‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 22 sur 178 · I." PARTIE. — L'EUROPE. 5J · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — L'EUROPE. 5J

«w«6xe-46i' tiç Tif aÙTTiT^uKov ; z.° dans cet autre [Héliod. I 1 , pag. 103 ) h' ApïitKMf ar/st ){^ /uaLvia. th *f-i imax-n-^ei . Voyez, au reste, la note de Vaick. /, /, , et divers exemples de «h't^u et ses composés cités par lui; et sur-tout Xhinn-^tu précité.

Ex cursus sur les Vierges hyperboréennes , les luveAJ^oi yovxTi&( ^'Hérodote ( i, 135, 2.), et ^'Homère ( O^.

13, 4j ) ■ ""P" ■) MU&fJiM , TTOf^VOÇ et TTOf^VIlty ,

vof^via. • yjvcù^ , subst. et ad), — TrofSnvoç et jum , subst. et ad). — Assertions grammaticales basées sur des faits historiques. — Homcre et Théocrite non d'accord dans leur tradition sur Alénélas. — Eustathe inexact.

Hérodote (4. 3î) parle de deux vierges hyperboréennes, qu'il qualifie de Mçy.ç, et ( i , 135, 2), de Kou&cJias yfjvctiKeK. Valla rend KûueAJiaf pur puel/as ; Wess., par v/rgines ; Larcher, par )eunes vierges ; et M. Schw. , par légitimas. Homère ( Od. v^, 4$) emploie la même locution ; on l'explique par cette glose , t^lç If Truf^viai yi}a./j,iifiîvci4, que tous les philologues répètent; mais qu'ils ne se chargent pas d'expliquer , quoiqu'elle en ait grand besoin.

Expliquons novplJioç , Trof^voç, en remontant à l'étymologie , sur - tout en interrogeant le contexte , et certains faits historiques qui conduisent k douter.

H. Estienne, dans son Trésor, donne luvpiJioç, ou, ô; mais, avec M. Schneider, et avec Damm avant lui, donnons Koi/piJ'tot, la. ou l» , lov. Homère indique

le masculin, //, 5, 4i4; Od. i 1 , 4^9 et 1 5 , 22 ; fe femin. //. i, i i4 et pass'im ; et le neutre, Od. 21, 78.

L'étymologie connue est mçjç, surculus , du parf. moyen du verbe «£?=, d'où le, latin creo, cresco ; puis wp», puella; m^ç , juvenis , eX filins; xôfn, puella, ou /?//(!. C'est de là qu'on nous dérive Kovpi<f)oç. Mais signifiera-t-il juvenilis , qui appartient à la jeunesse (H. Est. Thés. l.gr. )î Se dira-t-il d'un jeune époux , d'une jeune épouse, comme le pense M. Schneider (Lexic.gr. ail.) !

Conformément à cette dernière opinion , généralement reçue, M. Heyne ( Hom. //. 1 , 1 i4) s'exprime ainsi : « Kove/Jinç àxô;^v , proprie est quam quis virginem , 33 KOùxv duxerat. Sic x-ovfiSiov âvJj'a. dixit [II. j, 4'4) '""' 3> ex. -TTOf^viaç oA'Jfa. yiyi./MtM'itt. a.v-n\v ; " c'est-à-dire que ce savant adopte la tradition reçue, sans se charger de l'examiner.

Malheureusement elle me paroît peu d'accord avec des faits de l'histoire des premiers temps de la Grèce. On y voit, comme l'a remarqué Damm avant nous (d'après Euripide), qu'Agamemnon, meurtrier de Tantale, épousa Clytemnestre en secondes noces ; et cependant Homère ( //. i , i 1 4 ) l'appelle xoi/e«A'«ç âA!3;n<!t/. Je veux , dit Agamemnon, avoir clie^ moi Chryseis ; car je la préfère à Clytemnestre , noue/ifinç ÙM^v.

Clytemnestre, épouse de Tantale avant d'appartenir à Agamemnon , a-t-elle bien pu être qualifiée de vierge par Homère î Oui , répond Damm , Homère l'a qualifiée xoi/cc^Mç, parce qu'il ignoroit le fait.

Et lorsqu'il donne la même épithète ( //. 7, 392)

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