PARTIE. L'EUROPE. jjp
Murai' t' ày^fjui^i , Xj a.yx.uu>i 'frsTm/MKyoûv , TKax-ni<pa.yi}y, dSlcov tï , SlKaioTO-lav civSfâmjiv.
Nous remarquerons, d'après Homère, i.° Q^nnav cuav Mvaâv n ; 2.° a^j^£j«tf ^wf ; 3.° a.ya.vuiv; 4.° i'mTtvi/MT^yiv et yX<tK7n(pa.yiiv; 5." àf/av ; 6.° d'après Strabon (1,1,),
L ©jitijcûii' <*!««' Muoâi' 7ï. M. Coray traduit , le pays des Thratti et celui des Mysïens : mais nous avons proposé de traduire, le pays des Thraces , je veux dire ( T«, nimirum ) celui des Afysiens. Voyez suprà, pag. jop.
II. KyxtfjiÀyKv . H. Est. ( Thésaurus ling, gr, tom. II, pag. 810, 9 ) cite ce mot de l'étymologie , « èiyx^l^Tii legitur mutato i in t, euphonice gratiâ). " Joignons-y cet autre d'Eustathe (//, 13, p. 916, 5 3, éd. Rom. 154^):
III. Âjat/wv. M. Coray remarque , avec raison , d'après Hésychius, que àyt.{juiv, épithète qui signifie vénérable , est regardé par quelques-uns comme nom ethnique. A ce témoignage du lexicographe , joignons celui d'Eustathe ( /, /, pag. 916, 9 ) , qui dit : « Che? les anciens , a.Jii7^ov èm v> ciya.vuv t^ouç içiv ovo/jm; » et ensuite [Ib. lig. i • ), «^ Xxju^cw A tb toioZtdv tâvot, ^ifXa.S'n 7B TOf à.ya.vm \'!STm(MK'^v &c. Mais ici, nuHe équivoque. U est évident, d'après les sentimens affectueux que Jupiter porte aux Mysiens, qu'Homère a voulu les louer.
IV. liBTnfMXyiv. itsTniMX-pï , épithète des Mysiens , dit de ce peuple qu'il était dans l'usage de traire le lait
des jumens , de faire du fromage de ce lait, et, par extension , de se nourrir de la chair des jumens : sens que donne cette glose d'Eustathe ( /. /, lig- 32), on npîacn
^WVrtU l'TirTîîiotç , nciS' Ti t'^TTÉtCi)., )Çj }tt.XltKTI , Kj ô çvyaT^aKTi ; et /. /. lig. 4o , Çwi'Tï j 'i^ ^tfjL{/.et7wv , Xj ya.Xa.KTXiç , ki npov fjMM?a. l-TrTTciou ; lequel , plus haut , lig. i 1 , avertit que i'mTmfMX-pt a été, chez quelques historiens, nom ethnique ( SpuMêÎTw cv (fce'oiç êSvoç i'nrTn/Mih^t ] , celui de peuplades Scythes ; et ensuite que cet /•srOTt^aûA;^; est évidemment, dans Homère, épithète des Mysiens. — raXa^TB^â^wf , qui se nourrissent de lait, n'a pas besoin d'autre remarque, sinon qu'il sembleroit spécialiser ce qu'il y a de vague dans l'WTni^K'^oiv.
V. kCimv. Le sens de a.ùoç varie selon que a, est privatif ou augmentatif. Venant de <* augmentatif , par abréviation de a^, simul , ensemble , il signifiera, qui vit loncr-temps , qui a abondamment ce qui est nécessaire a la vie, riche, &c. Venant de a privatif, par abréviation de aiTiç, sine, sans , ou plutôt A& iaro , ab ou à, il signifiera qui n'a pas ce qui est nécessaire au bonheur de la vie , pauvre , célibataire, menant une vie imparfaite, &c, &c.
Cette épithète, dans Homère, et dans Strabon qui le cite, donne lieu à bien des interprétations.
Fosidonius [Strabon, 7, pag. 454, B; trad. franc, tom. III, pag. 26) dit que les Mysiens s'abstiennent , par piété ( ' ) , de tout ce qui a vie , et de bétail , par cette raison qu'ils se nourrissent de miel, de lait, de fromage, et vivent dans le calme i"') ; et qu'à cause de cela on les qualifie de religieux et de capnobates (' ) ; qu'il