‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 173 sur 597 · C. LXXXÎV · texte numérisé non relu

C. LXXXÎV

à indiquer son point de départ, ni sa destination précise, quand il fut visiter sa mère en Bourgogne, car il rapporte avoir été alors attaqué par des voleurs en traversant les bois qui sont au delà du fluvius Berberis^, dans lequel il est d'autant moins permis de méconnaître la Bèbre*, affluent de la Loire, que justement le pays situé au delà de la Bèbre, c'est-à-dire entre cette rivière et la • Loire, est encore extrêmement boisé : Baugy fait face à cette contrée forestière et, suivant toute apparence, le souvenir relatif à cette localité se rapporte au même voyage que l'incident dont nous venons de parler.

§ 3. — CIVITAS LINGONUM.

Chez Grégoire, le nom de Langres est Lingonas à l'accusatif ', Lingonis au datif*. Civùas Lingonica^j urbs Lingonica^j territorium Liîigonicum? y parochia Lingonicensis^y sont les expressions qu'il emploie pour désigner le territoire de Langres ; la dernière de ces locutions s'applique exclusivement à la circonscription ecclésiastique, c'est-à-dire au diocèse,

L'historien des Francs rapporte que, vers 489, la cité de Langres était soumise aux Bourguignons, qui accusèrent avec tant d'âpreté l'évoque Aprunculus de désirer la domination des Francs, que le prélat s'enfuit nuitamment de Dijon pour échapper à une mort certaine et se retirer en Auvergne, où il s'assit bientôt sur le siège épiscopal de Glermont que Sidoine Apollinaire venait de laisser vide^. L'un des successeurs d' Aprunculus à l'évêché de

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