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pratiquoit la justice et honoroit les dieux. Un tel peuple étoit digne, plus que tout autre, des regards de Jupiter. Aussi est-te sur lui seul que, de l'Ida, Jupiter abaisse ses regards. : -ilc ny
Cette idée, qui semble naturelle en interrogeaiit Ifc contexte, étoit celle de Posidonius. Comment donc Strabon, qui la connoissoit et qui la cite; comment Strabon, qui remarque, d'après Posidonius, que les Mysiens s'abstenoient, par scrupule, de tout ce qui a vie, et par conséquent de bétail, qu'ils se nourrissôieht de miel et de fromage, et que, par cette raison, on les qualifioit d'hommes religieux , a-t-il pu se résoudre à transformer, quatre lignes après, des épithètes des Mysiens en noms de peuples divers! M. Heyne a beau dire (//. 13, }j qu'ici Strabon a bieii éclairci toutes les difficultés (de toto e<^regie disputât Strabo) , j'oserai affirmer qu'il n'a point rempli cette tâche en entier. Ce que je remarque ici dans Strabon, c'est, non l'excellence de sa critique, mais une abnégation de toute ci'itique sur le sens de ces épithètes : elle ne peut s'explicffier qu'en supposant que Strabon, voulant être sur-tout géographe, a laissé, sans y entrer lui-même, le champ ouvert à toutes les discussions grammaticales des nombreux interprètes d'Homère. En effet, les débats sur le sens des épithètes précitées ont été considérables, comme nous l'apprennent et (e contexte de Strabon , et ce mot de M. Heyne , de nominibus jungendis multa sunt disputata apud veteres.
. On n'a pas moins disputé sur le sens du passage d'Hérodote relatif à ses Mysiens.
On a vu, dans les passages précités d'Homère et de Strabon, les Mysiens habitant l'Europe avant la prise de Troie. Nous les voyons, dans Hérodote, 7, 20, habitant l'Asie, et passant d'Asie en Europe antérieurement à la guerre de Troie. Voici ce passage (H. 7, 20, 3):
Tû)/ M.vazûv 7ï Ktti Tav Tiuxftav , ttiv tupo iZp l'ç^imv yao- IA.tvcv ût SlctCctvriç Iç T«v Eti|yjOT)i' y^Tzi Bocam^v , tovç n Of^iKoL; Ktmçpi-^vTO TTo.vmç , y.aj ivri "nv loviov ttovttiv xctTt-
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Ici Hérodote annonce une des plus anciennes émigrations, puisqu'elle est antérieure à la guerre de Troie, et des plus remarquables, puisque l'historien montre un grand peuple passant d'Asie en Europe, tandis que la plupart des émigrations avoient lieu d'Europe en Asie [ Strab. 7, pag. 45 3 )•
Ce texte exige une discussion philologique , qui portera , i .° sur tsfa -mv T<ç^'ixZv ; 2.° sur f^îpi^i n TltthioZ ; 3." sur TOU 'S5»of fj.t(m/jt,^pi»ç.
i ." ïlg} iwi "ïfjpimy. Cette locution nous semble désigner une expédition antérieure à la guerre de Troie. Fréret, dans son beau Alémoire sur i origine et sur l'ancienne histoire des premiers habitans de la Grèce, pag. I o4 (ann. 1805 ), juge cette locution, 'ssfil -mv T^ÏKÎiv, équivoque et pouvant signifier indifFéremmeni