‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 38 sur 178 · SECTION, J." PARTIE · texte numérisé non relu

SECTION, J." PARTIE

Hérodote commence ainsi ( 4 , 1 7 ] , P. ( ' )• Chap. 17. A partir du port des Borysthènes ( X-rô Toù Bop. ) , qui occupe exactement le milieu des côtes maritimes de toute fa Scythie, les premiers jjeuples sont les Cailipides, Hellènes-Scythes. — ( 2, P. ) Ils ont au-dessus d'eux ( v7ng txivtwv ) les Alazons ; — ( 3 , P.) au-dessus des Alazons, habitent les Scythes laboureurs, à.£fmfii [aroteres ,V. ) ; — ( 4» P- ) au-dessus de ceux-ci, habitent les Neures , dont la partie septentrionale n'est point habitée, autant que nous pouvons le savoir. . — (5, P.) Voilà les peuplades qui habitent le long de l'Hypanis ( Trafà. -nv x-mvtv ) , à partir de l'ouest du Borysthène [tt^ç ïanpnç ) , ou k partir de la rive occidentale du Borysthène.

Chap, 18. ( 6 , P. j. Quand on l'a passé , à partir de la mer { ^ AtX. ) , on rencontre d'abord l'Hylée. — ( 7, P. ) A partir de l'Hylée ( "im) Tttû.-Hi ) , habitent des Scythes géorgiens (yiwpy), cultivateurs ). Les Hellènes des bords de l'Hypanis les appeloient Borysthénites ; mais ils se nomment eux-mêmes Olbiopolites. Or ces ( oÛto/ m] Scythes géorgiens s'étendent sur les rives du Panticapé [ Konskie- Wody ] , occupent, à l'est, un espace de trois journées (tt^ç -nv ew) ; et, au nord, en

(i) Ayant de fréquentes- occasions de citer l'Atlaj de M. le C." J. Potocki , je l'indiquerai par l'initiale P.

remonlant le Borysthène, ils ont onze jours de navigation. — ( 8 , P. ) Au-dessus d'eux ( xaiVTnpSa ■ninav ] , est un vaste désert, — (9, P. ) au-delà duquel habitent les Androphages, peuplade particulière (eSyo? US".), et nullement scythe. — ( 9, P. ) Au-dessus des Androphages, j'ose affirmer qu'il n'y a qu'un désert sans peuplade quelconque, que nous sachions.

Chap. ic). ( 10, P. ) A l'orient (tt^?? -nviu) de ces Scythes géorgiens , au-delà du fleuve Panticapé, commence (wcAi) la peuplade des Scythes nomades, qui ne sèment ni ne labourent. — ( '2, P.) Tout ce pays, à l'exception de l'Hylée, est sans arbres. Ces nomades occupent à Test [7i-£pi wf é'« ) , dans un espace de quatorze journées , un territoire qui atteint le fleuve Gerrhus (i) [kolJht, iTTÏ réppoc).

Chap, 20. ( i4, P- ) Au-delà du Gerrhus ( du côté de l'orient) est ce qu'on appelle \e pays royal [-m (ham- Xn'ia], pays de Scythes illustres ( ap/jc/ ) et nombreux, qui regardent les autres Scythes comme leurs esclaves. Ils atteignent au midi ( tt^ç yui<r. ) , vers la Tauride ( ît TWf T. ) ; à l'est ( tt^^ç «ûj ) , ils s'étendent jusque sur le fossé [i-n Tâ.(p£^v, 4, 3 ) que creusèrent les enfans des aveugles, et jusqu'à l'anse du Palus-Méotis , appelé Cremnes [ Jenikalé , P. ) Une partie d'entre eux s'étend vers le Tanaïs ( ou jusqu'au ) {■m ott. Tâvah.

[1] Gerrhus, ou Molochne -Wody. Quatorze journées sont une faute; il n'y en a pas quatre depuis ia pointe de Kinburnu. Telle est l'opinion du C.'« J. Potocki ; mais rien ne l'appuie.

ï.'" PARTIE. — L'EUROPE. 89

Au nord ( i 5 , P. ) , au dessus de ces Scythes royaux , habitent des Mélanchlaenes, peuplade qui n'est point scythique. — ( 16, P. ) Au dessus des Mélanchlxnes , ce sont des marais et des terres sans hommes , que nous sachions.

Chap. 21. (17, P. ) Si l'on passe le Tanaïs , on n'est plus en Scythie ; on est sur un territoire dont la première division ( xâ^iç ) est celle des Sauromates. Ils commencent à l'extrémité du Palus-Méotis ( àx. t« /j.u;)^ù etpÇ. ) , et occupent, au nord ( tÔ 7t£?ç (iopîxv) , un espace de quinze journées de chemin, dénué d'arbres fruitiers et sauvages. La seconde division ( i 8 , P. ), au-dessus des Sauromates, habitée par les Budins, porte toute sorte d'arbres et en abondance; mais (19, P.) audessus et au nord des Budins ( tt^^î fiopyiv ) , le premier pays où l'on entre est un désert de sept journées de chemin. (Cette dernière phrase, dans mon édition, commence le chap. 22. )

Chap. 22. ( 20, P. ) Après le désert, en déclinant un peu plus vers l'est (tt^^î AîtoX. ), vous trouvez les Thyssagètes, peuplade particulière (^/? son genre à elle, P. ) et nombreuse, qui ne vit que de la chasse.

( 2 I , P. ). Les lyrques ( Turcs , P. ) , qui leur sont contigus , habitent les mêmes lieux ( les mêmes contrées, P. ) , et ne vivent pareillement que de gibier qu'ils prennent ainsi : comme le pays est fort boisé, le chasseur, monté sur un arbre, épie la bête; il. a un cheval dressé à se coucher ventre à terre pour paroître plus petit , et un chien : dès que le chasseur

nperçoit, du haut de l'arbre, la bête k sa portée, H décoche une flèche (m^iîiimç ] , monte sur son cheval, et Ja poursuit avec son chien, qui ne le quitte point. Au-dessus des lyrques (22, P.), en déclinant (àyn- ■liXtvovTi ) à. l'est ( TT^çç iÎm ) , sont d'autres Scythes qui , ayant secoué le joug des Scythes royaux, sont venus en ces lieux.

Chap. 25. (23, P.) Jusqu'à la contrée de ces Scythes, tout le pays est une vaste plaine ( mJ^ùç) , dont les terres sont fortes "( /Sa^i^j^wç ) ; mais au-delà le territoire est âpre et pierreux.

(24, P.) Dès que vous en avez traversé une grande partie, s'offrent à vous de hautes montagnes. Les flancs {vTmpia.v} en sont habités par des hommes que l'on dit être chauves de naissance. Hommes et femmes , ils ont le nez aplati , un grand menton , un accent particulier, un vêtement à la scythe, et vivent du fruit d'un arbre appelé pontique , qui est à-peu-près de la grandeur d'un figuier, et qui porte un fruit de la grosseur d'une fève. Quand ce fruit devient mûr, ils le pressent , et le passent dans une chausse ( atuiiuôvoi //*. ) , et ce qui en découle se nomme aschy. Ou ils sucent cette liqueur pure , ou ils la boivent mêlée avec du lait. Du marc le plus épais , ils font des masses dont ils se nourrissent; car, faute de pâturages, ils ont peu de bétail ( 'SfiCx-ni. ).

Chacun vit sous son arbre. L'hiver, ils le couvrent d'un feutre blanc ( ^/Xa fsjcâ X- ) , fort épais , qu'ils ôtent l'été. Personne ne les ofiense { ct<Aj«« ) : on les

Page 1