Ibid
3. Le nom de saint Gatien ne fut donné à l'église cathédrale qu'à partir du xiv* siècle. (Mabille, Notice sur les divisions territoriales de Vancienne province de Tourainey p. i^i.)
i. Uistoria Francorum, \. X, c. xxxi, § G.
5. Hiid., L X, c. XXXI, § 5. Grégoire {De gloria martyrum, c. xlvii) se réfère encore à la lettre de saint Paulin, et il résulte de cette seconde mention que les reliques de saint Gervais et de saint Protais rapportées par saint Martin consistaient en linges trempés dans le sang des deux martyrs lors de la translation de leurs corps à Milan.
C». Ibid.,1 X, c. xxxr, §12.
CIVITAS TLIRONUM. Ul
Cet édifice disparut au xvii* siècle, lors de l'agrandissement du palais archiépiscopal* : il ne peut, par conséquent, être confondu avec une chapelle et un hospice de Saint-Gervais et de Saint-Protais, situés dans le voisinage de l'église de Sainte-Marie la Riche^, c'est-à-dire à 1300 mètres environ à l'ouest de la cité galloromaine, tandis que Grégoire place Téglise de Saint-Gervais et Saint-Protais dans l'enceinte de la ville ^
Sancti Joannis Baptistae ecclesia seu baptisterkmi , — Dans les premiers siècles du christianisme, les baptistères des villes, quoique dépendants des églises cathédrales, en étaient parfois assez éloignés*. Nous ne connaissons pas exactement la position de celui de Tours, que Grégoire mentionne dans deux passages diflférents. L'évêque Perpetuus (464 env. à 494) avait consacré la vigile de la Passion de saint Jean ad bamlicanij dans le baptistère^: les mots ad basilicam se rapportent évidemment ici à l'église cathédrale que l'historien des Francs vient de nommer ecclesia^ . Gvè^oiYQ y qui reconstruisit la cathédrale, fit élèvera l'usage de cette église (adipsam basilica?)i) un no\i\ eau baptistère dans lequel il plaça des reliques de saint Jean et de saint Serge '^. Quant à l'ancien baptistère, qui, probablement, avait échappé à l'incendie de 561, il y déposa des reliques de saint Bénigne, martyr, c'est-à-dire de saint Bénigne de Dijon. Selon Mabille, l'ancien baptistère serait alors devenu une église de Saint-Bénigne^ ; mais comme ni les chroniques ni les chartes ne mentionnent d'église de ce nom, il est impossible de savoir ce qu'il devint.
Quant au nouveau baptistère, il serait peut-être possible d'y reconnaître une église de Saint-Jean qui, au temps de Ruinart, existait encore dans le voisinage de la cathédrale^.
1. Mabille, Essai sur les divisions terntorinles de la Tourainc, p. 107.