‹ Géographie d'EdrisiChapitre 9 sur 72 · MIT · texte numérisé non relu

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DU TRADUCTEUR, érudition variée et solide, élégante fidélité; mais il n’en est pas d’une description du inonde entier comme de celle d’une province, et d’ailleurs j’ai trop de motifs de croire à mon insuffisance personnelle pour prétendre à f illustration complète d’un traité de géographie générale, alors surtout qu’un tel ouvrage, composé dans les ténèbres du xiU siècle, ne nous est parvenu qu’informe, mutilé et transcrit par d’ignorants copistes, en caractères d’écriture où le déplacement des points diacritiques suffit pour dénaturer le sens des mots. Lorsque ma bonne étoile m’eut fait exhumer ce monument de la poussière des bibliothèques, mon premier, mon unique soin dut être de le dégrossir, non de le restaurer; je mis la main à f œuvre, persuadé que, malgré ses imperfections, le public accorderait quelque estime à un travail protégé par le souvenir des Arabes amis des lettres pour elles-mêmes, et par celui des Normands qui, dès le xi® siècle de notre ère, portaient au delà des mors nos armes, nos mœurs et nos lois.

Si j’atteins ce but honorable, si mes efforts sont couronnés de quelque succès, je le devrai surtout aux bienveillants conseils des savants illustres que j’ai eu si souvent foccasion de citer durant le cours de la présente version. Avec leur secours, avec les ressources de toute espèce que m’offrait le zèle éclairé de M. le Directeur de l’Imprimerie royale, il m’eût été possible sans doute d’entreprendre la publication du texte arabe de fEdrisi ; mais une telle publication, utile seulement aux personnes qui font des langues orientales l’objet spécial de leurs études, ne pouvait entrer dans le plan que la Société de géographie s’était proposé. Je me suis donc borné à transcrire en caractères arabes

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