I.'" PARTIE. — L'EUROPE
à Délos la corbeille ou offrande sacrée ; que c etoit chez les Hyperboréens qu'étoit , disoit-on , née la mercd'Apollon, et qu'ainsi, très-probablement, remarque faite par le C." J. Potocki (^),le culte d'IIithye, qui étoit venue des contrées hyperboréennes pour assister aux couches de Latone, tire son origine de chez les Hyperboréens, c'est-k-dire, très-probablement encore, du nord de l'Asie aux Grecs; que l'oracle d'Apollon ( Paus. 10, 5, p. 808) k Pytho, fut fondé par des Hyperboréens, presque tous prêtres d'Apollon (Diod. /,/.), dans la cité hyperboréenne ; et qu'ainsi il exista les plus intimes rapports de religion entre les Grecs et les Hyperboréens ; rapports qui indiquent une trace des anciennes migrations des peuples du nord et de l'est vers le midi, et qui expliquent comment, des extrémités de la terre , les Hyperboréens envoyoient des offrandes k travers des nations presque inconnues aux Grecs.
Ce que dit Hérodote sur les Hyperboréens donneroit l'idée de recherches ultérieures, si je ne m'étois pas borné, dans toutes mes excursions sur la géographie hérodotéenne , aux seules conséquences qui naissent du texte de cet historien. Or, le texte relatif aux Hyperboréens m'a paru ne rien dire qui conduise à la
(1) \'oyez, \ ." Histoire primitive Jes peuples lù la Russie, par le comte J. Potocki, Saint-Pétersbourg, 1802 ; ouvrage rare, et tiré à cent exemplaires seulement. Ou y trouvera des remarques curieuses relatives aux mœurs, aux usages, à la géographie; 2." Fr.tgnuns historiques et ge'ogmvhiquts sur la Sç)thie , ire, par le même.
découverte d'une position qu'ignoroit Hérodote iuimènie.
Au reste, mes notes sur ce point de critique ne seront pas tout-à-fait sans fruit, si je suis parvenu à expliquer plusieurs termes de grammaire mal interprétés , et sur-tout à faire connoître cette immense déviation de la Scythie à l'occident, qui , mal expliquée grammaticalement, favorisoit la tradition qui met les Hyperboréens aux Alpes d'Italie; tradition que j'appeiierai très-erronée, si elle n'a d'autre base que. le texte d^Hérodote.