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Gallia chiistiona, \. XV, col

CIVITAS VAI.LENSHM. 231

Bien que l evêque de Bellcy iie figure pas parmi les signataires du concile d'Epaoue, en 517, on ne doute pas, en raison de la situation de cette ville, qu'elle ne fut alors soumise aux Bourguignons. Il est prob6d>le qu'après la conquête de la Bourgogne par les Francs, en 534, Belley fut donnée à Childebert, le roi de Paris, mais le partage de 561 la comprit dans le second royaume de Bourgogne qui forma alors le lot de Gontran, et il fut représenté au concile réuni à Mâcon, par ordre de ce prince, en l'an 585.

La ville de Belley n'est pas nommée dans les écrits del'évêque de Tours.

§ 11. - CIVITAS VAIJ.KNSIIIM.

Ni la civitas Val/ensîwn^ ni son chef-lieu Octoduruiny ne sont mentionnés par Grégoire. On sait toutefois que l'un et l'autre firent partie du. premier royaume de Bourgogne, puisque Constance, episcopiis cicitatis Octodorensis j souscrivit en 517 au

concile d'Epaone. Sept ans plus tard, ou tout au moins en 534, ils furent compris, par suite des conquêtes franques, dans les Etats du roi d'Austrasie auquel ils facilitèrent l'accès de l'Italie, et Gramatius, successeur de Constance, figurmt en 535 au concile austrasien de Clermont. Après la mort de Clotaire l""' (561), le Valais fit partie du second royaume de Bourgogne, comme le prouvent les souscriptions du représentant de l'évêque de ce pays au second concile de Mâcon en 585. A cette époque, le siège épiscopal n'était plus à Octodurum^ tombé en décadence à la suite des guerres, et surtout des inondations de la Dranse*, qui se joint au Rhône en cet endroit ; on l'avait transporté à Sedununij aujourd'hui Sion, et le transfert était déjà un fait accompli lors de la réunion du second concile de Mâcon où l'évêque du Valais est qualifié episcopus à Sedunis.

AGAUNUM, mondsterium. — Grégoire attribue au roi Sigismond la construction du monastère d'Agaune, ainsi que celle

1. Lulz, Dictionnaire géographique et statistique de la Suisse j édition de Sprecher, trad. de rallemand, t. I*% p. 13.

des maisons et des basiliques qui en dépendaient*, et un chroniqueur bourguignon du vi*" siècle relate ce fait sous Tannée 515^, date à laquelle le vieux roi Gondebaud, qui avait associé Sigismond au trône, vivait encore. C'est là, devant les sépulcres des bienheureux martyrs de la légion tliébéenne, que le monarque bourguignon vint faire pénitence du meurtre de Sigeric, son fils, qu'il avait fait mettre à mort sur la foi d'accusations mensongères. Avant de rentrer à Lyon, sa capitale, Sigismond fonda des psalmodies perpétuelles dans le monastère d'Agaune^ où il allait chercher un refuge en 523, lorsqu'il tomba, revêtu de Thabit monastique, aux mains du roi franc Clodomir *, qui, vainqueur implacable, le fit périr en 524. C'est là enfin que son corps ayant été transporté pour y recevoir mie sépulture honorable, il fut bientôt vénéré comme un martyr et que les fébricitants venaient prier sur son tombeau pour obtenir leur guérison^.

La réputation d<i Sigismond ne pouvait cependant pas éclipser celle des vénérables « saints d'Agaune^», surtout celle de leur chef, saint Maurice, dont le pieux roi Contran obtint des reliques en échange des présents qu'il adressa aux religieux du couvent^, et le vieux nom Agamium^ que d'anciens hagiographes prétendent tiré d'un mot gaulois synonyme de « pierre » ou de « rocher »®,

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