‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 50 sur 178 · I." l'ARTIE. — L'tUROPE · texte numérisé non relu

I." l'ARTIE. — L'tUROPE

unus Paris, forsan et ,aHi plures, compendiose olvoi scribunt. A ce forsan , voici ma réponse : A, 1633, donne, en toutes lettres , acSpajiOT/ ; D, E, aval; et B, ace/ ; et de plus , A , B j D , omettent 01 avant ahlov-nç , ( E le donne , mais au-dessus de la ligne). Ainsi tous les manuscrits, l'un en toutes lettres, les autres avec abréviations connues même des enfàns , donnent ât-Sjoarro; ; et tous rejettent le 0/ mis devant altdovT^ç.

La leçon av^urmi me sembleroit bonne. En effet , les Scythes Géorgiens viennent k la suite de l'Hy]ée,qui paroît voisine de la mer. Or , pour indiquer des peuples assez voisins de la mer, ava, en haut, ou en montant vers le nord, on longius à mari, comme le veut Walck. , n'a pu venir à la pensée, d'Hérodote. Comment d'ailà leurs supposer qu'il ait voulu indiquer par «cw une position qu'il donne au numéro suivant, où il montre l'espace qu'ils occupent, soit k l'est, soit au nord; ce que n'a pas remarqué Walck.!

Ces Scythei Géorgiens [o\x Borysthénites , nom que leur donnent les Hellènes}, 75 lÀv 'oflç iliv iw , à l'est, occupent un espace de trois journées ( k-m tfuç M/x.éJbu'), en s' étendant vers le (et jusqu'au ) fleuve Panticapé (ij; et dans la direction du nord, on remonte le Borysthène pendant onze journées, en se trouvant toujours au milieu de létir pays. M. Larcher ne rend pas mal y^vixovnç lin : mais il convenoit d'avertir que, si le génie de notre langue commande la version s'étendre

(i) 'De l'en à l'ouest , comme on le voit sur h carte n." j,

ro8 GÉOGRAPHIE D'hÉRODOTE ,

jusqu'à, l-m, suivi d'un accusatif, ne signifie pas littéralement jusqu'à; car Itt/, avec l'accusatif, exprime l'idée, tantôt d'une tendance vers, ou sur, et tantôt (suivant le contexte ) d'un développement sur ; ce que n'indique pa.s jusqu'au , de M. Larcher.

Chap. 19,1. No^cOeç mcA< 2«. }lfxovTaj. Nul des interprètes, soit latins, soit français, ne rend mcA», qui, je crois, est ici, non chronique, mais topique. Peut-être fàut-il traduire ; au-delà du Panticapès , commence ( «icAf ) /a peuplade des Scythes nomades. Voyez un autre mJV) [Phil, tom. Ill, pag. 372 sq,), adverbe d'espace et non de temps , qui signifie à partir de tel endroit,

Chap, 19, 2. Ces Scythes nomades occupent, dans un espace de quatorze journées , un territoire qui s'étend et se dirige vers (ou sur] le fieuve Gerrhus. Ici encore, Iwj rlppoK seroit, à. la lettre, inexactement, je crois, rendu Y>&x jusqu'au Gerrhus. Noyez ^, 18, i.

Chap. 20, I. Àe<s5/. Cette épithète, donnée aux Scythes royaux, Larcher la rend par les plus braves. Traduisez ici , comme i , 125, ae^ss* , par les plus nobles.

Ibid, 20, 2. KetTTiiiovaj  oÙtvi — (? toc T*e/(«Hf*— Itti 7â<pe?v-l7j-i TaraiV. Voyez mon excurs. sur les prépositi

Ib, 20, 3, Tâçipov. Ce fossé, 4» 3» s'étendoit des monts Tauriques au Palus-Méotis. L'action de s'étendre sur, se conçoit : l'image géographique disparoît, si vous traduisez près du fossé, avec J. P. ou jusqu'au, avec Larcher.

Chap. 21,1. ÂpÇ. «t n Uu^u T. M. Les Sauromates

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