‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 28 sur 198 · XI. — ALTHIBVRVS · texte numérisé non relu

XI. — ALTHIBVRVS

Cette ville, dont nous avons le nom écrit en punique sm* un antique monument, se trouvait comme la précédente sur la grande voie de Carthage à Théveste, à la limite des provinces Proconsulaire et Byzacène, non loin de la Numidie. Les anciens géographes la mettent à quatre milles et demi d'Obba, à seize milles de Lares et à trentedeux milles d'Ammaedara. On a donc pu sans peine la reconnaître dans les ruines nommées Henchir-Medeïna, oii a été retrouvé le monument précité et oii l'on remarque

(1) Cogmt,^ I, n. 126.

(2) Hard., Cono,, t* III, p. 752.

encore les restes d'un arc de triomphe, d'un théâtre, de plusieiu^ autres édifices considérables, de quais s'étendant sur les deux cours d'eau qui traversaient la ville. L'enceinte d'Althiburus pouvait avoir un développement de cinq kilomètres.

VICTOR. U appartenait à la secte des Maximianistes et assista, en 393, au concile de Cabarsussi, dans lequel Primien, évêque donatiste de Carthage, fut condamné quoique absent. Il signa le dernier, en ces termes (^^i « Moi Victor, èvêque d'Altiburus, J'ai souscrit. » Nous ne savons si cette ville avait alors un évêque catholique, mais c'est assez probable et elle devait en avoir depuis longtemps, étant très ancienne, très importante et située sur une grande voie publique.

BASILE. Il assista, en 411, à la conférence de Carthage dans les rangs des catholiques et lorsqu'il eût répondu à l'appel <2) : « Je suis présent. » Augustalis, évêque donatiste de la même ville, se présenta contre lui et dit : « Je le connais. » Il est encore fait mention de ce dernier plus bas, où il est dit ^'^ qu'il s'avança parmi les siens et fit sa déclaration en ces termes : « J'ai donné mandat et j'ai souscrit, »

VINDEHIVS. La Notice de 482 le porte le quarantequatrième parmi les évéques de la Proconsulaire, qui, mandés à Carthage avec leurs autres collègues par le roi

(1) Aug. in ps. XXXVI, serm. II, n. 20.

(2) CogTUj I, n. 128.

(3) Ibid., n. 197.

Hunéric, furent ensuite envoyés en exil. A son nom, en effet, est ajoutée la note d'exil.

CONSTANTIN. Il signa la lettre du saint concile de la Proconsulaire, qui fut adressée à Paul, patriarche de Constantinople, avant le mois de juin de Tannée 641, comme nous Pavons dit plus haut. Il y souscrivit en ces termes f^) : « Constantin^ par la grâce de Dieu, évêque de la sainte Eglise d'Altoburis. »

Page 1