XV. — AQUAE REGIAE
Aquae Regise est une ville connue de la Byzacène ; elle est souvent citée danslltinéraire d'Antonin et on la trouve aussi dans la table de Peutinger. C'est qu'elle était un des nœuds principaux du réseau routier de la Byzacène. Là aboutissaient les routes d' Assuras par Zama, de Sufès par Marazana, de Sufetula par Masclianae, d'Hadrumète par Vicus Augusti et de Thysdrus par Aelise.
Néanmoins, sa position n'est pas encore fixée. Nous la placerions volontiers à Aïn Djelloula. L'historien El Bekri nous apprend que de son temps Aïn Djelloula était une localité florissante, sur la voie qui menait à la Numidie et à la Maure tanie. La source est abondante et l'on voit encore les restes d'une enceinte flanquée de tours carrées, les ruines de quais et de thermes importants.
D'autre part, ce point s'accorde avec les données des Jtinéraires qui mettent Aquae Regiae à quatorze milles <i'Aggar, à trente-cinq milles de Vicus Augusti, et à dixsept ou dix-huit milles de Masclianae. D'autres, cependant, identifient Djelloula avec Gululi.
La célébrité d' Aquae Regiae vient surtout des deux
Aères, martyrs très illustres, qui étaient originaires de cette
^ville et qui subirent dans celle de Tambaïa un très glo-
jrieux martyre. Victor de Vite rapporte * leur fin bienheu-
x"eiise, sans toutefois nous faire connaître ni leurs noms
Tii leur temps, sauf qu'il met leur martyre sous le roi
Hunéric. Ils sont honorés le vingt-trois mars.
' Pers. Vaud. 5. 5.
Le titre de Regiae fut donné à Aquse probablement à l'époque des rois numides qui occupèrent cette portion de TAfrique.
MAXIMIEN. Il se rendit à Carthage pour la Conférence qui eut lieu, en 411, entre les Catholiques et les Donatistes. A l'appel des Évèques, quand son nom fut prononcé, il dit ' : Je suis présent; dans mon diocèse, qui est ma patrie^ il n'y a point d'autre étêque que moi. Plus tard, nous le retrouvons, comme le prouve sa signature, au Concile de Carthage de 419, auquel il assista comme député de la province de Byzacène^.
LIBERAT. Il est le quatre-vingt-sixième parmi les Évèques de la Byzacène, cités par la notice avec les autres Évèques que le roi Hunéric, en 484, avait convoqués à Carthage et qu'il fit tous exiler. Une note ajoutée à son nom nous apprend que Libérât mourut en exil pour la foi catholique.