‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 54 sur 178 · I.'" PARTIE. — L'£UR0P£. i l · texte numérisé non relu

I.'" PARTIE. — L'£UR0P£. i l

Tmft^iiïi du même Hérodote, liv. vii : H, Estienne cite cet exemple (sans indication de chapitre), et Tacception relinquens, avec raison admise par M. Schw. et par le C." J. Potocki ( n.° 4© )• Voyez Phil. tom. VII, dans l'Index.

Chap. 57, I. he Tanais vient d'un pays fort é/oignc. Cette version de Larcher ne rend pas àvéxu^v, qui ne signifie ni //'un pays éloigne , ni in superiorihus partibus, mais è superiorihus partibus. Ibid. Le Tandis pée* t* a.vif.a.^v offutùijuivoç. Opi^iéfMvoç , en parlant du départ d'une année, indique les motus betlicos. Peut-être, par analogie, faut-il dire du Ta nais qui vient d'en haut, qu'// sort en bruissant.

Chap. 93, I, FêTaç Tpvç âÙM/av^ovIai. Qui se prcedicant immortales. Larcher , dans sa traduction , et d'autres encore, nous entretiennent de Gètes qui se disent immortels, lorsque, dans le chapitre suivant, on les voit imaginer des moyens de mourir avant le temps. Ils ne se disoient donc pas immortels : mais, ce qui estdifierent, ils étoient sectateurs de l'immortalité de l'ame ; sens indiqué par la désinence /fw {Essais sur les désinences, Observ. prélim, pag. vij). Je proposerois donc de traduire :

ce Avant d'arriver à i'Ister, les Gètes, partisans du » dogme de l'immortalité de l'ame, furent les pre- 3> miers qu'il subjugua ; car les Thraces de Saimydesse , » et ceux qui sont situés au-dessus d'ApoIlonie et de » Mesambrye, et qu'on appelle Scyrmiades elA/ipsœins, 3> se rendirent à lui sans coup férir; tandis que les

i l6 GÉOGRAPHIE D'HÉRODOTE,

» Gètes , ayant pris le parti d'une résistance irréfléchie " (vV à.yt/oû/Mmv»ç) , avoient été sur-le-champ asservis, " quoique étant de tous les Thraces les plus généreux » et les pJus justes. «

Dansée passage, notez, i .° aôiwaTrfoflctf ; z." àynto- /uon/vnç; 3.° }àç ; ^.° uyno, niai rendu par super, comme 4, 103, 2. Tout cela a été manqué parLarcher, qui a commis une autre faute plus grave, celle de couper en quatre phrases une seule et même phrase de son auteur : je dis une seule et même phrase ; car après à.^m'a,- ■n^ov'nt.ç, mettez un point en haut; puis ol iÀv—à.a.fHui , en parenthèses.

J'ai dû m'arrèter sur ce chapitre, puisqu'il intéressoit grammaticalement : il importoit d'avertir qu'Hérodote ne traite pas les Gètes de niais ^ui se disent immortels , puisqu'au contraire ils s'entretuent religieusement. Sur le sens à'à.yiia[Mmv»ç , voyez Phil, tom. V, pag. 346 sq.

La faute historique commise par Larcher au mot abdu/et-n^w -, n'existe que dans sa traduction; car»sa note donne le sens auquel d'ailleurs conduisoient le chapitre ^4 ) > » et le chapitre p 5 , qui répète le verbe àôcwoL-n^w , et donne la preuve de leur croyance à l'immortalité de l'ame.

4, 99. Ce chapitre et le suivant sont mal interprétés.

D'après ces mots, -ntç Siw^nîii y'viç, m' ©pnÏKM, tj h .StiAct&jai' , 'Ti^oiuncti , que je regrette de n'avoir pas ainsi ponctués, j'ai dit, La Thrace , dans sa partie maritime, regarde la Scythie. Quoi qu'en dise M. Larcher, -n iç

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