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ne peut être l'équivalent de Itt) avec le datif; et son ivtmwTTltiù iç signifie, ce semble, tomber dans [tv], et s'arrêter, h, à la vue de.
Ce que j'avance, appuyons-le d'exemples i Platon [Euthyphron , 10), dit, ôp-S-ùj 'îx^ ha^nvdn >(^ i-mnnTr- •n(r&af (pôvov Tvv ùtov i&T Tmret. Ici voilà ÎTnaxif^tirdctj signifiant, comme le veut M. Schw. , incumbere in aliquem , instare alicui. Mais notez ceci : i." Platon emploie 'nri, que ne donne pas Hérodote dans le second exemple ; 2.° ïfTnoK. de Platon se construit avec un datif qui marque le terme de l'action ; tandis qu'au lieu du datif, Hérodote emploie l'accusatif avec èç.
Que signifie ce 1? ! On le rend par in; mais in est équivoque. Rendons -le en français par à la vue de, et en latin par hujus ad aspectum ; et ajoutons que le sens de k signifiant en présence de , connu des savans sans doute, reçoit éternellement unefiiusse application.
A cet exemple de Platon , joignons cet autre du même auteur [Leg. i i, pag. 937, B) , (■mntiw^ta^a^ -mv àvTiJiiuûv , où nous remarquerons encore eTrî suivi d'un génitif et non d'un accusatif avec h- Astius, qui, dans son Platon, cite cet exemple , omet le nécessaire , qui est le régime de la personne.
Si l'on citoit contre mon opinion , fÉipcj \<h^iv ng.-!»mi-^tiv ùç ràç tftvifitç ( Plut, in Themis. ) , je répondrois, que l'action de la nuée qui descend est indiquée par M3.-w.\ et celle de descendre vers, par tU. Même nuance renfermée, ce semble, dans le wotc y.a.Ti<n.-ii-\i U là tùShla de Thucydide ( 2 , 49 > 7 ).
J2 GÉOGRAPHIE d'HÉRODOTE,
Recueillons, en finissant, plusieurs des acceptions
de m^^HV et de ses composés : ffx.ri'^Hv , s'appuyer;
Ko.Tv.m^'^tiv , descendre et s'appuyer; 'fmn.tiw!eiv , s'appuyer sur une e/iose , ou sur (juelqu'un : de là, insister, le prier , le charger de. Cette acception, la plus commune et la plus connue , familière à Denys d'Halic. , n'est point primitive ; elle dérive de l'acception physique appuyer sur. Appuyer ou s'appuyer sur, dans le sens du moyen , î'mm.înUia^tif ; et, dans le sens transitif, et en vertu d'ellipse , ÎTna^t^'^iiv , poser son bâton sur.
■ Dans la langue des tribunaux , i7nn.)î^is^c^ signifiera, incumbere in aliquem , urgere , persequi accusatione. Cf Poli. 8 , 3 3 et I I 8 ; Vales. ad Harpocrat. voc. É-tti- <7XM>lat75 ; Schol, Plat. Riihnk. in Plat. pag. 23 5 , et les passages précités d'Hérodote. ^Eschyle ( Perses , 74 î ? 746), emploie èjninm'T?» dans le sens transitif; mais au V. 107 de la même tragédie, je doute que 'cmmuTlfa soit transitif, et qu'il signifie violenter immitto, comme le pense M. Blomfield , /, /, Je croirois que Uifmç, qui suit, dépend de ÎTrÉax»-»}.' ! ^^ TnXîfxovç , de SliTniv , et nullement de Wîmti-^i. Euripide ( Hipp. 443 > é^- ^^^ Hen. Egerton) donne ofyàt S"' ei'ç ir' tTrimn-^oM Stàj: quant k Valckenaer, il rappelle la leçon àTrinn-^wit de Brunck. M. Blomfield la blâme. Pour moi, sauf meilleur avis, je croirois bien préférable cet^^To, qui marque point de départ : eîV ^ et 'itt) me sembleroit, j'oserois presque dire, incorrect. Si, dans o^yu Stif EI2 o-' «.ttL- <rx»4ou', on blâme ^-eiç, que l'on blâme donc aussi ^-»/f , \ .° dans cet exemple de Xénophon (s. i , 12),