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par H. Est. ( Thés. l. gr. append. C, 824, B) , a dit,
Sans oser garantir ni l'une ni l'autre construction, j'affirmerois presque , d'après l'examen du contexte et l'inspection des cartes , que Eimpuç est régi par UaçiTZà.
Quant à l^m tvv ÀJ)>iiiv, que M. Larcher traduit par jusqu'à la mer Adriatique , et M. Schw. , par usque ad Adriaticum sinum , je proposerois de faire dépendre vm Tvv ASfinv de ko-to. -niv ôJlv -niv sous-entendus ; ce qui donneroit cette phrase pleine, Mixi^mv uv-m Ka-rà. tj/c tÂv litv Itti -nv À<ïfiw, et signifieroit , de la Scythie , les peuples qui les recevaient successiveîiient , les transmettoient ' en suivant la route qui , par une immense déviation à l'occident, conduit à la mer Adriatique. Voyez n.° 2. C'est peut-être d'après ce passage d'Hérodote , mal interprété, que divers scholiastes ont placé les Hyperboréens vers les sources de l'Ister; opinion qu'Hérodote, quoi qu'en dise M. Malte -Brun ( Précis de sa Géogr. tom. I, pag. 52 ) , me semble ne point partager.
N." 2. 's^oTTiiJ.TToixiva. , Hiot répété n,° 5. — T^o/xTroùf , n." 3. Ce dernier est rendu par comités. Même sens chez M. Larcher. Mais Tro/^^xàf signifiant ad pompas pertinens , je croirois, par analogie, que TWfjLTroç signifie , non pas seulement qui accompagne , mais de plus, qui accompagne faisant partie d'une pompe, d'un cortège, d'une procession religieuse.
Ka-wCa;'fê/v jot -nv MnXiia. mXthiv. Larcher traduit , elles descendent jusqu'au golfe A^aliaque, Mais que l'on jette les yeux sur la carte n.° 6, on verra que les pèlerins
ne descendent pas seulement jusqu'au golfe Maliaque, mriis que, de plus, ils le traversent; action que me semble exprimer cOaTrepsûêrôo/, verbe qui se dit même d'un trajet par eau, comme ici, et i , 194» ' > où on lit, yj.T^ "^y TmafMv Tnfuuoiarct. L.a. locution xa.Tvt.Ca.inir 1^ T. M. MXTmv. me semble avoir quelque analogie avec Mf^^iiv Itt» TJiv Aifpinv du n.° i ; en sorte qu'admettant ici, n.° 2, la même ellipse que n.° 1 , je proposerois de traduire, descendre par le chemin qui conduit vers ; et non littéralement , sur le golphe Maliaque ; ce qui , je crois , explique littéralement une locution dont le jusqu'au golfe n'est pas l'équivalent.
KapujTou? jàç «va/. Valla, sans le comprendre peutêtre , traduit ce >àç. M. Schw. omet ce >àç , omis pareillement par Larcher; mais il est plein de sens, et motive Ijo/ttî?)/ AvJfov , qui précède. Les pèlerins laissent Andros à gauche; car ce sont (non les Andriens , mais) les Carystiens qui portent les offrandes à Ténos.
N.° 3. Aotw, i^v vvv ToZiti. -Ta lùo. ovm Xiyevffi, Notons ce vwK xîypv<n , omis par Valla et autres, mais que je croirois'la reprise de xi-pum du n.° 1.
Kog^ç de ce numéro , ainsi que icovpêehat yvfaÎKot d'Hérodote ( i , 135, 2 ) , va être le sujet d'une excursion.
N.° 4-' AÊifà Tnnv/Xivovç tï a-(pia.ç etin iLeuTnXa.fjL-^.iriti , >iiîçt>Ao)'Ta{ jt/ttt 'kn)<hyji(r^itf , ouTta tAi (pîtovrof — tt/ç TrXtKno-
îf ÔMo 'id-voi. Tel est le texte de MM. Scinv. et Schaeffer. Mais je propose, i .° après na.-m'hctfA.-^nai , de supprimer
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la virgule, que j'ai donnée à l'exemple de mes devanciers ; 2." de maintenir l'ancienne leçon TrXnirto^pouç l que Je fais dépendre de mXujovIcu , et à là- place de laquelle M. Schw. donne mç TtXnaiax'^fo'i ■> qui, aprèsf tout, peut se défendre; car Platon et autres fournissent des exemples de Immvi'nlHV ave'c le datif de la personne. Ainsi dans VEutyphrbn dé Platon , l-mnti'^tâtu Tcù Trtrfi . J." En admettant tcÙç TiXnmoxup'J'ii leçon de manuscrits, je ferois dépendre -nlç' Ti-XHOTo^apouç de xjiMijovlai, et je proposerois de supprimer la virgule mise après èOToxuS^s/f , puis de traduire ainsi littéralement : Regardant comme un grand malheiir qu'à chaque Théorie il dût Ifur arriver de ne plus revoir leurs députés , ils prirent des-lors le parti de porter, jusqu'à leurs frontières, les offrandes enveloppées dans de la paille de froment ; qu'arrivés à ces frontières , ils posaient respeàtùeusement leur bâton [ \'m<rK.\rnl%iv ) , priant [ luMvovfaf) les habitans de la nouvelle peuplade de porter l'offrande de che-^ eux au peuple voisin.
Cette version rend deux verbes, dont l'un, savoir, 'fmmyi-niiiv , a fort embarrassé mes devaficiers. Valla traduit, mandavisse vicinis , jubentes. M. Schw., dans cette veviiùn , fnitimisque mandasse, ne rend que IotcKViTUttv ou KiXîuovlaf, c'esi'-à-direi que l'un des deux verbes; puis, dans ses annotations, témoigne sa surprise du silence de Reiske sur ««««t^w ( miratus sum jiihil ad h. l. reperiri ) , et cite le •j^oi'oeTirôet/ donné par Hésychius comme glose de îmmvfTTJetv'; enfin exprime le regret de n'avoir pas suivi l'ancienne îeçon, quoique
suspecte, dit-il. Cette ancienne leçon, je l'ai suivie;
essayons de justifier sur-tout le sens de 'fmmi^^eiv.
ÈTnmfi^ifÔaj , ail moyen, signifiera s'appuyer sur un bâton, sur une chose quelconque : même à l'actif, il aura elliptiquement ce sens moyen, ou bien encore un sens transitif, celui de poser le bâton sur. '
En admettant ici ce sens transitif (que je retrouve, mais sans ellipse, 4> 79» ^ > où on lit, ô âtôç li/6oxîi4' ÊtXof ) , tOTOTtu'T^ftc exprimeroit une circonstance trèsprobablement usitée dans les pèlerinages, et montreroit les pèlerins arrivés à la frontière, et y posant, y arrêtant respectueusement leur mtîî^pov, jusqu'à ce que des Théores du peuple à la frontière duquel on s'arrête, viennent recevoir l'offrande, qu'ils transmettront avec le même respect à l'autre frontière.
La conjecture ne me sembleroit pas invraisemblable en songeant au respect des anciens pour les frontières , et aux usages de peuples sauvages modernes, usages qui représentent souvent ceux des anciens ; et sur-tout en réfléchissant sur la nature du verbe ÏTnmtf^uy.
J'y vois l'idée de mîÎTTlpov , canne ou bâton. Chez différens peuples, on étoit dans l'usage d'avoir un cachet et un ax.y'^ùov, bâton surmonté d'une rose ou d'un lis, ou d'une aigle , ou de tout autre ornement caractéristique (H. I, 195 )• L'ornement caractéristique du bâton des pèlerins étoit sans doute, comme chez nous, conforme à l'acte religieux du pèlerinage.
Cette idée de m^'^fov, bâton, que je crois exister dans 'fmniiTiHv, est admise, non par Apoll. Rhod. (i I, 198),