‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 159 sur 178 · I." PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — L'EUROPE

My siens qui, dans le moment où j'écris, ont le nom de Âlysiens («et/ olç vùv Mi/otÙç y^XoZmï).

Notons , en outre , ces mots remarquables : Ces yMy siens , peuplade de che^ laquelle ont émigré les /VJysicns qui habitent à présent entre les Lydiens , les Phrygiens et les Troyens , a(p' ùv uffxn'Smmv koj ol vZv — 'Rïvavi.

Dire que c'est de chez les Mysiens d'Europe que sont partis les Mysiens d'Asie, c'est donner l'idée d'une colonie de Mysiens sortant de chez un peuple Mysien qui n'auroit pas tout entier quitté l'Europe.

Si l'on m'accusoit ici de trop donner aux conjectures, jerépondrois par ce texte positif: Les Phrygiens, les Afygdones, les Breèyces , les Médobithyniens , les Thyniens et les Alaryandiniens aussi , )€ pense , ont tous quitté l'Europe, tandis que les Ady siens sont tous restés ,

OVTOl OÙV TiXiOlç àzXiX0l7ra,ffl ■TTCLmi; niV EÙpUTTUV., 0/ Si Mt/ÏTB)

iwVif/,eivetv I Strab. 7, pag. 45 3) B ) .

H résulte de tout ceci, i .° que les Mysiens portoient ce nom de Mysiens en Europe ; 2.° que, passant d'Europe en Asie, ils le conservèrent; 3.° que ceux des Mysiens qui restèrent en Europe ( et il y en resta constamment une partie ) , que ces Mysiens , dis-je, en Europe, s'appelèrent Mysi et non Mœsi ; et ce que j'avance, M. Coray lui-même, sans s'en apercevoir, le dit formellement dans cette version (t. 411, p. 23, 1. 7), « Les Mysi subsistent encore en Europe ; et ib. \. 1 , » ( Des Mysi de Thrace ] sont sortis les Mysi d'Asie ( i ) ;

(1) Dans cette phrase, M. Coray reconnoft des AJysi apj>,meiinnt

" ib. lig. 9, les Mysi de l'Europe, je veux dire de fa » Thrace; ib. lig. i 2 et 13, Jupiter, pour voir de loin » le pays des Thraces et celui des Mysi; ib, pag. 38, » lig. 3, en parlant des Thraces, et particulièrement » des Mysi. »

Comment donc M. Coray, reconnoissant des Mysi en Europe, des Mysi en Asie, a-t-il pu dire ici, qu';7 y a des Afysi en Europe , et Ih, que ces Mysi d'Europe se nomment aujourd'hui Mœsi ( en Europe ) , lorsque , sept lignes plus bas, il ajoute, d'après Strabon, 7, pag- 45 3> B, que ces mêmes peuples se nomment Mysi en Europe, et de plus, qu'ils sont, parmi les peuplades thraces, les seuls qui n'aient pas entièrement quitté l'Europe.

Si les Mysi , dans l'opinion de Strabon, n'ont jamais quitté l'Europe; si, avant la prise de Troie, ils se nommoient Mysi, de l'aveu même de M. Coray ( trad. franc, tom. III, pag. 24, 25); si, postérieurement à la guerre de Troie, de l'aveu même de M. Coray { ib. lig. 6), et du temps même de Strabon, ils se nommoient encore Mysi ; si, du temps de ce géographe, les Eriges , les Mygdones , les Bebryces , les Thyniens, les Mariadyniens avoient tous quitté l'Europe, tandis que, seuls de toutes les peuplades thraces, les Mysi étoient encore en Europe du temps de Strabon ; si ensuite la portion des Mysiens qui a passé

nux Thrtices, et des Mysi d'Asie. Mais, au milieu de cela, il place des Masi. Voyez suprà, pag. 324 et .lilieurs.

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