A2 GÉOGRAPHIE
assertion^. M. Guérard était loin d'admettre qu'il y eût entre les divisions civiles et les divisions administratives une régularité et un accord aussi complets que Valois l'avait pensé ; toutefois il ne s'est pas prononcé d'une façon décisive, car, si dans son Essai sur les divisions territoriales de la Gaule ^ il niait que cette identité fût possible, à quelques années de là , dans les prolégomènes du Polypetique de l'abbé Irminon, il paraissait être revenu de son premier sentiment 2. De ces géographes aucun n'avait tenté de donner les preuves de son assertion, et tous les trois, au mifieu des complications de leurs vastes travaux, s'étaient laissé séduire par les apparences de quelques faits particuliers qui ne sauraient servir de base à un système général. Dans ces dernières années, un des savants qui méritent le mieux de la géographie historique de la France, M. J. Desnoyers, a entrepris de vérifier la 'théorie énoncée.
Quiconque connaît, pour avoir vécu au milieu des sources de la géographie , l'étendue des recherches et le maniement de cartes qu'a dû exiger la tâche que s'est proposée M. Desnoyers, ne saurait ouvrir sans reconnaissance le petit volume dans lequel ce savant a condensé le fruit de ses études. Il s'est proposé un double but :
1° Rechercher les origines, le caractère et les vicissitudes des différentes juridictions territoriales ou ministeria émanés de l'autorité épiscopale, et étudier sous ses différents aspects la topographie ecclésiastique de la France.