‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 66 sur 178 · I." PARTIE. — L'EUROPE. i4i · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — L'EUROPE. i4i

donne son nom. En s'avançant vers la mer, il sépare les Scythes nomades des Scythes royaux.

Hérodote les nomme ici, 4> 56 , et 4> 20 : faut-il les confondre avec ceux qu'il appelle, 4» 110, Scythes libres! A cette question, M. Larcher répond affirmativement. Pour moi, je dirai non : en rapprochant et comparant entre eux le chapitre 1 10 et les chapitres 20 et 5Ô, ce que l'on dit des uns me semble non applicable aux autres. Cremnes, ville des Scythes libres, n'appartenoit pas aux Scythes royaux ; il faut donc distinguer les Scythes libres des Scythes royaux ; ce qui nous donne, contre l'opinion de M. Larcher, une nouvelle peuplade de Scythes.

Le huitième fleuve d'Hérodote (4, 57 ), ou le septième, à partir de l'Ister [Danube], est le Tanaïs.

Le Tana'is, dit Hérodote, 4> Î7> vient d'en haut ( -rà «yéxaSïc , 4> 57 )j sortant impétueusement d'un marais, d'où il se jette dans un autre encore plus grand, qu'on appelle Aîéotis , qui sépare les Scythes basiiiens des Sauromates.

« Ce marais , où commence le Tanaïs , est le lac « Iwanowe Ozero , alors plus grand qu'il n'est au- « jourd'hui. »

Le C" J. Potocki ( n.° 42 j , à qui je dois cette remarque, pense que le Tanaïs est le Don actuel ; et cela doit être, puisqu'il se jette, dit H. ib,, dans le lac Aiéotis , qui n'est autre que la mer d'A-^off, En effet, il n'existe pas de rivière remarquable entre les pays de i'Hylée et le fond du Palus-Méotis.

L'Hyrgis est un des affluens du Tanaïs (4, 57', et l'un des fleuves de Scythie. Son nom moderne (selon ie C.'" J. Potocki , n." 43 est le Domti. On partagera ce sentiment : en effet, tous les autres affluens du Tanaïs sont trop élevés vers ie nord, et se trouvent hors des limites qu'assigne Hérodote à la Scythie européenne.

M. Rennel ne met pas l'Hyrgis sur sa carte. Quant aux Sauromates , il les place sur les deux rives du Tanaïs , tandis qu'Hérodote déclare ce peuple séparé des Scythes basili^ns par le Paius-Méotis , 4,5 7- Sa carte est donc •inexacte sur ce point!

MM. Rennel et Helwagg ont cru devoir donner une forme extraordinaire au Palus-Méotis. Pour nous , d'après une locution trop peu concise d'Hérodote, 4» 101, ne nous croyant pas assez autorisés à changer l'orientement du Palus-Méotis, nous avons conservé sa forme véritable ; en effet, elle donne, pour la Scythie, le côté orientai du tétragone.

De plus graves difficultés s'élèvent sur la position respective -des rivières Oarus , Lycus , Syrgis et Tanaïs , qui , veiiant du pays des Thyssagètes , vont se jeter dans ie Palus-Méotis, après avoir traversé les terres des Méotes, 4> '23.

Le Tanaïs est ie dernier de ces fleuves vers l'est ; fait r-ésuita«t de ia marche de Darius et des Scythes fuvant devant son armée,

Darius avoit campé sur les bords de l'Oarus ( 4 » 124)- Hérodote ne dit pas qu'il eût traversé ie Lycus

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