PARTIE. — l'Europe
» mêmes vittesfâisoient un graM commereelcIé'Me.
» Hérbdote nous apprend ^ue le.s éfivironsf dif Dnieper
>> en- produisoient beaucoup , et «Juè'les Scythes'-lié
«cultivaient la: teri-e que pour en' vendre les produit*;
» à leurs voisins. L'Ukraine, sous la monarchie péj'-
» sflne,étoit aussi riche en blé qu'aUj-ourd'hui". Olbiti
5> étoit le principal fentrepÔt-et le ^ré'mer^ à me "dés
» Athéniens ( r). Le commerce des pelfetferiescoridlâsft
x> ies GreCf! Jusque dans Piilférieur-dé'Ia •Scythié. N6&
31 avons déjà dit qu'ils avoient construit une vifle eh
»-bois'dans le pays des Budrnes. Le froid , d'ans les envi-
» rbns de'k mer. Noire (.4> -^8 ) •, létotf plus ^^raiid qu'il
j'-ne-r-est 'iriaintertiaTit'. A'ugstVoyo^is-nôus les Thratfej'.
•>■> qui habitoient aù-delk du 4ti° de latitude, porter dé*!»
" bonnets de renard et des bottes de foui-rures%; les
» peuplades scythes etlts Alëldhchlaenefi étoieiit v^tùis
» de fourrures s-etiaoïTim^neuS raVoîis'dît,^fè's'''G'ret^;
>> de la mer 'Noire sAétJorerit" empàré'è dy'Ce'-^oiîi'nTèi-é'e
« qu'ils étendoient même jusque chez les Th^ssagètes
» et les Yrces , }>euples chasseurs , voisins desBudines.
«Nous tonnoissoiis , dit 'Hérodote-,' tes- -pays du
»-nord et de, l'orient, jusqu'à 'celui ' des iifgipéens
« ['CaJlmaàks], soit par leTtci-t dëi'Bb^hes, qui y'fbHt
«-de fréquens^ voyages', pendant Itsq'uëls 'ils ont b'ésbi'n
« d'interprètes de^ept langues difTétèntes , sort par les
» grecs d'GIbia , et de plusieurs nirtres îcbRJ^és' s\xt le
» Pont-Euxin (4, M). '" -"- '" " "' "" ''^' '-■■' ' - .. ::Jj;ii!o-j 3I39J 9!) iuqqc'l c in'jiv -
•'■ï «U-p»'.i ifl. ■'/■' ' . jU- aiqy.gcuaij-f 9fnnioo2-.i';-cM;c - \i) Oofifosih. lit Lept. pag. sSf4, *dit. Wolt.
8o GÉOGRAPHIE D'HÉRODOTE ,
» On peut conclure de ce passage que les Grecs et fes " Scythes prenoient part au commerce. Ces derniers, 3> comme peuple nomade , fournissoient sans doute >■> les bêtes de somme. Les sept peuples dont parle " Hérodote étoient les Sindes , les Sarmates, les Bu- M dines et les Gelons , les Thyssagètes , les Yrces et » les Argipéens. Les caravanes partant d'Olbia , lon- « geoient la mer d'Asow, passoient le Tanaïs, vers « son embouchure, et entroient dans la grande steppe « d'Astracan, passoient chez les Sindes, les Sarmates , » et gagnoient le pays des Budines, ainsi que la ville » des Gelons, principal entrepôt des pelleteries : allant » ensuite au nord-est, elles franchissoient un désert de » sept journées, qui touchoit aux demeures des Thys- 3> sagètes et des Yrces , sur la frontière de la Sibérie ; " enfin elles passoient la chaîne des monts Urals, et « arrivoient à leur but dans les plaines des Kirghises » et des Kalmouks. Mais les Grecs n'alloient chez les " Argipéens ni pour les pelleteries, ni pour les es- « claves. Il est probable que là ils rencontroient des » caravanes de l'orient avec lesquelles ils faisoient des » échanges. C'est ainsi que les Grecs apprirent à con- » noître les Issédons et les Massagètes, qui étoient 3» plus à l'orient et possédoient beaucoup d'or. Peut- 3> être aussi communiquoient-ils de là avec les villes » de Bactre et de Maracande, entrepôt des marchan- » dises de l'orient. Ce que dit Hérodote de ces peuples j>vient à l'appui de cette conjecture ; il peint les Mas- » sagètes comme un peuple guerrier ; les Argipéens et