‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 94 sur 178 · I."' PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I."' PARTIE. — L'EUROPE

5.° mon Philo/, tom. VII, pag. 220, 227. Dans ce dernier, pag. 220, au Heu de front élevé, lisez front large; et infrà , l'article Addition aux remarques sur

Pour me feciliter l'explication de y^twivii'Tnç , j'ai examiné, avec M. Mionnet, les médailles du cabinet du Roi. Le front de glavx, à diverses époques, est assez large, tandis que, dans les plus anciennes médailles, le front est presque invisible. On ne voit presque qu'une grande face et de grands yeux.

D'après les scholiastes grecs, nous avons expliqué yXojjKBç : mais avec les acceptions précitées , comment expliquer la même épithète donnée par Pindare à l'olivier !

La feuille de l'olivier est d'un vert pâle. Une telle couleur étoit agréable à voir depuis qu'elle étoit devenue le symbole de la paix : mais peut-on appeler sa couleur brillante, l'une des acceptions exposées \

Cette épithète, propre d'abord à désigner la couleur, a-t-elle été ensuite appliquée à la chouette, ou bien seroit-ce l'opinion contraire qu'il faudroit soutenir! Ces questions, et d'autres encore, comme celle de rechercher si, chez les Libyens, par exemple, ou chez d'autres peuples barbares, la chouette a été l'objet d'un culte ; si ce culte auroit suggéré ensuite aux Athéniens l'idée de la déesse de la prudence; si, à cette déesse de la prudence , on auroit donné quelque caractère de la chouette, animal autrefois divinisé; si le culte de la chouette auroit précédé celui de Minerve,

comme le culte du paon auroit précédé celui de Junon ; comme celui de l'aigle auroit conduit à celui de Jupiter iVfiijÙTntç, ces questions, et autres que nous essaierons d'approfondir si le temps nous le permet, nous meneroient trop loin. Qu'il nous suffise d'avoir averti que le nom de ^Aay» prédomine dans le surnom de (Minerve) 'y>i.av>ia'mç ; d'avoir substitué à une définition que je croirois mauvaise, une définition qui rappelle des idées antiques et peut-être religieuses des peuples non civilisés.

De cet excursus sur Trvpfoç, y>^<wy.oç et yXcwmTnç, on peut conclure que T^ppôç signifie ou /e teint roux, ou la couleur rousse des cheveux (des Budins) ; y7\(WMi-, les yeux pers ; ex yy^ojjiùô'mç (Â3-. ), Afinerve au front (large) de glavx, ou TpïvtoX , /l'finerve aux yeux pénétrans de glavx.

Le sens que nous donnons à 7npf.oç se trouve appuyé, i.° par le C" J. Potbcki, qui traduit ( /. /, pag. 91 ), les Budins sont tous roux , et ils ont les yeux pers ; et qui ajoute, les cheveux roux sont un caractère de la nation finoise ; 2.° par le docteur Pallas, qui avoit la nature sous les yeux.

En vain donc l'on opposeroit à notre sentiment celui de M. Coray, qui (dans son Traité des airs , des eaux et des lieux) rend par basané , Trvpfcv, auquel nous attachons l'idée de rousseur, soit des cheveux, soit du teint, et peut-être de tous les deux ensemble. Ce savant laborieux nous paroît s'être entièrement mépris sur le texte d'Hippocrate , parlant aussi des Scythes:

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