‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 80 sur 178 · I.'° PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I.'° PARTIE. — L'EUROPE

on peut voir au loin , à<p' (i-^mXoZ m ^vala^ Tîcppw l^h'iy ( Théocr. Scko/. i, 105, 17, 9).

Afarais bordé de roseaux ( y^Xct/xaç meÀ au-niv ). Au lieu du i&>^a.fMç d'Hérodote, Théocrite ( 5, 7; lo, 49) nomme la «aXâ^u* ; et le schol. , dans sa glose , remplace KitXitfM par «.âxaLfMç.

Chap. 121. XTryiv-net^cv t«v A. çpctvnv , exercitui Darii ohviam sunt profecti. Ainsi traduit M. Schweighaeuser ; et M. Larcher , les Scythes altèrent au devant de Darius: mais cette version ne rend vttI ni grammaticalement, ni historiquement. Comme on sait, leur manière de faire la guerre consistoit, non k aller au devant de l'ennemi , mais à se tenir ordinairement sur la défensive ; à recourir souvent à une fuite simulée , pour tomber ensuite sur l'ennemi et le surprendre; à se rendre invisibles quand ils le vouloient; à se laisser difficilement rencontrer [amgst '!!rçso-/M<rï'etv , H, 4> 46): VTTO exprime donc , non l'action d'aller à l'ennemi , mais celle d'aller vers lui, celle de l'approcher avec circonspection , presque sans être vus. Cette force que j'attribue à vtw, Valla l'avoit soupçonnée avant moi, lui qui traduit, copiis Darii ex occulta occurrebant. Cette version, ex occulta , de Valla, à tort corrigée, se trouve fortifiée et par les remarques précédentes, et par les deux verbes vTn^iôvnç, vTn^iXauvoi'T^ç (H. 4> 120, i ). Horace et les historiens attribuent aux Parthes cette manière de combattre. Voyez mes notes sur un usage à-peu-près semblable , i .° des Chalybes et des Taoques, qu'il falloit chercher pour les combattre ( dilapsi , quce-

I7i GÉOGRAPHIE D'HÉRODOTE,

rendi fuerunt ut vincerentur, Xen. tom. Vil, il.' partie, II." seet. , pag. 82 ); 2.° de troupes légères, dont Thucydide, 4> 32» 2, dit qu'elles disparoissoient avant qu'on les aperçût.

Je vois, en finissant cette note, qu'il faut s'arrêter un moment sur ô-srele^otûi'ovTïf. M. Schw. traduit, armenta rétro agentes. Mais ici nulle mention de troupeaux (voyez 4, 121); il ne s'agit que des Scythes, qui, n'attaquant pas wt im l/-i(pânoç, cédoient peu-à-peu le terrain, non en se retirant en avant, comme le dit M. Larcher, mais en reculant par une fuite simulée; idée que présente Yàù v'mt^ivTmv, 4, 122, 2. Voyez infra, vmXtTm^.voi.

Ib, TouaDTtt vTmXiTTÔixivot t tôt relictis, M. Schw. Mais je propose , ayant laissé derrière eux ( vtto ) ces objets précieux ( Tncmû-m) , ils les éloignèrent d'eux ( TTg; tVê/*- ■i^v ) , en leur ordonnant d'avancer vers le nord , 7a 77£)î /îopê'û) : à 77) sous-entendez Kct-ra., xi^ me semble exprimer l'action d'éloigner.

Chap. 122. ng^î HùJ 7î ko) tïu Tarai'c/bf. A consulter l'usage et la règle, voilà «'£ accusatif, et tiD TavâïJh? génitif. Cette construction étoit remarquable : aussi Wesseling l'a-t-il remarquée ; mais sans l'expliquer. Au lieu de «a, Paw et d'autres auroient voulu «ôoç ou »Bç. Les manuscrits n'autorisant pas la correction , je dirois qu'au premier on met l'accusatif, parce que le sens est plein; et qu'au second, l'accusatif eût été moins correct. Ce n'est pas vers le Tanaïs en général , mais vers une partie du Tanaïs. Le génitif, cas ellip-

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