CONSÉQUENCES DU TEXTE
Il résulte du dernier passage , qu'à une époque vaguement indiquée par Strabon, les Mysiens d'Asie
3î8 GEOGRAPHIE D'HERODOTE,
quittèrent le mont Olympe et ses environs, et allèrent s'établir vers les sources du Caïcus (et non au-delà, comme le pense M. Coray). Mais, dans des passages précédemment examinés, Strabon, qui cite souvent plus qu'il ne discute , leur donnant une origine européenne, rappelons-nous Hérodote, qui, 7, 20, 3, donne formellement aux Mysiens une origine asiatique. Cet historien , si précieux dans ses détails d'antiquité et de géographie, indique, sans restriction, sans aucun signe de doute, cette origine asiatique, qui cause à Strabon un embarras qu'il laisse entrevoir ( I ). Nous devons donc , avec confiance, annoncer les Mysiens-Thraces d'Homère et d'Hérodote comme originaires d'Asie^
Examen de diverses épithetes données aux Alysiens.
Nous apprenons de Strabon (12, p. 857), que les Mysiens dévoient leur nom au mysos ou misé, hêtre, arbre qui se plaisoit sur l'Olympe d'Asie : ainsi l'île Cerasonte, k cause de ses cerises ; l'île Cotinuse, à cause de ses oliviers [yJrTivoç ) , &c. &c. ( Voyez Aristoph. Schol. U. 5 86. ) Connoissons, d'après le même Strabon, le sens de plusieurs épithetes remarquables qu'on donnoit aux Mysiens.
Strab. (7, p. 453, B; trad. franc, t. III, p. 23, zy sq.) les rappelle d'après ces vers d'Homère (//. 13, 4--6) :
(1) H my^nç TtÔv ôiTat/✠iSvZiv [tz, pag. 857, D ).