‹ Géographie de Grégoire de Tours, le pagus et l'administration en Gaule;Chapitre 9 sur 36 · M. M.,\.iy,c · texte numérisé non relu

M. M.,\.iy,c

On le trouve alors à chaque page dans les diplômes, et il est appliqué à des territoires de médiocre étendue. Je n'ai pas besoin de dire* que les exceptions sont fréquentes.

Ager devient postérieurement un synonyme des mêmes mots ; il est alors à la villa ce que territorium est à la cité. Voici , dans Grégoire , un exemp'le où ager est employé avec son véritable sens : dericus erat ab tirbe pictava^ in agro illius regionis qui ad sanctam basilicam pertinebal^ . Je n'ai rencontré nulle part, dans les textes relatifs à l'histoire de la première race que j'ai étudiés, ce mot désignant le territoire d'une cité entière.

Dans des documents contemporains de Grégoire de Tours, mais non dans cet auteur même, subiirbium comporte quelquefois une acception territoriale assez étendue, comme l'indique M. Guérard dans le Système des divisions territoriales de la Gaule^.

De même bannus est le petit territoire dépendant d'une localité. Un diplôme de l'an 706* s'exprime ainsi : Do villam Stairif ctim banno sibi débit o y ex una parte usque Longawa, ex altéra parte usque Alelin, ex ter lia parte usque Herminville^ ex quarta parte usque Warch sita in pago Wafranse (pays de Wœvre"). J'ai pu, à l'aide de la carte de France du Dépôt de la guerre^, reconstituer le ban de Stain et me rendre par conséquent bien compte de ce que signifiait, sous les Mérovingiens, l'expression bannus : Longawa est représenté par la ferme, l'étang et le bois de Longeau, à quatre kilomètres nord-est d'Étain (Meuse) ; Warch subsiste sans autre changement que celui de ses

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