‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois indexChapitre 43 sur 72 · II. Strabon (8, p. 58 1, B; trad.fr. tom. III, pag · texte numérisé non relu

II. Strabon (8, p. 58 1, B; trad.fr. tom. III, pag

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décrit ainsi, et la sourcilleuse Corinthe (ôypuôsvTa, Hérodote , 5 , 92, 7), et son acropole.

« Voici la topographie (xor-o^saûv) de Corinthe , telle que l'ont trace'e Hierouyme, Eudoxe, et autres, et telle que nous l'avons vue nous-mêmes depuis sa récente restauration par les Romains (vewr' àvcùlri^^clarn)».

3! Une montagne de trois stades et demi de hauteur, perpendiculaire (xaS-ctov), dont la montée (cadêaciv), de trente stades, se termine en pointe , est ce qu'on appelle ï Acrocorinthe.

» Le côté qui regarde le nord (tô npô; Spy.xov) est le plus escarpé; et c'est au pied de ce côté (septentrional), sur un plan trapézoïde, à la racine même (upôç T^ p. Toû àxp.) de V Acrocorinthe qu'est située la ville {^zï- XM fi Ttôîiç)- Cette ville, de forme circulaire, avoit quarante stades, et se trouvoit fortifiée partout où l'acropole ne la protégeoit pas. On avoit de même fortifié (circulairemeut) de murs les parties de l'acropole oîi il avoit été possible d'en construire; et en y montant, nous vîmes les débris de cette enceinte de construction; en sorte que tout le circuit étoit d'environ quatrevingt-cinq stades.

» Les côtés, autres (que celui du nord), sont moins escarpés; et à partir de là (c'est-à-dire du sommet) la montagne s'étend assez, et est bien en vue (en effet, la sommité s'aperçoit de quinze lieues). Sur la cîme on voit un temple de Vénus.

» Au-dessous de la cime, la nature a placé la source Pirène^ qui n'a pas d'écoulement (visible) et qui est toujours pleine d'une eau limpide et bonne à boire.

C'est affirme-l-on (fa^l), de cette source même {y.b-r,i) et de quelques autres veines souterraines que dérive l'autre source qui est au pied de la montagne {r.phç, -à, o) , et coule vers la ville de mauière à fournir aux besoins de ses habitans. Il y a d'ailleurs quantité de puits dans la . ville (y.«Tà ::.); et même, dit-on (Xsy. y-ai), dans TAcrocorinthe; mais nous ne les avons pas vus.

Planche LX. L'Arcadie. Notre planche 60 ne donne pas le mont Parthénium, to n«p3év(ov. Comme elle est faite pour l'époque de Thucj'dide, elle ne pouvoit nommer le Parthénium. D'après M. Barbie , je le mets à l'est de Tégée; voy. mon Appendice à la Géogr. d'Hérodote , et aux batailles des anciens.

Je crois y avoir démontré, 1°, que c'étoit sur le mont parthénium (Ttspi xhU..), et non aux eiwirons, ou prés du mont Parthénium que le dieu Pan avoit apparu à Phidippidès (H. 6, io5, i ). 2°. Que cet Hiéron étoit sur etnonprès du Parthénium, puisque, selon l'usage, l'emplacement de cet hiéron devoit être où, et non aux environs du lieu où l'apparition avoit eu lieu.

Même pi. 60. Léprée , dit Thuc. , 5 , 55, 2, étoit situé èT:l xrr, Aa/covK-;-; vm tc; H).£iV.;. Aussi, en vertu de sa position, limitrophe delà Laconie et de lElide, Léprée étoit-il l'objet de continuels débats entre l'Elide et la Laconie (Thucyd. 5, 5r, i).

D'après cette glose historique, et cette notion de la position de Léprée, on traduira , Léprée, j//wc'e sur les confins de la Laconie el de l'Elide, et Ion renoncera à jamais à cette version antigéographique, in laconico ac Eleo agro ; car Léprée n'a pu être à-la-fois dans la

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Laconie et dansTElide. Ce sens absurde ne pouvoit être adopté, et ne l'a été par personne, que je sache. Mais pourquoi n'avoir pas fait de note sur cette version antigrammaticale! C'est qu'èm avec le génitif embarrassoit, c'est que l'ellipse indiquée par le génitif n'étoit pas même soupçonnée; c'est qu'on jugeoit im synonyme de tv, et merveilleusement l'endu par in. M. Hermann a trèsbien expliqué cette difficulté dans ses idiot, grecs, mais plusieurs années après moi.

N'oublions pas de remarquer que, dans ma planche 60, comme dans la planche 17 de Y Atlas de M. Barbie, Léprée est limitrophe de l'Elide et de la Messénie. Nous remarquerons de plus, que le passage relatif à Léprée est de Thuc5'dide; qu'à fépoque qu'il décrit, la Messénie détruite se trouvoit enclavée dans la Laconie, et que, vu l'omission du mot Messénie, la position de Léprée limitrophe de l'Elide et de la Messénie ne peut paroître sur notre carte. Voyez mes Tableaux chronologiques , p. 1^2 sq.

Planche LXXIL Ithaque et Leucade.

L Ithaque. Hérodote, dans sa vie d'Homère (ch. 7), nomme Ithaque. M. Larcher l'omet dans sa table géographique d"Hérodole. Strabon (X, p. 697; trad.fr. t. I, p. 41) en parle d'après ce vers d'Homère, «{ît/; §i yPanalri mavuTrepTar/] siv xKl y.eîzcu (Od. 9, 25).

Les deux termes X^analh humilis , et itav-jm^zdixn paroissant impliquer contradiction , Strabon prétend les justifier ainsi :

Le Chtamalè (X5v.iJ.càh) d'Homère, signifie non qu'Ithaque est basse, mais qu'elle avoisiue la terre ferme

l3o II« INDEX,

{ib. p. 697, b) dont, en effet, elle est proche; et Panypertaiè (n«vy7:£pT«T/i), qu'elle est non pas très-élevée, niais, des îles (Dulichium, Samé, Zaeynthe) la plus avance'e vers la région des ténèbres (irpos Çôyov), c'està-dire, vers le nord {r^^oç, Çô^ov) : car, c'est là ce que signifie vers les ténèbres (tô tt^ôç Çôfov).

Au livre I, p. i3g b sç, trad. fr. t. I, p. 71 , le même, Strabon répète qu'Ithaque est située vers les ténèbres, c'est-à-dire, vers le nord (7:pô; Ço'yov, Ô7:ep èçi ■npàç apxToy)j et que les autres (savoir, Dulichium, Samé, Zaeynthe) sont veis l'aurore et le soleil {-oôg r,(h t' hiuvj -0), appelant ainsi tout le côté du irûdi.

Il résulteroit de ces passages que nous allons examiner très-brièvement, que Çoyo; les ténèbres, c'est-à-dire, le couchant, signifieroit /e nord, et que l'aurore et le so- ■ leil (tt/so; ryw t' -hù.iiv tô), indiqueroit le midi. Si Strabon avoit raison , si les ténèbres ou le couchant indiquoient le nord} et l'aurore, le midi, il faudroit renoncer à l'élude du grec ; et à la composition d'une rose des vents. Mais ici, les erreurs de Strabon sont évidentes : il n"a mal interprété les locutions grecques précitées , que parce qu'il avoit sans doute de mauvaises cartes sous les yeux : mais alors, il auroit dû, exerçant une saine critique, s'étonner des expressions d'Homère, si chez lui, le couchant et l'aurore eussent signilié le nord et le midi. Quant aux épilhètes X6a|ji«).>3 (^bas^ et Ifrep- -.dxï\ (^très-élevée), elles signifient {h.), la i^e que le rivage de l'île est bas, et la 2" (IlayunepTOT») que l'intérieur est élevé : car jamais, quoi qu'en dise Strabon (X, p. 697, G), on ne pourra se persuader que Ttavu-

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T.îc,xix.zi) signifie voisin du continent {-K^ôcjapciv t>j ctei'jow ). Yoy. additio7îs,Tp]. j.

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