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POPULATION, LANGUES, CULTES, INSTRUCTION PUBLIQUE

cice et de 18 à 19 hab, dans une com. mixte, — En France, on compte, d'après le dernier dénombrement (1896), 72 hab, par kil. carre'.

Les documents statistiques présentant le mouvement de la population pendant Tannée 1896 accusent un excédent de 10,834 naissances sur les décès : cet excédent se répartit ainsi qu'il suit :

Européens 3,055 )

Israélites 443 [ 40,834

Indigènes 7,356 )

Toutefois, en ce qui concerne les musulmans, les documents officiels ne donnent que des chiffres approximatifs.

La langue française est la plus répandue parmi les Européens ; mais les étrangers, ainsi que les Israélites et les Arabes, parlent aussi entre eux leur langue maternelle. Les Kabyles ont conservé l'idiome primitif de leur race, le berbère.

Il existe en Algérie quatre cultes légalement reconnus : le culte catholiquCy le culte Israélite, le culte protestant et le culte musulman. On comptait en 1 895 dans le département d*Alger : culte catholique : un archevêché et 177 paroisses; — culte Israélite : un consistoire provincial, un grand rabbin, 9 synagogues principales. — Le culte protestant a pour l'Algérie entière 5 consistoires mixtes, relevant de l'église réformée et ^e l'église de la confession d'Augsbourg. Us comprennent 21 places de pasteurs (11 Réformés et 10 Luthériens) pour desservir 17 paroisses. — La religion musulmane a quatre rites différents : deux de ces rites seulement, El-Maléki et El'Hanéflf sont suivis par les Arabes de l'Algérie ; le premier domine. Les établissements religieux sont divisés en cinq classes, eu égard au chiffre plus ou moins élevé de la population dans chaque localité et au degré d'importance religieuse de chaque établissement en particulier.

Le haut personnel de l'Académie d'Alger comprend un recteur, qui centralise le service des trois départements, et quatre inspecteurs d'académie.

L'enseignement supérieur comprend, à Alger : une école préparatoire à renseignement du droit, une école préparatoire à l'enseignement des sciences, une école préparatoire à renseignement des lettres, une école préparatoire de médecine et de pharmacie, un cours de droit musulman, un cours supérieur de langue arabe, un cours de langue kabyle. On compte en 1896 : 1,168 ^diants et auditeurs dont 645 étudiants.

Uenseignement secondaire est donné dans six établissements qui, en 1896, comptaient : le lycée d'Alger, y compris le petit lycée Ben-Aknoun, 1,065 élèves; les collèges communaux de Blida, 214 élèves, et de Médéa, 69 ; l'école secondaire de la Ligue de TEnseignement (filles) y à Alger, 250 ; une institution libre (à BUda), 210 élèves, et une à El-Biar, 189.

Pour Yenseignement primaire^ on comptait, à la même date : une école normale de garçons (Bouzaréa), 59 élèves; — une école normale de filles (à Miliana), 55 élèves; — 415 écoles (publiques et libres), 40,055 élèves; — 64 écoles maternelles, 7,155 élèves; — 55 cours d'adultes dont 11 pour les indigènes, 1,575 auditeurs dont 576 indigènes; — 75 bibliothèques scolaires.

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