‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 160 sur 178 · I." PARTIE, — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I." PARTIE, — L'EUROPE

d'Europe en Asie , a conservé le nom de Mys'i , comme le dit formellement M, Coray ( ibid. pag. 23, lig. i ), qu'on nous explique donc d'où vient la dénomination de Afcesi ; par qui, chez quelle peuplade, à quelle époque, dans quel coin des deux mondes s'est opéré ce changement que l'on proclame solennellement, sans la moindre hésitation, et cela contre les textes, contre les témoignages de l'antiquité toute entière ; un changement, en un mot, qui n'a pour lui que des textes malheureusement travestis. (Que l'on se souvienne que je ne parle ici que des Mcesi considérés chez les écrivains grecs. )

Moffo; ovTêç fj.iTavof/.a.ân<rcw ovtzoç àvri tSv Qùa.mv tÔov imiKiKmvjzov Bi^vcôv tî Kctj Qvvàv ( Strab. I 2 , pag. 8 1 6, B; tom. IV, B, pag. 22).

La remarque d'un pareil changement devoit être faite ; aussi Strabon la fait- il. Quant à celui des Mysï en Mœsi, c'est-à-dire, de 7 en oe, il ne devoit pas l'indiquer, car il n'a jamais existé. Ce mot de Mœsi ne doit sa naissance qu'à des textes travestis , à des textes gratuitement corrigés.

Nous avons expliqué, i.° i'mxâ.ixÇ.a.voy, 1° 0/ Mwitbî, QfciKîç IvTiç à) ovç vuv Mvmuç x.aXou(nv. Reste à expliquer, en peu de mots, àp' m càp/MiSma-iw.

M. Coray, traduisant c'est des Mœsi que sont sortis les Mysi, indique par-là une descendance , une origine ancienne des Mysiens : mais le grec , bien différent , indique, au lieu d'une origine ou descendance, un départ physique, le point de départ des Mysiens-

Thraces. C'est de chez ces Mysiens-Thraces, dit Strabon , que partirent les Mysieus qui, postérieurement, s'établirent en Asie ( âip' àv ùp/ui^ii^irM').

D'après cet examen critique du texte, je proposerois de traduire ainsi Strabon :

« Les Hellènes soupçonnoient que les Gètes étoient Thraces. Ces Gètes habitoient les deux côtés de l'Ister, ainsi que les Mysiens, qui sont aussi d'origine ihrace; à savoir ("«/), ceux qui, dans le moment où j'écris, se nomment Afysiens , peuplade de chez laquelle ont émigré les Mysiens qui habitent k présent entre les Lydiens , les Phrygiens et les Troyens. 33

JI.' Passage [Stral/, 7, pag. 45 5? lig- ' •J'^- / trad. franc, tom. III, pag. z/, l." part.)

Strabon cite le témoignage de Posidonius sur les Mysiens.

Moarar iSiv a.y^ifMt.yùi'V ....

To (Kv ouv TVv •^a,(fnv tuvuv &k, •nsouiuv îtwv iuJblUfMcma'cw , Tne/.rlov 'iazùç' 7mX\j ytp 'm&a.vamç^v ùiyo//-ÛF6tti (jLtv l^ofy^ti; Mvffovç, iJi.iTwvofjLa.a^iti «Tj ko/ vZv. Ce qui signifie, selon M. Coray : [Posidonius observe] qu'Homère qualifie les Mysi de tombattans de près , à cause de leur bravoure , qui les rend invincibles ; [ enfin Posidonius prétend] que, dans le 13." livre, il faut remplacer ces mots , des Mysi qui combattent de près , [par ceux-ci, des Aftesi qui combattent de pres.^

« Cependant il seroit peut-être superflu de bannir

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