I." PARTIE. — L'EUROPE
partie du inonde jusqu'au pays des Scythes, finit par dire que les mœurs de ces peuples , ainsi que celles des Sauromates (twi' tî aMwi' SKtyÔMf x^ toc icojpof^uTzôv ) , ne sont pas par-tout uniformes. » ■"'■
VI. 7, pag. 4^7, B (trad. franc, tom. III, pag. 48 ): ce Ph Ji cft' ctvmv tAcLe/Lon-ç tctw^ç, &c. Le pays des Gètes est traversé par le fleuve Marisus ( le Maros ) , qui se décharge dans le Danube. C'est sur ce dernier fleuve que les Romains transportent leurs provisions de guerre; car ils donnent le nom de Danubius à la partie supérieure de ce fleuve , comprise entre sa source et les cataractes, et QUI COULE sur-tout AU TRAVERS DU PAYS DES DaCES, a ixâXiça. Jlà mv Aâitav (pipera/ ) ; et ils nomment Ister la partie inférieure qui traverse celui des Gètes jusqu'au Pont-
Euxin [f^iyff^t TbÙ ïloyiVU T). TTSp» TBl/ç TêTaf ).
« Les Daces parlent la même langue que les Gètes : ces derniers sont plus connus chez les Gi'ecs que les autres, à cause de leurs FRÉQUENTES migrations (efti 75 owe^éïç -Tttf /usTttcaçâoî/ç j sur les deux rives de l'Ister, et de leur mélange avec les Thraces et les Mysi
( MoobJç ).
55 II en est de même des Triballi, autre peuple de Thrace : ils ont été plus d'une fois forcés de changer de lieu , par les incursions successives de peuples plus forts chez des peuples plus foibles. Ce sont ou des peuples de l'autre rive de l'Ister, que les Scythes, les Bastarnes, et les Sauromates attaquent souvent et POURSUIVENT À TRAVERS LE FLEUVE, au point que
quelques-uns des agresseurs s'établissent dans les îles ou en Thrace; ou des peuples en deçà du fleuve, qui, chassés de leur pays par les llfyriens [obligent à leur tour leurs voisins à abandonner leurs demeures],
Dans ce passage , où les difficultés sont nombreuses , etoù il est bien pardonnable d'errer parfois, remarquons, 1.° avn%«f, qui, littéralement, indique des migrations qui se succèdent presque sans intervalle; 2.° 'iTnJiotOcùvnv , que l'on a rendu par poursuivre à travers le jîeuve , locution impropre; 3.° a, ijlo.'Kkpi. Sik-mv Amuhv (pépero/ , jieuve qui traverse entihement le pays des Daces ; notion géographique que ne représente point du tout la version , coule sur-tout au travers du pays des Daces ; 4 .° t* TTsei TTîùf rsTttf , que X. traduit mal par partes quitus Getce sunt vicini , et que la version française rend fidèlement ici et n.° 7.
VII. i2.,pag. 83i,A,Iig. 2 ( trad. franc, tom. IV, pag. 5 5 )• « ky/oiiv ;àç aÙTBc, &c. , Homère ( poursuit Apollodore) ignoroit bien des choses notables RELA- TIVEMENT AU PONT-EUXIN (vroMà TOf àiJb^uv Tiip) tbv nôvTov ) , telles que l'existence de plusieurs peuples et de plusieurs fleuves ; autrement il les auroit nommés. On pourroit accorder cela à Apollodore, pour ce qui regarde les choses très-remarquables, comme la désignation des Scythes, du Palus-Méotis, de l'Ister (dont on ne trouve pas les noms dans Homère) ; mais ce poëte, après avoir si bien désigné les Nomades par leS épithètes de GalactOPHAGJ, d'Afill, d'hommes très-