‹ Géographie de l'AlgérieChapitre 7 sur 51 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

Les superficies plantées en vigne étaient de 119,630 hectares, qui ont produit 4,502,571 hectolitres.

Le nombre des planteurs de tabac était de 8,245 dont 1,280 Européens et 6,965 indigènes; les superficies cultivées comprenaient 8,116 hectares, dont 2,676 aux Européens et 5,440 aux indigènes. La récolte a été de 5,144,204 kilogrammes de tabac en feuilles dont 2,572,327 pour les Européens, et 2,571,877 pour les indigènes.

Il a été récolté pendant la même année: 39,082,795 kilogrammes d*olives, et il a été fabriqué 72,598 hectolitres d'huile.

La culture du lin a occupé 90 personnes, dont 83 Européens et 7 indigènes, cultivant 525 hectares, et a produit 25,830 kilogrammes de paille et 1,058,531 kilogrammes de graines.

Le nombre d'animaux possédés par les éleveurs européens et indigènes était de 12,858,989^ se divisant ainsi : .

Chevaux ' . 213,376

Mulets 145,105

Anes 277,408

Chameaux 238,101

Bœufs. 1,104,160

Moutons 7,435,206.

Chèvres 3,361,872

Porcs. 83,761

La part des Européens est représentée par 702,277 animîaux des différentes espèces.

m. — * Zool€»gle.

Les espèces animales se divis-nt en deux classes : les unes sont domestiques, les autres sont sauvages.

Animaux domestiques, — Toutes les espèces domestiques — le chameau (dromadaire) excepté — ont leurs congénères en Europe. Le chameau est le serviteur par excellence de TÂrabe nomade. Dans le Sahara, il existe une variété remarquable, dite Méhari, douée d'une vitesse prodigieuse, mais qui réclame des soins exceptionnels.

Animaux sauvages. — Âlcélaphe bubale. 11 tient du genre bœuf, et vit dans les parties montagneuses du sud ; — antilope addax (dans le Sahara); — cerf (dans l'est, entre La Calle et TébesSa);— chacal (la béte fauve la plus commune de l'Algérie) ; — gazelle (sur les Hauts-Plateaux et dans le sud); — hyène (ne sort généralement que la nuit et rôde autour des tribus); — lion (dans les parties montagneuses et boisées, et plus particulièrement dans la province

INTRODUCTION. iv

de Constantioe); — mouflon à manchettes (dans le sud); — panthère (entre le littoral et les Hauts-Plateaux); — renard (Vulpes fenec, dans le Sahara) ; — sanglier (très commun dans toutes les forêts) ; — singes (environs de Bougie, de Gollo et de Stora et dans les gorges de la Ghiffa).

Il conyient d'ajouter que les lynx, les chats-tigres, les servals, les carocals, les loutres, les belettes, les hérissons, les porcs-épics, les gerboises, les lapins et les lièvres sont très communs en Algérie.

Oiseaux et gibier à plumes, — Outre les espèces originaires d'Afrique, on trouve, soit de tout temps, soit de passage, la plupart des oiseaux de TËurope méridionale. — Les espèces les plus communes sont : les alouettes, les perdrix rouges (les grises n'existent point en Afrique), les cailles, — les vanneaux, — les tourterelles,

— les poules de Garthage, etc., etc. ; enfin, les nombreuses espèces de gibier d'eau : la bécassine, le canard, la cigogne, le cormoran, le cygne, Téchasse à manteau noir, le flamant rose, la grèbe, le héron, l'outarde blanche, le pélican, la poule sultane, etc., etc.

Autruche. — Elle habite le Sahara et le désert, mais peut se domestiquer. Sa dépouille est l'objet d'un trafic important. Oiseaux de proie, — Les aigles, — les vautours, — les éperviers,

— les milans du Gap, — enfin, le faucon, que les chefs de grandes tentes dressent à la chassC.

Reptiles, — Les caméléons, — les couleuvres, — les lézards, — les serpents, — les scorpions, — les scolopendres, — les vipères,

— les tortues.

Insectes, — L'abeille, — la cochenille, ^ le kermès, — le bombyx, — le bombyx-cinthia, — les sauterelles.

Poissons de mer, — Les homards, — langoustes, — crabes, — mulets, — dorades, — écrevisses de mer, — murennes, etc., etc. Parmi les poissons de passage, le thon et les sardines abondent.

Poissons d'eau douce. -— Les rivières sont peuplées d'anguilles, de barbeaux et d'une infinité de poissons blancs : presque tous ont un goût très prononcé de vase. Une seule rivière, l'Oued Zhour, située à l'ouest de Gollo, nourrit des truites.

Corail. — On le pêche sur différents points de la côte, mais les bancs des environs de La Galle sont considérés comme les plus riches.

f¥. — Popalutlan.

Le dernier recensement a été fait en novembre 1896; nominatif vement, dans chaque commune, pour toutes les personnes résidantes

XVI liNTRODUCTlOlS

ou de passage ; numériquement pour tous les indigènes du terri toi|

de commandement. I

Le nombre des habitants ainsi recensés s^élève à 4,429,421. I

556,145 habitent les territoires dits de commandement, plac4

sous Faulorité des généraux divisionnaires, et administrés par Id

officiers des bureaux arabes; 5,873,278 habitent le territoire civil

administré par des magistrats ou fonctionnaires municipaux soif

Tautorité des préfets. '

Dans les 16,609 individus de la population « comptée à part » n|

sont pas compris les e£feclifs de Tarmée. ,

Population municipale.

La population, dont le chiffre s^élève, avons-nous dit, à 4,429,421, était répartie conmoie suit :

Français d'origine ou naturalisés 355,661

Israélites 48,101

Musulmans sujets français (Arabes, Kabyles, f^(

Mozabites) 5,797,769

Tunisiens 2,259

Marocains 14,524

Nationalités diverses (Espagnols, Italiens,

Anglo-MalUis, etc.) 211,107

Le

Total .... 4,429,42t

Soit : Français et naturalisés, 403,762; musulmans sujets français, 3,797,769; étrangers, 227,890.

'ici

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