partie du Djil province partout très-montagneuse, excepté
auprès du Wakbch et du pays de Akdjer j^\ qui confine
avec celui de Menk dépendance du Djil.
« Helawerd est une ville agréable, populeuse, commer-
« çante et fréquentée par les voyageurs. On peut en dire autant « de Lakend Quant à Hanek kiLUft , c’est une ville agréa-
« blement située au milieu de jardins, de vergers et autres lieux « de délassement. Les maisons y sont construites en terre, en « briques et en chaux; il y a plusieurs marchés et beaucoup de « gens riches. C’est le lieu de la résidence du sultan. » De Hanek à Menk, on compte 2 journées.
«Menk viL« est une ville de grandeur moyenne; les murs « dont elle est entourée sont en pierre et en plâtre; il y a des « édifices, des bazars et beaucoup de population; plus considé- « rable que Hanek elle est comparable, en étendue, à
« Wakban et à Keran lieux où Ton fait beaucoup de « commerce et où l’on se livre très-activement à flndustrie. »
/( recto.
La version latine porte Karic, Belemtan, Alexandra, Manc, etc.
'i80 TROISIÈME CLIMAT.
Feuillet 1 1/, verso. De Ma’aterar petite ville, à Helavs'erd 2 journées.
De Ma’aberar à Hanek JoU», 2 journées.
Kawendj est une ville située à environ 3 milles audessus de Ma’aberar, en remontant le Kharïab.
La ville de Telmetan est à 12 milles de Cantarat el-
Hadjar^' (ou du pont de pierre), sur le chemin de Menk Du pont de Badakhchan au chemin de Menk, on compte 2 journées.
Sorti de Roustac Menk vous traversez d’abord la
rivière d’Andidjaraa’ puis la ville de ce nom, distante
de Menk d’une journée.
Andidjaraa’ est une très-jolie et très-agréable ville « où
« l’on trouve des édifices, des marchés et des ressources de toute « espèce. »
Sorti de là, vous traversez la rivière de Fawghan située
à une journée de distance, puis la rivière de Balsan yUA», et vous arrivez à Menk
De Termed à Cawadïan on compte 2 journées.
« La seconde de ces deux villes (Cawadïan) est moins grande « que la première; elle est cependant entourée de murs; il y a « des bazars où les marchands vivent dans l’aisance; il en dé- « pend des métairies, des champs très-fertiles, des villages et « même une petite ville du nom de Souran située à une
« journée de distance et très-commerçante.
De Cawadïan à Saghanian on compte 3 journées.
sAGHAM.vN. « SagliBnian est une ville plus considérable que Ter-
« med en ce sens qu’elle est entourée d’un faubourg et
« de fortes murailles, et que les habitations et les rues y sont n plus vastes; mais la population en est moindre. Les habitants
‘ Le ms. A. contient ici trois lignes de texte deux fois transcrites par erreur. Saghanian ou Chaglianian est aussi le nom d’une province très-connue et dont il est souvent question dans l’histoire des invasions de Timour et de Baber.
« de Terined sont plus nondireux, plus riches et plus enclins à Feuillet n « la dépense. Il existe à Saghanian un château très-fort^, une « grande mosquée où l’on fait la khotha, et l’on y trouve des « docteurs et des personnes qui se livrent à l’étude des sciences.
« Il en dépend divers bourgs et villages dont le territoire est « arrosé par des cours d’eau’ et par des rivières qui se jettent « dans la rivière de Cawàdïan , auprès de la ville de ce nom et « au-dessous de Termed. »
De Termed à Saghanian, on compte 4 journées, savoir :
De Termed à Kharmlcar > " petite ville commerçante,
« dont les maisons sont jolies et le territoire arrosé par des eaux « courantes, » i journée.
De Kharmlcar à Sarmankha , « petite ville bien peu-
« plée, commerçante et fréquentée par les allants»et les venants, »
1 journée.
De là à Darzandjl « ville agréable , abondante en res-
« sources de toute espèce, possédant des bazars solidement cons- « truits, de belles rues, des (juartiers florissants, des habitations « durables et une population riche et commerçante, » i journée ou 2 1 milles.
De là à Saghanian i journée^.
ITINÉRAIRE DE SAGHANIAN A VVASDJERD Feuillet i
De Saghanian à Terbed 9 milles.
De Terbed à Hamouran ^ ^ milles.
On rencontre, entre ces deux lieux, la rivière de Wakhcbab dont la largeur est ici d’environ 3 milles. « La ville de
‘ On lit dans le ms. B. :
’ Nous suivons ici la version latine, nos deux manuscrits indiquant deux journées , sans doute par erreur.
verso.
5 recto.
Feuillet i ) 5 recto.
WASDJliRD
ou
WASGHERD
« Hamouran yîjyè, située à l’occident de cette rivière, est popu- « leuse et riche; le commerce qu’on y fait est considérable et « l’industrie très-active ;* il y a des édifices contigus, des jardins « et des lieux de promenade agréables. »
De là à Abar-Kachra jLî, gros bourg bien peuplé,
De ce bourg à Souman yUy-w, « ville de moyenne grandeur, « bien peuplée, bien bâtie, possédant des bazars et défendue « par de fortes murailles, » i5 milles.
De Souman à Andïan «petite ville, » i journée.
De là à Wasdjerd i faible journée, ou i5 milles.
K Wasdjerd Wasgherd) est une ville importante où
« l’on remarque beaucoup d’édifices, où l’on fait un grand com- « merce, et dont les habitants sont riches; il y a beaucoup d’é- « trangers; les femmes y sont très-belles et los produits de l’in-
« dustrie avantageux. On tire de Souman yUj et de Was-
« djerd beaucoup de safran d’excellente qualité, et
« cette substance s’exporte au loin. On apporte de Cawadïan « à Wasdjerd, du cumin, du coton et du^ ,
« avec lequel on fabrique la couleur rouge et dont il se fait « une exportation considérable pour l’Inde. Le sultan perçoit « un droit (en nature) sur ces diverses productions. » De Wasdjerd jusqu’au lieu où le Waklicbab se perd sous
une montagne, pour reparaître ensuite dans le pays de Wasdjerd, on compte i faible journée.
Celui qui veut se rendre à Raset s’écarte un peu de
l’orient et parvient en une journée à Dernik iLôji, « petite ville « bien peuplée, avec bazar, et dont les habitants vivent dans « l’aisance. »
De là à Harkan (ou Djarcan «ville comparable
‘ Le nom de cette substance est maiheureusement illisible dans l’un et dans l’autre de nos manuscrits.
HUITIÈME SECTION. 'iS5
« à la précédente, tant sous le rapport de l’étendue que sous Feuillet nS recto. « celui de la population et du commerce, » i journée.
De Harcan à el-Cala’ iOtViSi, place forte située sur la frontière du « pays de Raset, du côté du pays des Turks, et sur le som-
« met d’une haute montagne (la distance manque). La
« garnison de cette place est obligée de se tenir sur ses gardes « contre les attaques des Turks. »
Raset ville bâtie sur l’extrême limite de ce côté du
Khorasan, est située entre deux montagnes; c’était par là que les Turks pénétraient pour se livrer à leurs déprédations; mais Fadliel, fils de labia, fils de Khaled le Rarmécide, fit clore ce défilé au moyen d’une porte dont.il commit la garde à des troupes; depuis cette époque jusqu’à ce jôur, les princes du pays ont continué d’y tenir garnison. Sur les limites du Wakhch et du Djll cLs»- sont Waklian et Sacnia lAÂjû«.Jl, dépen-
dances du pays des Turks. De Wakhan à Tibet oyj, on compte i8 journées. Wakhan possède des mines d’argent
très-riches et produisant du minerai d’excellente qualité ; on trouve de l’or dans les vallées lorsque les eaux deviennent torrentueuses; on recueille ce métal et on l’exporte ensuite au loin. « On tire aussi de ce pays du musc et des esclaves. Sacnia « iuÂjuw, ville qui dépend du pays des Turks Khizlldjls, est à « 5 journées de Wakhan, et son territoire touche aux possessions « chinoises h »
Dans le voisinage de Saghanian il existe un grand nombre de villes populeuses, et entre autres Basend ville située
à 2 journées de distance, «dont les quartiers sont florissants,
« les édifices contigus et les ressources sociales très-abondantes. >*
A une journée au sud-est de Saghanian on trouve Tourab
' Nous suivons la leçon qui nous est fournie par le ms. B. :
Feuillet 1 1 5 recto.
Feuillet 1 1 5 verso.
NASEF
ou
NAKUCHE15.
«jolie ville très-commerçante dont les habitants sont riches « et se livrent au travail des fabriques et à diverses industries. »
De Tourab à Basend i journée.
A 3 milles de Saghanian est Rankalsa petite ville.
De là à Zeïnoun en se dirigeant vers l’orient, i joièrnée.
De Termed à Boukhara on compte i i journées,
savoir :
De Termedà Hachem-Djerdij.^- « petite ville, » i journée.
De là à Robat-Darak dijii Bly, i journée.
De là à la Porte de fer , « petite ville bien peuplée, »
1 journée.
De là à Keïdek (ou Keïrek « petite ville bien peu-
« plée, comparable à ta précédente en fait d’industrie, de re- « venus et de ressources, » i journée.
De là à Racadkend .xâ5I>ôj, i journée.
De là à Surundj «jolie petite ville ornée de beaux édi-
« fices et de bazars, » i journée.
De là à Nasef i journée.
« Nasef ljUô ^ est ime grande ville bâtie sur un terrain plat, en- « tourée de murs et d’un grand faubourg également clos de murs, « avec quatre portes; il y a dans la ville un château non
« fortilié, et dans le faubourg une grande mosquée, ainsi que des « bazars construits entre la mosquée et l’hôtel du gouvernement « jb. » La ville a peu de territoire et de dépendances; les montagnes sont à 2 journées de distance du côté de Kech vers l’orient. A l’occident est un désert qui se termine au Djiboun et où il n’existe aucune montagne. « Nasef est tra-
" versé par une rivière qui, venant du côté de Kech, coule auprès
‘ La version latine porte Rancasa.
^ Il s’agit ici de la ville généralement connue sous le nom deNaklicheb .
' Kech ou Kich porte actuellement le nom de Cheliri-Sebz ; ce fut là que naquit le fameux Timour.
« de l’hôtel du gouvernement, puis est employée pour les besoins Feuillet 1 15 verso. « de l’agriculture. Il n’y a soit à Nasef, soit dans ses environs,
« aucun autre cours d’eau, et encore celui-ci tarit-il durant les « années de sécheresse; cependant on trouve dans le pays des « sources qui servent à l’arrosage des vergers et des jardins*pota- « gers, et l’on y vit, presque sans interruption, dans une abon- « dance, une tranquillité et une sécurité parfaites. » C’est là qu’on rejoint la route de Samarcande «route sur la-
« quelle on trouve deux lieux où l’on fait la kliotba; l’un d’eux «se nomme Berda et l’autre Kecba : ce sont deux
« petites villes bien peuplées, possédant des mosquées et autres « lieux de réunion. «
De Nasef a Maïamra’^^U, i journée.
De là à Monabekak i journée.
De là à Carahoun bourg peuplé, i journée.
Et de là à Boukhara i journée.
ITINÉRAIRE d’aMOL A BOUKHARA h
«Vous sortez d’Amol et vous parvenez au fleuve, 3 milles.
« Vous le traversez sur une embarcation et vous arrivez à « Carberj>j^, ville florissante, située sur la rive orientale; les « édificês y sont beaux^ ainsi que les rues et les places publiques,
« le territoire cultivé; c’est une place fortifiée. De Carber vous « allez à Bikend — >, ville de moyenne grandeur, située bim;nd.
« à moitié chemin de Boukhara, remplie d’edifices et de mar- « chés, entourée de murailles très-fortes et de champs cultivés;
« on -y voit une grande mosquée dont les constructions, et « notamment la kibla sont très-ornées; il n’existe nulle
‘ Cet itinéraire manque dans le ms. A. , ainsi que dans la version latine.
* C est le lieu situé dans la direction de la Mecque et vers lequel les musulmans se tournent pour faire leurs prières.
Feuiliel 1 1