‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 23 sur 198 · V. — ABORA · texte numérisé non relu

V. — ABORA

Pline place A horia parmi les villes dont les habitants jouissaient du droit de citoyens romains, c'est-à-dire parmi les Municipes, et il la nomme entre Abutuca et Canope^^>. Elle se trouvait donc probablement dans la partie occidentale de la Zeugitane, et dans l'intérieur des terres.

Nous trouvons un beau témoignage de la foi catholique dont les habitants d'Abora ou Aboria faisaient profession dans la conférence de Carthage. Leur évêque y déclara que les Donatistes n'y avaient aucune entrée : « Le nom même de Donatiste, ajoute-t-il, s'il j/ était prononcé , j/ serait lapidé. » Cet évêque se nommait

TRIFOLIVS. Il assista au concile et à la conférence de 411 et il s'y servit de la formule (*^ : « J'ai donné mandat pour ce qui est écrit ci-dessusetf ai souscrit. » Une inscription chrétienne de Carthage donne le nom de Trifolius.

FÉLIX. Il signa la lettre que les évêques de la province Proconsulaire adressèrent, en 646, à Paul, patriarche de Constantinople, comme le montrent les Actes du concile de Latran^^>.

(1) Pline, Higt, nat., lib. V, cap. iv.

(2) Qfçn, I, n. 133.

(3) Hard.» Oonc, t. III, p. 750.

Observons que Pline donne, au premier siècle, àAboria, la qualité à^ Oppidum et que Trifolius se dit évêque du peuple d'Abora, peuple entièrement catholique, et catholique antérieurement au schisme, toutes circonstances qui permettent de supposer qu'Abora était une ville chrétienne de la première heure, bien que nous ne connaissions que deux de ses évêques.

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