I." PARTIE. — L'EUROPE
-n>Xi o<pbâ,>^iMii ' Tmtià. TV yXtwntv , o tçi hafMTniv. Puis 11 cite , d'après Euripide, yy^a.uiûoTnç f^îtv».
M. Schneider ( Lexic. grec-ail.) dit, >^âuiOT<> (^aw, Aay«, Xaaxm, yXacô j , je brille, je vois. Comme de xia, Xivo) , Xivo^ , vient Xtvy.oç, de même de yXitua, y?\aia!ti), vient yT^oLVKo;, brillant. De Ih, vient aussi yf^l/ivoç ou yXm'n, une chose brillante, l'œil. Hésych. donne aussi yXa.vmç pour Xa/A7rg;ç. De là yXcwKoç est traduit par blanc et brillant.
A l'aide de ces gloses, qui toutes attachent à yXMJx.lç l'idée de brillant , on dira : j-Aat/^S^f tîXiw^ signifie la lune au brillant aspect : yXauKa'mç ASu'i'» , Alinerve au front large de glavx , ou aux yeux brillans et perçans de gtavx. TXuiiy^i Ab«.vâ.ai J&^v ( Théocr. Jd. zi , i) , le présent de Alinerve aux yeux perçans de glavx. Même sens au y>,!tv>&ç AsMvaç ( Eurip. Troad. 795) ) , et yf^ajuxa, iv kà-ivif. ( ib. Héracl. 754 )•
A l'aide de ces gloses, on dira, en se rappelant que les noms d'animaux sont tirés de leurs couleurs , mœurs , habitudes extérieures, caractères physiques, on dira que le radical yXoLun. a dû signifier tantôt l'éclat tantôt le brillant des yeux, et tantôt le glavx dont l'œil brille et perce les ténèbres de la nuit. Mais on sera fondé à croire que la notion de couleur, seule, appartient aux temps soit de Thucydide, soit de Ptolémée; mais que, du temps d'Homère , d'Hésiode et d'Alcman , yXuvxM-mç signifioit, non pas .Minerve aux yeux de telle ou telle couleur, mais Alinerve aux yeux perçans de glavx, ou Alinerve à l'aspect de glavx , au front large de glavx.
ip8 GÉOGRAPHIE D'hÉRODOTE,
Cette dernière idée de Minerve au front large devoit déplaire à l'époque où les petits fronts étoient de mode. Alors peut-être les artistes , se soumettant à une mode qu'il leur avoit plu de créer , ou donnoient à Minerve un petit front, ou dissimuloient , à l'aide d'un casque qui la coiffoit, le prétendu défaut. Je n'ose dire que c'est à cela que font allusion , î .° ce mot de Vulcain, elle est yXtwmTnç , mais te casque dissimule (littéral, arrange) ce défaut (i). IXtwxZ'Tni fjîiv , «Met Mir/xt7 KOf txZt) il Kopvi; z.° ce sarcasme de Vénus à Minerve : et toi, Afinerve , que n'ôtes-lu ton casque pour montrer ta tête nue, MipctXnv -^l^Xnv (2). En effet, chez Lucien, yXajuHjàTnç semblera bien étranger, surtout aux acceptions d'yeux brillans , perçans , redoutables, quand on réfléchira sur cette phrase, m Âéiaç fjL» a^i iXîfy(i}Taf TO yXa.vx.cv tqi' ouf/.auTtàv ctviv Toù (poSipcv j8Aj- OT/xti'Of (3). Et d'ailleurs que de choses à dire, i." sur ■>l4Xyiv x^ÇioiXiiv. 2° sur Kca-jUiï, très-susceptible d'une autre interprétation que celle que nous avons proposée; 3.° sur tÔ yXavKov ■mv iy^oLTav , auquel il paroît refuser l'acception de brillant, puisque, chez lui, tô •yXoMKQV mv ùm».k'mv est suivi de kvi\t 7» çoCipcZ.
Sur yXtwKoç et yXiiuKàTitç, voyez, i .° mon Xénophon , tom. VII , A, pag, 752 ; 2.° ma Vie de Démostlùne , par Plutarque, pag. 27, lig. \^\ 3.° Homire de Heyne, //. 1,1 20 ; 4'° mes Notes sur Théocrite , id. 2 5 , 242 ;
(1) Lucien, Dial. 8 des Dieux. (2) Uid. Diai. {;) Uid. Diai. 20.