de voleurs. »
Les chemins connus et frayés qui existent dans ce désert sont en petit nombre. Nous allons cependant les indiquer en détail.
Le premier est celui qui conduit de Fohredj ville dépendante du Kerman, au pays de Sedjestan ^Ljc .
De Fohredj à el-Ahsa et à el-Ahar^Li/l on
compte 2 4 milles.
De là à Hordj el-Menaré ijUil , 21 milles ^
De là à Rohat Ma’hed hL»j, 2 1 milles.
De là à Asnid ^â.wI , 2 7 milles.
De là à Bera’an (ou lera’an 2 4 milles.
De là à Bir el-Cadhi 2 4 milles.
De là à Rasak dU-î;, 18 milles.
De là à Kiaroulseïf ( ou Kiaroulcheïf ) ,
1 2 milles.
De là à Bazardïn i4 milles.
De là à Djaroun i4 milles.
De là à la ville de Sedjestan 18 milles.
Le second itinéraire est celui de Barmachïn à Sedjestan, savoir : de Barmachïn à Borhan (ou Bordjan yWv?)»
où une source jaillit du pied de la montagne, 1 journée.
De là à Medra où l’on trouve aussi de l’eau, 1 journée.
A Damrah Ahad il» 1 journée.
A Rohat el-Cadhi ^^Uü! Jol^, 1 journée.
A Darek 3j\i> , 1 journée.
‘ Cette station manque dans le ms. B.
^ Ea version latine porte Cqermasin.
FeiuHet 106 recto. ^ Djaroun -, 1 journée.
A Secljestan i journée.
Toutes ces journées sont faibles.
En partant de Barmachïn on peut prendre par Kerwah , i journée.
De là à Nedbah b i journée.
Puis à Cherwa i journée.
A Temanih ^Ur, i journée.
A Mastikh 1 journée.
Alastikh est une petite ville située au milieu du désert et dépendante du Kerman, bien qu’elle soit séparée de cette province. Cette ville est populeuse et entourée de champs cultivés et de palmiers, en quantité suffisante pour la consommation de ses habitants. H y a ici deux routes: l’une, celle de droite, qui conduit, en 7 journées, à Sedjestan; l’autre, celle de gauche, qui se dirige vers Hérat Quand on prend la première, on se rend, par le désert, de Mastikh à Diren yjji, où est une source d’eau vive, 1 journée.
Puis au puits de Kerdoudj (ou Kerdouh), 1 journée.
A Robat Naberdj lieu inhabité, 1 journée.
A Tarest Bad sL (ou Narest Bad), aiguade, 1 journée.
A Basbad station inhabitée, 1 journée.
A Sadah (ou Madah), 1 journée.
A Sedjestan 1 journée.
Pour se rendre de Mastikh à Hérat on prend à
gauche et l’on parcourt deux stations désertes, 2 journées.
Puis l’on parvient à une troisième, dite Robat l’zzet iyA , qui quelquefois est habitée et quelquefois déserte; i journée.
* Ou , d’après la version latine , Codma.
^ La version latine porte « hospitium lanouh ».
’ Ibid. Fesad.
De là à Medar jOv», i journée.
Puis à Cariat Salem , grand vdlage entoure de champs
cultivés, 1 journée.
A Piobat Hasak Isij, i journée.
A Nadem i journée.
A Semendjan i journée.
A l’étang de Nadjah aî^L» i journée.
A Medhan (ou Merdjan ^1:^^), i journée.
A Soudan (ou Serdan i journée.
A Nechet i journée,
A Kerderem i journée.
A A’tiah oUk* , 1 journée.
A Courra dépendance du Sedjestan, où a lieu la jonction de la présente route avec celle qui conduit de Sedjestan à Hérat, 1 journée.
De Courra à Derrah i journée.
De Derrah Kouïskan à Herachan dépendance d’Asferan place frontière du pays de Hérat,
1 journée.
De là à l’aqueduc de Sora c^Uï, i journée.
De cet aqueduc à la montagne noire i journée.
De là à IMadman yU<x^ (ou MadmarjUJ^), i journée.
Et enfin à llérat i journée.
Pour se rendre de Barmachïn à Cariat Salem ^
on prend une roule nouvelle qui passe par Darsenai ylJLwjli, « village où il existe des sources d’eau vive, beaucoup de pal- « miers, et au delà duquel on ne trouve pas de lieux habités, » 1 journée.
Feuillel loG recto.
Feuillet 106 verso
‘ La version latine porte lafa , Mergian , Serdan , Bost et d’autres variantes qu’on trouvera à la page iSa de celte version.
* Le ms. A. et la version latine portent Khorasan. Il existe en effet, soit en Arménie, soit en Perse, divers villages de ce nom. Ce nom est écrit p. àdi
Feuillet 106 verso. De là à Ras el-Ma U5 1 journée. Ras el-Ma est une
« source dont les eaux s’écoulent dans un grand lac. »
« A partir de là, on a 4 journées de déserts à traverser. Ces «journées sont fortes, les déserts contigus et la route dange- « reuse. »
De Cariat Salem à Sedjestan , on compte
I o journées.
Et du même lieu à Derrali Sji, 10 journées.
« Derrah est un grand village situé dans le voisinage du lac « où s’écoulent les eaux du Hindmend (principal),
« fleuve du Sedjestan. »
ITINÉRAIRE DE KHABISS AIT KHORASAN
« Khabiss est une petite ville dépendante du Kerman et située « sur la lisière du désert. Il y a de l’eau courante, beaucoup « de dattiers, et les céréales y sont à bon compte. De Khabiss à « un lieu nommé Dowarec , on compte 1 journée. Ce lieu
« est couvert de constructions ruinées , sur un espace aussi grand « que la vue peut s’étendre. Il y a des monticules qui prouvent « que ce lieu était jadis habité, et cependant on n’y voit ni puits,
« ni fontaine , ni source , ni aucun indice d’eau ^ ; de là à Sour
' Ou Zerrah. Celte indication, qui s’accorde avec les observations modernes, est précisée par notre auteur dans les termes suivants :
SK
* Voici également le texte de ce passage, qui n’est pas sans intérêt :
êU» il J
« P>oud lit de torrent dont le sol est couvert de sel et Feuillet loC verso.
« où coulent seulement des eaux pluviales. Les terrains de ce « désert sont (en général) salés.
« De là à la montagne de Narsak cilUyb, i journée.
« Puis à un lieu connu sous le nom d’el-Houdh où se « rassemblent les eaux pluviales, i journée.
« A Ras el-Ma Ul source dont les eaux tombent dans un <( étang et arrosent quelques cultures suffisantes à peine pour la « subsistance d’une ou de deux personnes au plus, 2 journées.
« A Kourkouré lieu dépendant du Kouhestan
« sur la frontière du désert, (la distance manque).
«A Houseb petit château -fort , 2 journées.
«A Khourj,^, 2 journées.
« A Caïn ville capitale du Kouhestan, dans le Kliorasan,
« 1 journée. »
ITINÉRAIRE DE DOWAR A KORIN DANS LE klIORASAN.
«Dowar est une ville bien peuplée et dominée par deux « châteaux-forts. Il y a de l’eau courante, des palmiers et quel- « ques champs cultivés. Cette ville est dans les limites du Ker- « man.
« De là à un lieu nommé Koudra misérable station
« sans maisons, avec une source peu abondante, 1 journée.
« Puis à Sebward (Sebzawar?) fort ruiné, avec quelques « palmiers, qui a été délaissé par crainte des voleurs.
«A Derdan Heu sans habitations, i journée.
« A Rend *x.^, lieu inhabité où se trouve une citerne qui re- « çoit les eaux pluviales, i journée.
Je présume qu’il faut lire ce qui signiûe, en persan, rivière saumâtre.
Les mss. portent et yjlï. Nous adoptons celte dernière leçon comme
la plus conforme aux indications données par les cartes.
Feuillet 106 verso.
Feuillet 107 recto.
« De cet étang à Banend OsÂjL , hameau fortifié qui se compose « d’une vingtaine de maisons et où se trouve un cours d’eau « qui fait tourner une petite meule; palmiers et champs cultivés; I journée.
« A 2 farsakhs ^ avant d’arriver à Banend on trouve une source « entourée de plantations de palmiers et de quelques maisons « qui ne sont fréquentées que par des voleurs. Les habitants de « Banend s’entendent entre eux pour protéger ces plantations.
« De Banend à Arda’a misérable station, 1 journée.
« De là au puits de Chek qui fournit de très-bonne
« eau, .1 journée.
« De là à Klîour lieu inhabité et situé à 2 journées de « Houseb , 1 journée..
« De Khour à Korïn dépendance de Nisabour dans
« le Khorasan, 3 journées. »