‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 53 sur 178 · I." PARTIE. LEUROPE · texte numérisé non relu

I." PARTIE. LEUROPE

1.' c indicatif; 2.° ivivç, qui, par rapport à Hérodote, signifie à /'occident du Pont-Euxin.

Uni. n." 3. Les peuplades du Pont-Euxin n'ont ni açïst, ni THX^ct. : chez Hérodote, viôxiç et ôîçv toujours distingués.

Chap. 4-7 5 •• La mention du Pont-Euxin ramène naturellement Hérodote aux Scythes, l'un des peuples du Pont-Euxin , et aux divers fleuves de ia Scythie.

Chap. 48, >• Ispoç—xaia movih (^y^ç yijDVi ' •m-m.fjwv xttf aMû)!' êç aÙToc iy.ihJbv'mv , ù<n <h 01 Ji 01 f^iyav hut^v Tmiiuvnç [Jik (Àv y. tÎÏç "S-w^KWi X'^P"^ TnvTi (M51' 0» péov- T5î ) • tÔv 7ï &c. Admettant, avec M. Schw., point en haut après y.^vi , et enfermant cftà— pÉofTï? entre parenthèses, je laisserois oi, que n'aime pas M. Schw. ; ce savant ne. voit pas ia nécessité d'un article à placer avant psofTsç : mais «« me semble ici non article, mais indicatif, pour oZm. D'autres fleuves que les cinq nommés se jettent dans l'Ister; mais ces cinq fleuves sont.de la Scythie (avTryu'kç) et la traversent; ce que Ton ne petit pas dire de tous les. autres.

Chap. 51,1. E/f crè mv TzoTtt-fjûiv T. Sz. 0 Içpoç ]. Tous les savans traduisent cet «IV pzr primus ; et Larcher, par un. J'adopte ce sens -de M. Larcher. D'abord, en considérant que, dans les cThapitres 47-5° > Hérodote se complaît dans sa description de l'Ister, je soupçonnois qu'Hérodote vouloit présenter, non une idée numérique, mais l'idée de ïunicité sous le rapport de l'excellence ; ainsi à-peu-près dans Thucyd. 2 , 51, 2 , un 'iv ta/jM. qui , je crois , signifie spécifique unique : mais

Jl4 GÉOGRAPHiE DHÉRODOTE,

j'ai renoncé ensuite à cette idée, en voyant qu'au chapitre 5 3 , il met ie Borysthène fort au-dessus de l'Ister , qui n'a que l'avantage d'être plus grand.

Chap. 5 3, I. Le Borysthène esty<'Vo«^, dit M. Larcher. Mais un fleuve dont l'eau claire est bonne à boire, qui renferme des richesses dans son sein, dont ie sel se cristallise de lui-même à son embouchure, et sur les bords duquel sont de gras pâturages , sur les bords duquel la terre ensemencée donne de belles moissons ; un tel fleuve n'est pas fécond : il procure abondamment de quoi subvenir aux nécessités de la vie, de quoi se suffire à soi-même ( à.^imv ). Voilk la pensée d'Hérodote.

Chap, 5 3, 3 . Les Scythes occupent, le long de ses rives, un espace de dix journées. Sur ses bords, de Larcher et de J. Potocki, n'est point du tout contraire au sens : mais-ropà, littéralement, exprime plus iitendut sur les bords, ou l'idée de longer un lieu, que la position sur : «TT* avec le datif aura le dernier sens.

Chap. 5 3 , 4- ■A>;^G 3-. é Bopuc3ïv«? '^km ytviTo^. Hérodote vient de dire qu'il ignoroit les sources du Borysthène : ici, ne dit-il pas qu'il commence à se montrer près de la mer, et que là l'Hypanis mêle avec lui ses eauxî Si ce sens est exact, les interprètes latins sont fautifs. Voyez infrh, II." sect.

Chap. 5 j. A.'7r:^')uv pour kTiiif^av. Je rends ce mot, que ne donne pas une seule fois Xénophon , par relinquens. A coté de ce U <h^i»v kiti^yav d'Hérodote, 4» 5 5> rappelons le lat^Ta? -ràç Trôxaç i^ ivmufMu ^le^f a-rîp^v

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