‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 42 sur 178 · PARTIE. L'EUROPE. p · texte numérisé non relu

PARTIE. L'EUROPE. p

(33, P. ) Le fleuve Hypanis , qui sort de ce lac , es^ étroit dans un cours de cinq journées (stti tt. itixifiav Tr^oov ), et son eau douce durant ce même cours ; mais ensuite, k quatre journées de son embouchure, elle devient fort amère.

( 34i P- 1 Le Tyras et l'Hypanis se rapprochent l'un de l'autre chez les Alazons ; mais ensuite ils s'éloignent et laissent entre eux un grand intervalle.

Chap. 53. Le Borysthène (Dnieper), le quatrième, et le plus grand fleuve de la Scythie, après l'Ister, fournit, se/on nous, hs-to. je. nVêTtgjtç, aux nécessites de la vie {■mX^jofyi'^-nç) , plus que tous les fleuves, nonseulement de la Scythie, mais encore du monde entier, le Nil égyptien excepté. En effet, on ne peut comparer au Nil aucun autre fleuve : mais, après le Nil, le Borysthène est le plus productif, lui qui offre au bétail de beaux et soignés pâturages ; au pêcheur, des poissons délicieux ( SictxfiJiv (i) «p. ] ; au buveur, une eau excellente à boire , quoique coulant sur un lit trèslimoneux (97apà(2) bnMc^'î'ai] : sur ses bords (^rap' OLÙ-nv) la semence {i) croît à merveille (arépoç i^i^ç ytviTOj). Où l'on ne sème pas, l'herbe vient en abondance, wo/«-

(i) Voyez Homère//. 13, 104; ij, 108.

(2) Quoique passant par un canal plein de fange et limoneux. Je prélère ce sens de Beilanger, à celui de Pomp. Mêla ; TurUJis aliii emniim , lii^uidissimus dejîuit, qu'adopte Larcher.

(j) Il s'agit ici, non de moisson^, mais de semences qui, confiées a la terre, se développent bien et profitent à merveille; amiptreu\ qui suit, prouve le sens de cnrag^f.

/iadv-râvi (i). A son embouchure (IttÎ (2) tJç-- ), le sel se cristallise de lui-même et en grande quantité (3). De grands poissons ( cete) sans arêtes, qu'on nomme Antacés , et qu'on sale, sont encore dus à ce fleuve, ainsi que beaucoup d'autres choses dignes d'admiration.

( 3 5 , P. 1 Jusqu'au pays (4) de Gerrhus , le Borysthène a quarante journées de navigation ; et l'on ^ail qu'il coule du nord ( ^im "i^m ). — (36, P.) Quant aux parties supérieures à travers lesquelles se dirige son cours, et aux peuples qui les habitent, c'est ce que personne ne peut expliquer. H est certain ( «pcuisra/ ) pourtant qu'il traverse un désert pour venir sur les terres des Scythes géorgiens. — ( 37, P. ) Ces Scythes géorgiens occupent , le long de ses rives ( -Trof au-mv ) , un espace de dix journées de navigation. — (38, P-) Ce fleuve et le Nil sont les seuls dont je ne puis indiquer les sources , et je ne crois pas qu'aucun Grec en sache davantage. Quand le Borysthène commence à couler { fiav ^vîTOf ) près de la mer, l'Hypanis mêle avec lui ses eaux en se Jetant dans le même marais. Ce qui, entre ces deux fleuves, est comme ïeinbolon du pays,

(1) Ainsi Hom. OJ. 9, 154, et ils recueiiieroient , dans ia saison, des moissons abondantes, jSaSt; Kvi 0.

(î) Ici Larcher, entraîné par le sens, rend par, à son tmhouchure , la même locution que, 4, 51, 2, il a traduite par, vers son emhouchure. Dans les deux passages, le latin, fort commode, donne ad ostium.

(3) " Khiç-a-TThi-nt , exemple cité par Damna, omis par Estienne.

(4) Leius dit trop peu.

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