‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 79 sur 178 · I." PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — L'EUROPE

M. Creuzer; mais je propose, i.° de faire deux mots de à.-mx.XivovTt , et de lire à.7mKXivûv n; 2.° de traduire ainsi : d'autres Scythes habitent la portion de ten-itoire qui, au-dessus d'eux, s'éloigne ( x/ ) un peu vêts l'est, s' étant révoltés contre les Scythes royaux , et étant ainsi arrivés en ce lieu. Dans à.-my.'Kiveiv t/ , le t< est explicatif et déterminatif, comme im>Xov de ÏÙTTcy.xivovTi /x.i>^ov. Sans T* et /uÎMo»', le verbe à.7n>K?^lva) auroit quelque chose de très-vague.

Avant d'arriver au chapitre 108, notons, en passant, inmvJi, 4,81, I , employé en parlant d'un monument remarquable.

Chap. 108 et 109. Dans les sections suivantes, on discute ce qui tient aux usages et mœurs des Budins : on ne placera ici que quelques notules grammaticales.

Chap. lop. T^X<l)vo) — ou litù lÂav Cfieîci , ov m ^t^iàfM. Notons, i.° îJinv, que n'emploie pas une seule fois Xénophon. M. Schw. tr3iduhfor/na : mais la forme, comme le dit Gardin , naît de la construction de la matière et résulte de l'arrangement de ses parties. Or forme, sens d'extension parfois admissible, n'est pas ici, je pense, celui d'Hérodote. Thomas M. prononce qu'aucun auteur approuvé n'emploie ce terme en pariant de rhomme; que le terme propre est «Jbf et <)-4<f. Mais M. Larcher, et, avant lui (ce qu'omet de remarquer M. Larcher ), l'annotateur de Thomas M. , observe, avec raison, que Uia,, ou iJi», se trouve dans Platon, Aristophane , Pindare. Ce dernier a dit ( 01. 10, 122),

ly^ GÉOGRAPHIE D'HERODOTE ,

IJia. x.a.>.ov , pulchrum adspcctu. Adspectus , forma rerum exemplaris , scu ïdea. Cette dernière acception métaphysique, usitée dans les écoles de Platon, d'Aristote, étoit inconnue du temps d'Homère. Voyez infrà 'iS\<. 2..° y^unjiA. Ce mot peut se dire même des couleurs artificielles , témoin le tk ôVAa ljw;te^sB lai" ^vn$tSu ■^â)(ja.-n de Xénophon , n. , 7, 12, tom. III, pag. 98; et le l-}^ù(niç ^û,ua.v du même Xénophon , O., 10,7, tom. VI, pag. 54^' Mais ici, et 3, 101, i, Hérodote donne à ;^«/^ le sens de couleurs naturelles ; sens dans lequel l'emploie évidemment deux fois Xénophon, il), tom. VI, pag. 5 4-2-

J^. XÛp» mm êî7 Jkain 'iS^jat TravTniriai, le pays est couvert d'arbres de toute espèce ( iiTtio? w^. ) , et dans la partie qui en a le plus (c* tm «'«TVi t? :tA. , et non cv t? iJV , comme Je donne l'édition de Paul Est.), est un lac grand et spacieux , et un marais bordé de roseaux ( )[à^

iJ\i Ion., et î'cftc doriq. signifiera, ici, une montagne de Phrygie ou de Crète ; là , une montagne hérissée de buissons ; ailleurs , une montagne dénuée d'arbustes : voilà deux nuances différentes; d'où il résulteroit, ainsi que de la précédente, que tJk auroit désigné une montagne en général, et seroit (ÎV. ) terme générique, comme Ti/xTiio., qui, dit le schol. de Théocrite, I, 67, désigne des bois, a.Xn. (Voyez lîixTna., Phil. • tom. VII). Ailleurs, synonyme de JJ^a, il aura le sens de jtwpipii , forme. Parmi ces acceptions, celle de montagne aura pour racine «/tîV , parce que d'un lieu élevé

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