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la, fondation ou Ja ruine de cette vilfe. Cette explication, si elle est admise , répand des doutes sur une date' importante. Cherchons donc le sens de la ioCï*-
tion -SÇ^O Ttùv Tçasïiiâv. " Mi'i-j'-l i.i' :!I,i \'v.\ A"'i\V\U.\ '^
Fréret, voulant prouver l'éqùrvoque de faMate indiquée par is^o TOv TçfiïxZv d'Hérodote, cite le .syô -ro» r^'iyjov de Diod. f i4, ch. i-i 3 ,• pag. 727 ) parlant de Pélasges Tyrrhéniens. qui abandonnèrent la Thessalie pour éviter le déluge de Deucalion , avant -tZv Tpmxav. Le déluge .de. Deucalion' ayant précédé de plus de trois cents ans la prise de Troie, Fréret ne croit pas que Diodore ait eu le dessein de joindre deux événemens si éloignés pour déterminer la date, d'un fait qui a. suivi le premier; en conséquence, il incfine'à entendre 1500 my Tç^ïmy de la "fondation de Traie; '
Mais la raison que donne Fréret. ne me piiroît nullement déterminante. Diodore, parlant de PélasgeS Tyrrhéniens qui, pour éviter:le déluge de Deucalion, abandonnèrent la Thessalie, tsfio vSv TgjîÏKûiy, ,n'a pas prétendu unir deux événemens si éloignés : il a voulu seulement, ou parler vaguement, n'ayantipas de date précise, ou peut-être, .ce qui est fort différent, dire, avec une sorte de précision , que la fuite de ces Pélasges , avertis peut-être par un oracle, eut lieu trois cents avant la guerre de Troie.
Cette explication , qui ne répugne pas logiquement, va recevoir une grande force d'un passage parallèle de Thucydide, où l'interprétation donnée au 'Wi TOI- rç^ï>ûûv d'Hérodote et de Diodore par Valla et
5l4 GÉOGRAPHIE d'HÉRODOTE,
Wesseling, est la seule admissible. Voici ce passage:
ngf TOV Tç^inâv OvS'lV (pOjViTOJj 'OfOTifOV KOlvri tp}aimf/,iVM H
ÉMetj (Thucyd. i, 3, 1 ). J'ai dû traduire, c qui me démontre la faiblesse des Hellènes des premiers âges , c'est qu'avant la guerre de Troie (-sysô -mv TfuixZv] l'Hellade rïi fit évidemment rien en commun : en effet, ■Tsfo -mv Tç^ïxZv s'entend évidemment des temps qui ont précédé la guerre de Troie, comme fx^■^«. tw. Tçjoijgf, du même historien ( 2 , 12, I ) s'entend des temps postérieurs à la prise de Troie. Entendre t* T^iiy. de la fondation de Troie , c'est vouloir , mal-k-propos , anéantir le sens d'une locution chronologique solennellement adoptée pour exprimer le siège de Troie. Le 'opi ruiy fç^ïiûôv d'Hérodote nous avertit donc que l'expédition des Mysiens est antérieure à la guerre de Troie.
2." MÎpfi^i Tê UHveîtnj. Nul des nombreux commentateurs d'Hérodote n'a tenu compte du monosyllabe tî: je le crois néanmoins plein de sens. L'expédition dés Mysiens , après avoir bouleversé toute la Thrace , menaça même la Grèce, puisque le Pénée seul fut la limite de l'expédition. Ce n, jugé oiseux, est donc très-expressif, très-affirmatif, et signifie nimirum.
3.° Mï%6« tS ïliweiov Tn-TttfMv tou 'Sfoç jui,i(mfji.€pi»ç. Là gît une grande difficulté.
Nid'Anville, ni les interprètes et commentateurs des anciens géographes, ni Larcher, qui, donnant la géographie d'Hérodote, ici encore cite uniquement Strabon , ne viennent à notre secourà.
Chez les éditeurs d'Hérodote, jusp^pi UhvhcZ est suivi