PARTIE..— ^X'.EUROPE
s'être Kwréeàla colère, çu.d'avoir des yeux de chien (Kuvàç ojujjmn], mais d'avoir violé toutes les lois de la pudeur.
Lorsdela première lecture de mes recherches sur la désinence w^, je h'avois pas^ recouru aux passages précités d'Eustathe; mais je ne croyois pas poii^ cela avoir fait pétition de principe. En effet, j'avflisucirrt.rtié, 1.° Diodore de Sicile expliquant [suprà , pag. 193 ) la désinence w^. par 7r£ffl-o-4<? , aspect; 2..° Eustathe Jui-même, qui rexpîiquoit aussi par "o-\iç\ et à cgs deux autorités ^ j'avois eu soin de joindre celle d'Orphée [supm, pag. 194) expliquant Xicù^TnJic- /S-iiÀXtn d'Homère (H. Bacck. V. î8) par iùeiJïi tiiJLihin , Sémélé belle avoir., Simélé^d'un riant aspect, iu«Jî, glose évidente d'iuâ^^bî, où il s'agit certainement de l'aspect et non des yeux. Je n'avois donc pas, je le répète, fait pétition de principe.-' j,îoI:j ,'.;;-:!; !,
Si l'on nous : inyitoh 'à ■■fQttifiçr j^ar d^xiouvelles autorités le sens dp la désinence u-^, umt, &c., nous citerions, i.° A/.S73'4 (R. ««•Sp^, «4)) Ethiopien, et litt. qui a le visage] brûl-é^ noir, naif-brun [i) , et nojj qui a. l'œil brûlé, p.' Tf^ymç, qui a unMy^pecf HriAbk, sat^nge ( Schneid. /, /. ) ;; '^.^.(rnv'^fmziqui dmngard ,:une mine, un extérieur renfrogné, sombre, triste, abattu (ibid. /./.); 4-° «Ao/i'à^î épithète que Pindare [Pyth. 4> 377) donne aux Colques, les mêmes qu'Hérodote, 2, io4,
(1) Acception indiquée par M, Scimeider dans son. Lexique grecallemand.
qualifie de jwxôi^^^oeî, mot qui. s'entend évidemment de tout l'aspect extérieur, et non de l'œrl seulement; ^.° yjtXcuvuTnv vKpîXw du même Pindare, Pyth. ij 13; 6° xuetywmJhi ( A/xÇiiflTJii, Hom. //, 12, 60 ) , qui évidemment s'entend de tout l'extérieur d'Amphitrite , et non pas Seulement de son ceif.
Si l'on nous invitoit pareillement à justifier par de nouveaux exemples, le sens d'aspect, dont o^a est parfois susceptible , nous citerions ApTi/^Jbt ^ovc^afcv o(jift.a. d'Eurip. { Phten. 809 ) ; wt Ifot/AeTs ^Sv iU dv sA9«7)/ cfii{A.ec ( Eurip, Heracl. 887), Tv^vg^fMpçiov o/jl^lo. (Eurip. Ion. 1361; et 7W£^c 'ofxfjiix. d'Orphée [ Hymn. 10, 17); et enfin H. Estienne, qui déclare comme nous que ofjif/.cL est susceptible du sens daspectus ; et M. Schneid. , qui traduit ojufAot, par ( spécîes ) ce qu'on voit, aspect (obtutus ) (i).
Avec et d'après de telles gloses, je croirois pouvoir avancer que mon interprétation des désinences «4> «#wi)f , «W9f ou «jTOf, «OTf , et celle de o^«, sont très-admissibles grammaticalement, et qu'ainsi je n'ai point à me repentir d'avoir écrit, il y a douze à quinze ans, dans ma Clef d' Homère , l'un de mes humbles petits livres d'école, ce Ki/c«cTOf signifie impudent; ofxf/.a., oculus , et de plus, aspectus. « Cette notule sera utile à nos commençans , à nos jeunes maîtres , et même à d'illustres savans.
(i) Le même M. Schneider cite un ï/ufx<t ipamiut de Sophocl. El. 398 , mais que nous croirions inexactement indique.