I/* PARTIE. — L'EUROPE
commencent à partir de la hauteur du fond du Palus- Méotis, Le C." P. rend c» fjLv^ïi , par au fond du Palusyî/if^r/j; erreur grammaticale qui occasionne une erreur géographique. Sur cette locution, àp^â/jtivoi ox,, voyez excurs. sur les prépositions , pag. 78 sq.
Chap. 22,1. oL-mK'Kiva.VTi fj2>}^ov is^àç ei,7m>^iuviv etvifMv. Larcher ne rend pas ce/MÎMoe, qui semble avertir que les Thyssagètes doivent être plus à l'orient que les Budins ( voyez infrà, excurs. sur les Budins ). Ici on a •ofoi avec l'accusatif; ailleurs on verra ■tê^eoç avec le génitif, I, 4, 17; 4, 48, 3; 4, 49, 3; 4, 100, I ; et le «sçcàç Ytoiuv d'Hom. Od. 8, 29.
Chap. 23, I. UiJiâç Te y» >(^ /3aaJj4wç. Jusqu'à la contrée de ces Scythes, nous ne voyons que de vastes plaines , dont le sol est profond , ^«Sûj^wf ( c'est- à-dire végétatif). M. Valla rend ^a^ynùç par spissi soli. H. Estienne, 2.' édit. 1592, et Jungermann (Hérodote, 1608), répètent le spissi soli de Valla, et ne le corrigent pas; Wesseling donne profiindi; et M. Schw., humilis.
Iiumi/is,en agriculture, étant souvent le contraire de profundus, je renoncerois à la version équivoque humilis, et reviendrois au profundus de Wesseling et de Gronove ; en effet, «n sol profond, m'écrit un savant agriculteur que j'ai consulté, suppose une couche végétale et productive.
Ibid, la.Kiàou(n. Ce verbe, qui signifie passer dans une chausse, est omis par H. Estienne.
Chap. 4> 24. Jusqu'à cette peuplade de chauves, dit
IIP GÉOGRAPHIE D'HÉRODOTE,
Hérodote , on a une grande connaissance de la contrée j^ TOC ïi^'s^o^v sSj/swi'. Le C." J, Potocki traduit ces quatre mots grecs, Va nations qui l'habitent; et Larcher, de toutes les nations en deçà. Mais, au lieu d une idée topographique, Hérodote en donne une chrono; logique : il parle, ce semble, des hordes qui avoient précédé les hordes de son temps. Xénophon a dit, dans le mime sens, tov ou mv 'i/ji.'aç^âiv à.v^'ÛTmv /mK.
M. Schw. traduit le mot qui fait difficulté, par ante; antea eût été plus clair que ante ; équivoque que je trouve ici, où il s'agity« temps ; et ^, 99, i , où il s'agit de lieux. — Valla, dans sa version, traduit -d"apr,ès un manuscrit mutilé; et H. Estienne, 2/ édit. , i 592,, et Jungermann , laissent subsister la trace de la mutilation. Wesseling corrige Valla, mais se borne à expliquer i^KpÂveta. , sans rien dire de ï'ifj.'mfoâiv.
Chap* 25. Dans ce chapitre, notez, '-"i^p^ej -nv-niav. Ce iJiip^i, usque ad , dont on cite souvent Itt) comme synonyme; 2.° xâ-myrtf^ (t&i' q>. ), qui, avec le génitif, exprime l'idée de dominer un .pays , et non celle de audelà, qui n'est pas du tout synonyme de la précédente. \^e ultra calvos illos de M. Schneider, vaut moins,, je crois, que suprà illos de Valla, adopté par Paul Est., I j j 8 , et autres, ( Voyez infrà 4.°) ; 3.° ifLÙ.iàv -, et non »[Mv ; et plus bas , sôt 'ivJix.a/xeLf ; et 4'> 31» " j '^P(^ mJi thv yvûfjiMv \ 4'° ^7!ifGû.w Tvînnv; , ultra iios , qui diffère de vTTifQttvn ■nuiim, lequel renferme l'idée ,de -dominer. Niotez que M. Schw. rend de la même manière les