‹ Géographie d'EdrisiChapitre 67 sur 72 · partie du Djil province partout très-montagneuse, excepté · texte numérisé non relu

partie du Djil province partout très-montagneuse, excepté

auprès du Wakbch et du pays de Akdjer j^\ qui confine

avec celui de Menk dépendance du Djil.

« Helawerd est une ville agréable, populeuse, commer-

« çante et fréquentée par les voyageurs. On peut en dire autant « de Lakend Quant à Hanek kiLUft , c’est une ville agréa-

« blement située au milieu de jardins, de vergers et autres lieux « de délassement. Les maisons y sont construites en terre, en « briques et en chaux; il y a plusieurs marchés et beaucoup de « gens riches. C’est le lieu de la résidence du sultan. » De Hanek à Menk, on compte 2 journées.

«Menk viL« est une ville de grandeur moyenne; les murs « dont elle est entourée sont en pierre et en plâtre; il y a des « édifices, des bazars et beaucoup de population; plus considé- « rable que Hanek elle est comparable, en étendue, à

« Wakban et à Keran lieux où Ton fait beaucoup de « commerce et où l’on se livre très-activement à flndustrie. »

/( recto.

La version latine porte Karic, Belemtan, Alexandra, Manc, etc.

'i80 TROISIÈME CLIMAT.

Feuillet 1 1/, verso. De Ma’aterar petite ville, à Helavs'erd 2 journées.

De Ma’aberar à Hanek JoU», 2 journées.

Kawendj est une ville située à environ 3 milles audessus de Ma’aberar, en remontant le Kharïab.

La ville de Telmetan est à 12 milles de Cantarat el-

Hadjar^' (ou du pont de pierre), sur le chemin de Menk Du pont de Badakhchan au chemin de Menk, on compte 2 journées.

Sorti de Roustac Menk vous traversez d’abord la

rivière d’Andidjaraa’ puis la ville de ce nom, distante

de Menk d’une journée.

Andidjaraa’ est une très-jolie et très-agréable ville « où

« l’on trouve des édifices, des marchés et des ressources de toute « espèce. »

Sorti de là, vous traversez la rivière de Fawghan située

à une journée de distance, puis la rivière de Balsan yUA», et vous arrivez à Menk

De Termed à Cawadïan on compte 2 journées.

« La seconde de ces deux villes (Cawadïan) est moins grande « que la première; elle est cependant entourée de murs; il y a « des bazars où les marchands vivent dans l’aisance; il en dé- « pend des métairies, des champs très-fertiles, des villages et « même une petite ville du nom de Souran située à une

« journée de distance et très-commerçante.

De Cawadïan à Saghanian on compte 3 journées.

sAGHAM.vN. « SagliBnian est une ville plus considérable que Ter-

« med en ce sens qu’elle est entourée d’un faubourg et

« de fortes murailles, et que les habitations et les rues y sont n plus vastes; mais la population en est moindre. Les habitants

‘ Le ms. A. contient ici trois lignes de texte deux fois transcrites par erreur. Saghanian ou Chaglianian est aussi le nom d’une province très-connue et dont il est souvent question dans l’histoire des invasions de Timour et de Baber.

« de Terined sont plus nondireux, plus riches et plus enclins à Feuillet n « la dépense. Il existe à Saghanian un château très-fort^, une « grande mosquée où l’on fait la khotha, et l’on y trouve des « docteurs et des personnes qui se livrent à l’étude des sciences.

« Il en dépend divers bourgs et villages dont le territoire est « arrosé par des cours d’eau’ et par des rivières qui se jettent « dans la rivière de Cawàdïan , auprès de la ville de ce nom et « au-dessous de Termed. »

De Termed à Saghanian, on compte 4 journées, savoir :

De Termed à Kharmlcar > " petite ville commerçante,

« dont les maisons sont jolies et le territoire arrosé par des eaux « courantes, » i journée.

De Kharmlcar à Sarmankha , « petite ville bien peu-

« plée, commerçante et fréquentée par les allants»et les venants, »

1 journée.

De là à Darzandjl « ville agréable , abondante en res-

« sources de toute espèce, possédant des bazars solidement cons- « truits, de belles rues, des (juartiers florissants, des habitations « durables et une population riche et commerçante, » i journée ou 2 1 milles.

De là à Saghanian i journée^.

ITINÉRAIRE DE SAGHANIAN A VVASDJERD Feuillet i

De Saghanian à Terbed 9 milles.

De Terbed à Hamouran ^ ^ milles.

On rencontre, entre ces deux lieux, la rivière de Wakhcbab dont la largeur est ici d’environ 3 milles. « La ville de

‘ On lit dans le ms. B. :

’ Nous suivons ici la version latine, nos deux manuscrits indiquant deux journées , sans doute par erreur.

verso.

5 recto.

Feuillet i ) 5 recto.

WASDJliRD

ou

WASGHERD

« Hamouran yîjyè, située à l’occident de cette rivière, est popu- « leuse et riche; le commerce qu’on y fait est considérable et « l’industrie très-active ;* il y a des édifices contigus, des jardins « et des lieux de promenade agréables. »

De là à Abar-Kachra jLî, gros bourg bien peuplé,

De ce bourg à Souman yUy-w, « ville de moyenne grandeur, « bien peuplée, bien bâtie, possédant des bazars et défendue « par de fortes murailles, » i5 milles.

De Souman à Andïan «petite ville, » i journée.

De là à Wasdjerd i faible journée, ou i5 milles.

K Wasdjerd Wasgherd) est une ville importante où

« l’on remarque beaucoup d’édifices, où l’on fait un grand com- « merce, et dont les habitants sont riches; il y a beaucoup d’é- « trangers; les femmes y sont très-belles et los produits de l’in-

« dustrie avantageux. On tire de Souman yUj et de Was-

« djerd beaucoup de safran d’excellente qualité, et

« cette substance s’exporte au loin. On apporte de Cawadïan « à Wasdjerd, du cumin, du coton et du^ ,

« avec lequel on fabrique la couleur rouge et dont il se fait « une exportation considérable pour l’Inde. Le sultan perçoit « un droit (en nature) sur ces diverses productions. » De Wasdjerd jusqu’au lieu où le Waklicbab se perd sous

une montagne, pour reparaître ensuite dans le pays de Wasdjerd, on compte i faible journée.

Celui qui veut se rendre à Raset s’écarte un peu de

l’orient et parvient en une journée à Dernik iLôji, « petite ville « bien peuplée, avec bazar, et dont les habitants vivent dans « l’aisance. »

De là à Harkan (ou Djarcan «ville comparable

‘ Le nom de cette substance est maiheureusement illisible dans l’un et dans l’autre de nos manuscrits.

HUITIÈME SECTION. 'iS5

« à la précédente, tant sous le rapport de l’étendue que sous Feuillet nS recto. « celui de la population et du commerce, » i journée.

De Harcan à el-Cala’ iOtViSi, place forte située sur la frontière du « pays de Raset, du côté du pays des Turks, et sur le som-

« met d’une haute montagne (la distance manque). La

« garnison de cette place est obligée de se tenir sur ses gardes « contre les attaques des Turks. »

Raset ville bâtie sur l’extrême limite de ce côté du

Khorasan, est située entre deux montagnes; c’était par là que les Turks pénétraient pour se livrer à leurs déprédations; mais Fadliel, fils de labia, fils de Khaled le Rarmécide, fit clore ce défilé au moyen d’une porte dont.il commit la garde à des troupes; depuis cette époque jusqu’à ce jôur, les princes du pays ont continué d’y tenir garnison. Sur les limites du Wakhch et du Djll cLs»- sont Waklian et Sacnia lAÂjû«.Jl, dépen-

dances du pays des Turks. De Wakhan à Tibet oyj, on compte i8 journées. Wakhan possède des mines d’argent

très-riches et produisant du minerai d’excellente qualité ; on trouve de l’or dans les vallées lorsque les eaux deviennent torrentueuses; on recueille ce métal et on l’exporte ensuite au loin. « On tire aussi de ce pays du musc et des esclaves. Sacnia « iuÂjuw, ville qui dépend du pays des Turks Khizlldjls, est à « 5 journées de Wakhan, et son territoire touche aux possessions « chinoises h »

Dans le voisinage de Saghanian il existe un grand nombre de villes populeuses, et entre autres Basend ville située

à 2 journées de distance, «dont les quartiers sont florissants,

« les édifices contigus et les ressources sociales très-abondantes. >*

A une journée au sud-est de Saghanian on trouve Tourab

' Nous suivons la leçon qui nous est fournie par le ms. B. :

Feuillet 1 1 5 recto.

Feuillet 1 1 5 verso.

NASEF

ou

NAKUCHE15.

«jolie ville très-commerçante dont les habitants sont riches « et se livrent au travail des fabriques et à diverses industries. »

De Tourab à Basend i journée.

A 3 milles de Saghanian est Rankalsa petite ville.

De là à Zeïnoun en se dirigeant vers l’orient, i joièrnée.

De Termed à Boukhara on compte i i journées,

savoir :

De Termedà Hachem-Djerdij.^- « petite ville, » i journée.

De là à Robat-Darak dijii Bly, i journée.

De là à la Porte de fer , « petite ville bien peuplée, »

1 journée.

De là à Keïdek (ou Keïrek « petite ville bien peu-

« plée, comparable à ta précédente en fait d’industrie, de re- « venus et de ressources, » i journée.

De là à Racadkend .xâ5I>ôj, i journée.

De là à Surundj «jolie petite ville ornée de beaux édi-

« fices et de bazars, » i journée.

De là à Nasef i journée.

« Nasef ljUô ^ est ime grande ville bâtie sur un terrain plat, en- « tourée de murs et d’un grand faubourg également clos de murs, « avec quatre portes; il y a dans la ville un château non

« fortilié, et dans le faubourg une grande mosquée, ainsi que des « bazars construits entre la mosquée et l’hôtel du gouvernement « jb. » La ville a peu de territoire et de dépendances; les montagnes sont à 2 journées de distance du côté de Kech vers l’orient. A l’occident est un désert qui se termine au Djiboun et où il n’existe aucune montagne. « Nasef est tra-

" versé par une rivière qui, venant du côté de Kech, coule auprès

‘ La version latine porte Rancasa.

^ Il s’agit ici de la ville généralement connue sous le nom deNaklicheb .

' Kech ou Kich porte actuellement le nom de Cheliri-Sebz ; ce fut là que naquit le fameux Timour.

« de l’hôtel du gouvernement, puis est employée pour les besoins Feuillet 1 15 verso. « de l’agriculture. Il n’y a soit à Nasef, soit dans ses environs,

« aucun autre cours d’eau, et encore celui-ci tarit-il durant les « années de sécheresse; cependant on trouve dans le pays des « sources qui servent à l’arrosage des vergers et des jardins*pota- « gers, et l’on y vit, presque sans interruption, dans une abon- « dance, une tranquillité et une sécurité parfaites. » C’est là qu’on rejoint la route de Samarcande «route sur la-

« quelle on trouve deux lieux où l’on fait la kliotba; l’un d’eux «se nomme Berda et l’autre Kecba : ce sont deux

« petites villes bien peuplées, possédant des mosquées et autres « lieux de réunion. «

De Nasef a Maïamra’^^U, i journée.

De là à Monabekak i journée.

De là à Carahoun bourg peuplé, i journée.

Et de là à Boukhara i journée.

ITINÉRAIRE d’aMOL A BOUKHARA h

«Vous sortez d’Amol et vous parvenez au fleuve, 3 milles.

« Vous le traversez sur une embarcation et vous arrivez à « Carberj>j^, ville florissante, située sur la rive orientale; les « édificês y sont beaux^ ainsi que les rues et les places publiques,

« le territoire cultivé; c’est une place fortifiée. De Carber vous « allez à Bikend — >, ville de moyenne grandeur, située bim;nd.

« à moitié chemin de Boukhara, remplie d’edifices et de mar- « chés, entourée de murailles très-fortes et de champs cultivés;

« on -y voit une grande mosquée dont les constructions, et « notamment la kibla sont très-ornées; il n’existe nulle

‘ Cet itinéraire manque dans le ms. A. , ainsi que dans la version latine.

* C est le lieu situé dans la direction de la Mecque et vers lequel les musulmans se tournent pour faire leurs prières.

Feuiliel 1 1

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