‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 136 sur 178 · I." PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — L'EUROPE

des redondances, j'ai réfléchi, et je crois avoir trouvé qu'ici ÎTmvu/^M signifioit nom donné à la suite d' ( Itti ) un autre, nom qui en a remplacé un autre. Mais je n'admettrai, ici, ni la version latine cognomen , que donnent presque tous les philologues, ni celle de surnom, titre, proposée par notre savant lexicographe; car, chez Hérodote,, Lydiens n'est pas un surnom, mais un nom venu à la suite d'un autre. Ainsi, dans H. 7, 121, i, 0 My^Tmç — iTmvitfjûiw ê%«, le golfe Therméen a son nom à la suite du nom Therme donné à l'une des villes de ce golfe. — Ib. Muotî. Voyez infrh , \ excursus sur les Mysiens, qui, selon Hérodote, tradition citée par Strabon (12, pag. 857, B), étoient colonie de Lydiens, et qui, du nom du mont Olympe, s'appeloient Olympiéniens. Les Lydiens et les Mysiens , d'origine thrace, avoient le même commandant.

Ch. 75. ©ptti'x^ç— «TOI S'ia.QttvTiç—Q^miiav S'i. Sur ces trois phrases, voyez infrà Vexcursus.

Ib. "È-m Ji T»(n Ki(pciX^iin. Notons, i." stt-i avec régime; 2." Iwi é% pris dans un sens absolu, ainsi que Trpoç Si ; 3.° le sage emploi des prépositions dans ces phrases, iw) wipaXitn, TTêû» li aS/Mt, Tne} tvç TrôJicç. Remplacez ■:Tep< , qui marque l'étendue, par ètt) , qui , avec le datif, exprime superposition, et vice versa, et vous n'aurez plus un grec correct. — Ibid. Ziiç^. H. Estienne se trompe sur ce mot, cite mal et explique mal. La ^eira étoit un vêtement très-ample qu'on mettoit par dessus ( iTj-f ) la tunique, et qui étoit commun aux Arabes (y, 6^, I ), ainsi qu'aux Thraces.

Tlie/.CiCKitiiivot. Encore, ici, wepi signifie beaucoup moins autour , qu'il ne marque Yétendue,

chaussures de peau de faon aux pieds et aux jambes. — VitS'iXa.. riêJ/Aûv -tÎ, de ùf^îu , volvo , et de -ni mS'ov-, solum , ix. T« 'e^ ttÎS'ov i'iMlâtu, selon Dam m ; et suivant Scheid, de TTÉfToî, de l'ancien vreç, d'où le latin pes, et iXoç, involucrum , de iXa , volvo ; ou de TrîS't , datif de ttsç ou :7-s<)V (ce qui plaît davantage à Markiand et k Vaick. ) , auquel radical on a ajouté la désinence, Ao?, An, Aoc. Ainsi parle Scheid; mais iXoç , /X», iXov me paroîtroit désinence plus naturelle. Quant h p/anities, donné, dans le même article, pour version de Tniltàç, je ne puis l'admettre : en effet, TrîJbv signïûe plaine; et TnS'iàç, vaste plaine.

On nous donne une étymologie de ■rriS'tMv ; est-elle certaine ; Je ne sais : si l'on en croit l'hébraïsant Rivière, que je consultai sur ce mot il y a bien des années, TrtS^Xov viendroit d'une racine orientale signifiant bandelette, tout ce qui se roule ['iXai, volvo) et sert à couvrir, à envelopper principalement le pied; donc, par extension, chaussure du pied: car anciennement on ne connoissoit pas les souliers ; on se bornoit à envelopper les pieds dans des bandelettes ; ce que représentent des peintures antiques. Homère fait mention à tout moment de TrîS'ihct, lesquels, du temps de la guerre de Troie, consistoient uniquement dans une chaussure de peau de bœuf, ou de quelque autre animal , qu'on attachoit k ses pieds avec des courroies, ou dans

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