‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 138 sur 178 · I." PARTIE. — ■ L'EUROPE · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — ■ L'EUROPE

pagne de ttinoi. II l'omet k favi. Ce dernier signifie donc (iV. ] on affirme, et non ils affirment.

Ch. 76. U^^QoMuç Xvnoifjktti , deux ép'ieux à la lycienne. H s'agit ici de Thraces asiatiques venus d'Europe en Asie : ils avoient probablement emprunté cette sorte d'armes k d'autres peuples asiatiques , aux Lyciens par exemple. Cette version de M. Schw., venabula lupis interficiendis apta, est donc inexacte. Voyez, au reste, et la note de M. Schw. , et l'excellente note de Bellanger, citée par Larcher, laquelle rappelle que les anciens aimoient k désigner les différentes sortes d'armures par une épithète qui en indiquoit la façon, om plutôt le pays où elles avoient été fabriquées, .'^■'

U.foç Ji To7o7 )ifoit/îm, MTa. Je ne m'attacherai pas k relever toutes les inexactitudes des versions de nos devanciers ; mais celle-ci doit être signalée. M. Larcher et autres nous disent que les Thraces d'Asie portaient avec eux des casques d'airain , et outre ces casques , des oreilles. Pourquoi ces Thraces, faisant partie de l'expédition de Xei-xès, portoient-ils des supplémens d'oreilles î Etoit-ce donc pour remplacer les oreilles qu'on leur couperoit à la guerre! Mais Hérodote est loin de donner lieu k cette singulière question. /^<,

Son texte dit : Les Thraces avoient sur leurs têtes des casques d'airain auxquels étaient adaptées des oreilles de même métal. Ei^v nfûyat. . "ttdoç Ji tiÎoj apivisi, ù-rt. Tlpoç signifie souvent en outre; ici il signifiera non -seulement addition , mais de plus , addition de chose qui tient a une autre , qui est adaptée à une autre. Ce sens de -tt^oi.

avec le datif paroîtra vrai à ceux qui réfléchiront sur la nature des cas. Voyez mon Demosth. pro Corona, pag. 145.

En disant que les Thraces , allant en guerre , portoient avec eux des oreilles supplémentaires, c'est faire, non pas une mauvaise plaisanterie, mais un véritable contre-sens.

Examen logique des Textes grecs.

Ch. 75. Examinons maintenant les conséquences du texte et de notre version, qui représente un texte rendu littéralement.

Ce n'est qu'au ch. ^6 qu'on annonce une lacune. Pour démontrer qu'elle n'existe pas à ce chapitre jG, portons toute notre attention d'abord sur le chap. 75 : il commence par Qfti'ixiç. Au seul énoncé de ce mot, nous avons deux choses à prononcer, 1.° qu'il s'agit des Thraces asiatiques; z." de Thraces asiatiques considérés tels qu'ils étoient en Europe antérieurement à leur émigration d'Europe en Asie.

I.'" PROPOSITION. 0p«iK6f désigne des Thraces asiatiques. La preuve que ©fuiiaeç doit s'entendre de Thraces asiatiques, se trouve dans les antécédens, ch. 55, 56, 59. Nous y voyons Xerxès passant d'Asie en Europe, et arrivant aux vastes plaines de Dorisque (7, jp et 108 ). Là, Xerxès fait la revue de ses troupes : au moment où il fait cette revue , il vient de traverser le détroit et de quiter l'Asie. Au moment où il met le

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