‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 41 sur 178 · PARTIE. L'EUROPE. cj · texte numérisé non relu

PARTIE. L'EUROPE. cj

Chap. 49- Des rivières originaires de Scythie qui tombent dans l'Ister, Hérodote passe aux rivières non originaires de Scythie qui vont pareillement grossir l'Ister. En parlant des premières , il dit, «7t< ijCiv , et passant aux secondes , ok Â; distribution et opposition négligée par les interprètes.

De chez les Agathyrses, le Alaris court mêler ses ondes à l'Ister. Des sommets de l'Hsmus, trois autres fleuves, l'Atlas, l'Auras, le Tibisis, coulant (■syàc jiopvtr a.y. ) vers le nord , se jettent dans le même fleuve. Trois autres , traversant la Thrace et les Thraces Crobyziens ( JicL &f»iiu)v icov K£fCv(a)v ) , se perdent dans l'Ister. De chez les Pseoniens et du mont Rhodope (ènU. k^ ouptoç , PoiT'. ) , le Crus, séparant l'Haemus par le milieu, /u. j^fwf ( I ) , vient se décharger dans le même fleuve. L'Angrus, coulant de chez les Illyriens ( i^ixx. ) vers le nord, se jette dans la plaine Tribaliique , ensuite dans le Brongus , et le Brongus dans l'Ister : en sorte que ces deux rivières , qui sont considérables , sont toutes deux reçues par l'Ister. Le Carpis et l'Alpis, sortant du canton qui domine les Ombriques, coulent vers le nord, et se perdent aussi dans le même Ister. [Et qu'on ne s'étonne pas de i'affluence de tant de rivières ] ; car l'Ister, fait incontestable ( pée* 'y) J\i], traverse toute l'Europe f J)à 'Tràtnç tîc E. ) , commence où finissent les Celtes (àp^. (2) «c KiXiSiv) , qui sont les derniers peuples

(1) Ainsi, 2, 53 , 3 , uimiy ^^ov TwV Evp.

(i) C'est ce qu'Hérodote répète, avec addition, 2, ;j, j , "IctoçctoJtttUKof &)t K.t\m¥ lut) Uvpmç -m^ioç , pin fjutmv ^{ox mv 'Evp.

«j4 géographie d'hérodote,

de l'Europe du côté de l'occident ['sifoç iÎA;'« Svay-im], après les Cynètes ( fWTW Kùytnaç , les mêmes que les Kuvninoiin de 2 , 33 , 3 ) ; et, après avoir traversé toute l'Europe , il entre dans la Scythie par une de ses extrémités , h t« •n'Kà.ya TOf 2x. lojgaMtt.

Chap. 50. La réunion de ces rivières et de beaucoup d'autres qui confondent leurs eaux avec celles de rister, en fait le plus grand des fleuves.

Chap. 5 t. L'Ister est donc, pour les Scythes, le fleuve par excellence { 7î7a7 twb^m, sk ) , le fleuve unique pour les Scythes (1) : après lui, le Tyras : le Dniester ou le Danaster). \js Tyras (P., n." 31) part du nord ( ^ B. op/^. ) , et sort d'un grand marais ( ap^Ttu (2) Â f). c* A. ) qui sépare la Scythie de la Neuride.

A son embouchure, tTr) tz^ çifMv (3), habitent des Grecs qu'on appelle Ty rites.

Chap. 52. (32, P.) L'Hypanis,.Ie troisième, amène ses ondes de la Scythie, et coule d'un grand lac, autour duquel (wf wî&tl) paissent des chevaux blancs sauvages. Le lac s'appelle, avec raison, le père de l'Hypanis,

(1) M. Schw. ici fait mieux que Valla, mais ne rend pas littératertlent lîç; et ie datif 7i7n 1k. devoit il être négligé î Cet lîç rappelle le t'y de Thucyd. 2, Ji, 2, portant une acception différente.

(i) Acv. Herodoua hac sunt, dit-on. Le philologue qui fait cette remarque sans joindre àt à ap^iTWi , prouve qu'il n'entend pas la locution.

(j) Ad tsi'mm, vague. Ven soit tmbouchure , Larcher, contrc-sent.

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