I." PARTIE. — L'EUROPE
et descend jusqu'à la mer ( Ij ■S-. ) qui regarde l'est ( -mv rifoç àTnXià-niv , c'est-à-dire le Palus-Méotis ). La Scythie, en efFet, a, de deux côtés, comme l'Attique, la mer pour limites; au sud le Pont-Euxin, à l'est le Palus- Méotis.
Chap, rco. { ^j, P.) A partir immédiatement de fa Tauride ( l'tVVi ) , vous trouvez encore des Scythes qui habitent, soit le pays "au-dessus des Taures, soit les côtes, à partir de la mer orientale ( le Palus-Méotis ) , soit les parties k l'occident du Bosphore Cimmérien (c'est-à-dire, la partie sud-est de la Chersonèse), et les côtes du Palus-Méotis , jusqu'au Tanaïs , qui se décharge dans une anse de ce Palus.
( 48 , P. ) A partir de l'Ister, en remontant vers le nord, cette nation, dans les régions supérieures qui se dirigent vers le milieu des terres , est bornée d'abord par les Agathyrses, ensuite par les Neures , puis par les Androphages, enfin par les Mélanchfsnes.
Chap. 10 1. ( 49> P- ) La Scythie étant de forme tétragone, et deux de ses parties s'avançant vers la mer, l'espace qu'elle occupe vers le milieu des terres est absolument égal à celui qu'elle a le long des côtes. En effet, de l'Ister au Borysthène ( Itti 'Ëo^vâivat ) il y a dix journées de chemin, et dix autres du Borysthène au Palus-Méotis ; et depuis la mer, à travers les terres, jusqu'aux Mélanchlxnes , qui habitent au-dessus des Scythes, il y a vingt journées de chemin : or, je suppute la journée de chemin à deux cents stades ; la Scythie aura donc quatre mille stades de traverse ( le
lOO GÉOGRAPHIE d'HÉRODOTE ,
long des cotes) , et un aussi grand nombre de stades k prendre droit par le milieu des terres. Telle est donc ( vZv j l'étendue de ce pays.