‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 137 sur 178 · I.'° PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I.'° PARTIE. — L'EUROPE

des bandelettes qu'on passoit k plusieurs reprises autour des pieds. ChezJes Thraces d'Hérodote, les ■^rîhha. enveloppoient les pieds [TréJicç) et les jambes (wii/xaç).: mais, du temps d'Homère , les T^siTMa s'attachoient sous les pieds , et ne montoient pas jusqu'à mi-jambe : c'est ce que donne à entendre ttoott S\^ vTnu IcAxreTO KoCKa ■Tr'iS'i'Ka. [II. 2 , 44 ) > '/ attacha sous ses pieds ses beaux PED.ILA ; TTîS'tXa, J^ni^voç vtto mosiv , ayant lié ses PEDII.A sous ses pieds ( Od, 16 , 154» iJ5)>^t <l/xip) ttoAc^siv lo7ç àpâe^Ms TiiS'ika. ■mfji.vuv S^ùimi, (homov \v^o\ç ( Od. i4> ^3, :i4 ) > Eumée se préparait sa chaussure ( et non ses bottines, comme le veut Bitaubé) , en coupant une peau de bœuf colorée.

Théocrite [id. 2), 103 ) fait mention de Ka^omS'iXct dans ces vers : à^A' 0 f^sc a/nçi miJiocnv iur/jivirotcnv I/maoi Kd^OTriS^X' àçy.eji.m.i 1 TTU^çaJhv lyUiç àfiiXjat' (l). Pour l'explication de ces détails bucoliques , ne consultez ni Geoffroi, qui ne vécut qu'au milieu de nos cités, aimant peu les arbustes et les humbles bruyères , ni H. Est., qui omet nahoTriS^iXa. , ni M. Schneider, qui juge v.ctKoTTÎS'iXa. leçon fausse ; conjecture qu'appuie la version ^Andréas Divus Justinopolitanus , qui traduit KctXoTrihXa. par bona calceamenta. Chabanon a voulu expliquer ce terme, mais ne donne pas le vrai sens, lorsqu'il prétend qu'il s'agit de licge qu'on attache sous les pieds des brebis. II est question ici, non de brebis.

(1) L'édition de Bâle, 1541, rend ce TTtt^mJ^v îyfvç par ajuiJ prope .

mais de vaches qu'on va traire : on va mettre, dans des entraves de bois [ttÎS'iMv, chaussure, tiàMv , bois), leurs pieds attachés à cette chaussure de bois par des courroies bien coupées ( àj""?' Trôiho^v , iVTfJMToiinv i/xci(7i mtXoTrîhx' ù^ec<n>.i). Reiske , qui tourmente ces vers, Ht àfjLiptTrôJiixnv; mais cette correction ne i'eûtpas tenté, s'il se fût rappelé ces vers d'Homère ( Odyss. i6, i 54» I j 5 ) : À/>c(p) ttÔJIecoïi' iôïç ctpae^mê TretfiAo,, lesquels sont fa meilleure glose possible du vers de Théocrite , ici plus qu'imitateur d'Homère.

Dans ce passage, si maltraité par nos devanciers, j'ai rendu Wc/kç et >cv»îjt««ç que M. Larcher ne traduit pas littéralement. II falloit dire ttoDç, le pied : mfw^ la partie antérieure de la jambe, est le tibia, qu'indique en partie Homère dans ce vers : ëfaXê %n(mv vm ^vvetTtç ( //, 2 I , 1,91),// le frappa au cnêmè, un peu audessous du genou :<n<.îxn (tw) , désigne l'ensemble des cuisses, des jambes et des pieds. Le Lexicon Xen. explique bien et -MViiMi-, et mixii, d'après Aristote. Voyez, dans mon Xen. t. VII, B, p. 728, une description anatomique.

neATttç. M. Larcher traduit mXvi , àamJkç, 7, 74, 2, par boucliers. Mais, au premier, conservons ;7f/rc que M. Larcher lui-même définit bien, et qu'il francise dans son Anabase , tom. I, pag. m et 1 2 ; et au second , boucliers.

2. AÎ)j>vn-Çia.<ri. Ce dernier me semble dire plus que le premier, et exprimer affirmation. J'ajouterai que ce ^a.<rh ne se rapporte peut-être pas aux Thraces. Hérodote, voulant déterminer le sens de AsV"'^' l'accom-

Page 1